Avancer et ne pas reculer voir l'article sur la fessée...
-Une commission scolaire qui fesse
Estrie
Ricardo Codina
Mots clés: Commission scolaire du Val-des-Cerfs , fessée , correction , Estrie , Cantons-de-l'Est , Psychologues , Opinion du citadin , Éducation
LA VIE RURALE – 10 Avril 2007
Une commission scolaire de l'Estrie offre des cours de fessées à l'intention des parents. Ces cours seraient donnés par des psychologues. L'ADQ a pour projet d'abolir les commissions scolaires si jamais elle est amenée au pouvoir. Lorsque l'on voit que les taxes scolaires peuvent servir à ça, on peut s'interroger sur l'utilité ultime d'une commission scolaire. Enseigner aux parents la façon adéquate de donner la fessée aux enfants turbulents est stupide. C'est vraiment n'importe quoi. Je ne suis pas d'accord avec une telle chose et j'espère que c'est un cas isolé dans notre belle province.
C'est le Journal de Montréal qui a rapporté l'affaire, et qui rapporte que la méthode enseignée à la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, est librement inspirée de Russell Barkley de l'Université de South Carolina, autorité reconnue, paraît-il, en ce qui a trait à l'hyperactivité et les troubles d'attention. Le Journal de Montréal y va toutefois d'une pointe régionaliste déplacée, lorsqu'il affirme qu'à Montréal aucune commission scolaire n'enseigne cela. Le journaliste aurait pu préciser que cette formation n'est offerte dans aucune autre région du Québec.
Ce cours au contenu discutable serait constitué de six rencontre de trois heures chacune. Un beau total de 18 heures de formation. Le cours vise d'abord à donner bonne conscience aux parents, on ne saute pas à la fessée tout de suite. Il faut dans un premier temps apprendre à faire diminuer les crises de colères et aussi instaurer un système de récompense. Ensuite, formation sur l'usage de la tape. Le psychologue Richard Gagné, un des concepteurs du cours, a tenté de rattraper l'affaire en affirmant à la Presse Canadienne que la plupart des parents n'auront plus à infliger ce type de punition après la formation. De plus, cette méthode prévoit que la tape (ou la fessée) ne sera infligée qu'en désespoir de cause. Mme Chantal Paris, qui est la coordonnatrice de l'adaptation scolaire à la commission scolaire, estime que parents et institution y gagnent lorsqu'ils vont dans le même sens. Lire ici le bienfait de la fessée en dernier recours. Les enseignants ne pouvant la donner, cette fessée, ce sera aux parents de l'administrer. Beau pelletage si vous voulez mon avis.
Rappelons qu'en 2004, la Cour Suprême du Canada avait émis une décision partagée à propos du droit des enfants en permettant légalement aux parents de donner de petites tapes pour corriger leurs enfants entre 2 et 12 ans en précisant bien de ne pas les taper à la tête, ou en utilisant un objet. Depuis, il serait fort étonnant que la majorité des parents aient décidés d'utiliser la fessée pour résoudre les problèmes à la maison. La Commission scolaire du Val-des-Cerfs estime toutefois qu'un cours sur l'art de la fessée est nécessaire. Faut bien occuper ses employés. 9100 étudiants dépendent de cette commission scolaire dans 35 écoles élémentaires, et 6500 de plus au secondaire répartis dans sept écoles. Les villes couvertes, Bedford, Farnham, Cowansville, Granby et Waterloo.
Grâce à votre commission scolaire, apprenez à bien donner la fessée. Mais avant d'en arriver là, vous aurez bonne conscience à essayer les méthodes de récompense, celle de dialogue et de je ne sais trop quoi encore. Là-dessus, je ne suis pas contre. Mais… dans un tout premier temps, assurez-vous que le psychologue qui donne le cours ait lui-même des enfants. Si son savoir ne provient que de livres et non d'expériences de vie, sachez qu'il sera comme un curé qui vous enseigne l'art de la vie de couple. Il peut bien offrir la formation, mais ça vaut ce que ça vaut : pas grand-chose.
Quant à l'utilité de la fessée. Je crois qu'elle est nulle. La cour suprême peut bien la rendre illégale ou légale, qu'importe. La fessée était de rigueur lorsque j'étais petit. J'en ai reçu très peu mais… J'ai vu des élèves y goûter plus souvent qu'à leur tour de la part de leurs parents ou professeurs, ça ne résolvait rien. Bien au contraire.
Alors de voir un bon vieux retour aux valeurs thérapeutiques de la fessée… Parlez-en aux Orphelins de Duplessis qui viennent d'obtenir des dommages de la part du gouvernement du Québec (voir communiqué ci-dessous), demandez-leurs les bienfaits de la fessée pour voir. Quelle est la limite entre fessée et sévisse ? La Cour Suprême, elle n'en est pas à une bêtise près dans ses jugements.
En conclusion, la commission scolaire du Val-des-Cerfs, ne pouvant permettre à ses enseignants d'administrer la fessée, donne un cours sur l'art de la fessée aux parents excédés. Vraiment, Val-des-Cerfs est une commission scolaire qui fesse. Vivement qu'on arrête de jeter de l'argent par les fenêtres en institutionnalisant la fessée et qu'on retourne les budgets directement aux écoles. Ce ne sera peut-être pas mieux, mais la connerie ne sera pas distribuée à aussi grande échelle qu'avec une commission scolaire. Quant aux parents qui vont suivre la formation de la tape aux fesses, je suggère à la DPJ de prendre les noms en note, juste au cas. Bon j'exagère un peu, mais disons que toute cette histoire me déçoit beaucoup de la part d'une commission scolaire. Sans rancune.
Site de la commission scolaire : http://www.csvdc.qc.ca/html/index.html
Le territoire de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs
comprend 30 municipalités :
Poursuivre sur le lien ci-dessous
http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/11966
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L'article sur canoe voir ci-dessous
Fessée 101
Dans le cadre de cette formation aux parents nommée Cours pour enfants opposants, inspirée par Russell Barkley, des psychologues de la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVC), dans les Cantons-de-l'Est, enseignent des techniques pour discipliner les enfants «opposants».
Au cours des dix rencontres d'environ trois heures chacune, on explique entre autres comment faire des demandes, diminuer les crises de colère et instaurer un système de récompense.
Sixième cours
Dans le cadre du sixième cours qui porte sur le retrait, l'isolement et la punition, on montre notamment aux parents comment punir physiquement leur enfant. Après avoir mis le jeune de plus de deux ans en punition sur une chaise ou dans un coin, le parent peut donner une tape sur les fesses de son enfant de plus de deux ans s'il refuse de rester en place.
«La punition, la tape, n'est qu'un moyen que la plupart des parents n'auront en général plus à utiliser après avoir fait la formation», nuance toutefois le psychologue Richard Gagné, pionnier de ces séances à la CSVC.
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Poursuivre à http://www2.canoe.com/infos/societe/archives/2007/04/20070410-052200.html
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Extrait vidéo anglais sur "la fessée cours!!"
Le directeur du Bureau international des droits de l'enfant, Jean-François Noël, s'oppose à toute forme de violence faite aux enfants, même s'il reconnaît que bien d'autres méthodes peuvent être plus compliquées.
En 2004, une décision partagée de la Cour suprême du Canada a balisé les droits des enfants, permettant aux parents de petites tapes pour corriger leurs jeunes âgés entre 2 et 12 ans, mais sans les frapper à la tête et sans utiliser d'objet.
La Commission scolaire du Val-des-Cerfs offre l'éducation préscolaire et l'enseignement primaire à environ 9100 élèves dans 35 écoles primaires et à 6500 autres de niveau secondaire dans sept écoles situées à Granby, Waterloo, Cowansville, Farnham et Bedford.
En vidéo, Julie Couture et Karine Champagne font le point sur la situation avec le psychologue Richard Gagné.
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Poursuivre à http://www.corpun.com/cad00704.htm
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Et une opposition à "la fessée (une chance!! Patsy) du Barreau"
La fessée I: une disposition anachronique
Alain-Robert Nadeau, avocat*
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Il y a quelques semaines, la Cour suprême du Canada acceptait de se pencher sur la validité constitutionnelle de l'article 43 du Code criminel qui autorise la fessée et les châtiments corporels infligés aux enfants. Vieille de 110 ans, cette disposition législative était historiquement associée à la permissibilité de frapper les prisonniers, les employés ainsi que son conjoint (en autant qu'il était, bien sûr, de sexe féminin). De ces quatre catégories d'individus, seule la première, les enfants, est toujours en vigueur au Canada.
Plusieurs, dont l'auteur de ces lignes, dénoncent l'anachronisme de cette disposition législative. D'autres, comme le ministre fédéral de la Justice (Martin Cauchon) défendent le droit de recourir à la correction physique. Selon les fonctionnaires du ministère de la Justice, il faut maintenir et défendre cette disposition législative parce qu'elle assure un juste équilibre entre les « besoins » des parents et les droits des enfants. L'expression « besoins » des parents m'apparaît judicieusement choisie (on le verra dans la seconde partie de cette chronique) puisqu'il serait difficile de prétendre que les sévices peuvent être dans « le meilleur intérêt de l'enfant ».
Ce qui est le plus étonnant dans cette décision du ministre Cauchon de défendre cette disposition législative c'est qu'elle survient au moment même où il a réintroduit le projet de loi C-10 (anciennement
C-15B). On se rappellera que la Chambre des communes adoptait, le 4 juin dernier, le projet de loi C-15B intitulé Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu. En vertu de ce projet de loi, la peine maximale pour « causer une douleur, souffrance ou blessure à un animal sans nécessité » sera portée à cinq ans d'emprisonnement. Dans les documents explicatifs qui accompagnaient le projet de loi, le ministère de la Justice expliquait que l'intérêt de la société, en adoptant ce projet de loi, consiste à réprimer la violence faite aux animaux en ce qu'elle constitue bien souvent un acte avant-coureur de la violence faite aux gens.
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Poursuivre à http://www.barreau.qc.ca/publications/journal/vol34/no19/justiceetsociete.html
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Et l'opinion de Mme Rear, sur "la Fessée"
« Une petite tape, ça n’a jamais fait de tort » - Danielle Tear, présidente du comité de parents de la CSRS
Par Ghislain Allard
La présidente du comité de parents de la Commission scolaire de Sherbrooke, Danielle Tear, considère que la fessée, à dose très modérée, peut être utilisée comme un moyen efficace dans l’éducation d’un enfant.
La position de la présidente du comité de parents de la CSRS va donc à l’encontre de tous ceux et celles qui ont été offusqués d’apprendre que la Commission scolaire des Cerfs, dans la région de Granby, offre des cours aux parents d’enfants explosifs comprenant, entre autres, un chapitre sur l’utilisation de la fessée.
« Une fessée peut être efficace dans l’éducation d’un enfant, mais il ne faut surtout pas y aller trop fort. Il y a des limites. Nous avons tous été soumis à ce genre de punition et nous n’en sommes pas morts », lance la présidente du comité de parents de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.
Au moins une fois en 2004
D’ailleurs, au Québec, les parents ne s’entendent pas sur le sujet des punitions corporelles aux enfants. Même si les parents les rejettent publiquement, pas moins de 43 % des mères québécoises avouent avoir eu recours à la punition corporelle au moins une fois en 2004, du moins selon les données de l’institut de la statistique du Québec.
« Mais, je le répète, il ne faut surtout pas exagérer. Certains parents vont tomber dans l’abus et dans la violence. Il faut bien connaître nos limites. Des parents y vont beaucoup trop fort. Lorsque l’enfant reste avec des marques, je ne suis surtout ....,
Poursuivre à http://hebdosblogue.canoe.ca/journaldesherbrooke/2007/04/13/l_une_petite_tape_ca_n_a_jamais_fait_de_
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