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Psychologie
Parents : Chroniques : L'école du Parent entraîneur : Pourquoi la fessée est-elle une erreur? (31e cours)
Claire Leduc, travailleuse sociale et thérapeute conjugale et familiale
La fessée est un sujet controversé. Certains croient qu’elle est normale et même nécessaire surtout auprès d’enfants qui présentent des troubles majeurs du comportement. Pour ses tenants, cette forme de punition est vue comme un moyen efficace de corriger les comportements déviants comme la violence, les crises et les désobéissances à répétition. C’est le moyen fréquent des parents et éducateurs de type autoritaires qui appliquent les règles des traditions ancestrales.
Prenons l’exemple d’un enfant qui vit des difficultés d’apprentissage en classe et qui s’excite régulièrement ce qui dérange l’enseignant et ses copains. Lors du retour à la maison, les parents constatent qu’une fois de plus, il n’a pas apporté son agenda. Sa petite sœur le taquine et vlan, il la frappe. Le téléphone sonne; c’est le directeur de l’école qui convoque les parents pour établir un plan d’action. La tension est à son comble. Le jeune insulte parents, sœurette et même le directeur. Selon le modèle autoritaire, le père pourrait donner une bonne claque au visage de l’enfant en l’enjoignant de se taire.
Contrairement à la croyance populaire, frapper ne fait qu’attiser la violence de l’enfant. Si l’enfant obéit ou se tait subitement, ce n’est que par crainte. La compréhension est absente et le lien de confiance se rompt. Un enfant qui reçoit une fessée nourrira de l’amertume envers le parent et ce, même si le lien affectif entre eux est fort.
En voulant bien faire, d’autres parents pourraient vouloir prendre le temps d’écouter le jeune cherchant à comprendre son comportement. Par contre, si l’on ne fait qu’écouter un enfant qui se désorganise, aucun changement n’est possible puisqu’on ne lui enseigne pas le sens de sa responsabilité. Souvent même les parents trop permissifs finissent pas perdre le contrôle et deviennent, par sentiment d’impuissance, violents à leur tour. C’est le chaos.
Poursuivre à http://www.petitmonde.com/iDoc/Chronique.asp?id=33085
samedi 13 février 2010
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2007/04/10/004-fessee-cours-parents.shtml
Mise à jour le mardi 10 avril 2007 à 15 h 04
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Éducation
Faut-il fesser?
Société — Autres nouvellesDernières nouvelles
[ International ] – Séisme en Haïti
Journée de deuil national
[ International ] – Afghanistan.
Un soldat canadien tué
[ International ] – Côte d'Ivoire
Gbagbo crée une onde de choc
Une commission scolaire des Cantons-de-l'Est donne des cours d'éducation des enfants aux parents.
Les parents apprennent notamment la bonne façon et le bon moment de donner la fessée aux enfants difficiles.
Selon le Journal de Montréal, la méthode enseignée à la Commission scolaire du Val-des-Cerfs est inspirée de Russell Barkley, de l'Université South Carolina, un spécialiste des troubles de l'attention et de l'hyperactivité.
30 heures de cours
Le cours comprend 10 rencontres d'une durée de trois heures chacune.
On explique notamment comment:
faire une demande;
diminuer les crises de colère;
instaurer un système de récompenses.
Ce n'est qu'au sixième cours qu'on aborde la question de la tape. Dans ce cours, le parent apprend des techniques pour punir l'enfant avant de le frapper, telles que:
le retrait
l'isolement
la punition
On suggère aux parents de donner une tape sur les fesses de l'enfant récalcitrant seulement après avoir épuisé les méthodes énoncées plus haut.
D'ailleurs, le psychologue Richard Gagné, engagé par la commission scolaire, affirme que la plupart des parents, après avoir suivi la formation, n'auront pas à utiliser la fessée.
Chantal Paris, coordonnatrice de l'adaptation scolaire à la commission scolaire, ajoute que lorsque les parents et l'école vont dans le même sens, tous y gagnent.
Voix discordante
Toutefois, le directeur du Bureau international des droits de l'enfant, Jean-François Noël, est contre toute forme de violence envers les enfants. Il reconnaît, cependant, que d'autres méthodes d'éducation peuvent être plus compliquées.
Rappelons que la Cour suprême du Canada a balisé, en 2004, les droits des enfants. Dans une décision partagée, la Cour permettait aux parents de petites tapes pour corriger les jeunes âgés de 2 à 12 ans, mais sans les frapper à la tête et sans utiliser d'objet.
La Commission scolaire du Val-des-Cerfs dispense l'éducation préscolaire et l'enseignement de niveau primaire et secondaire à quelque 15 600 élèves dans 42 écoles.
Aucune commission scolaire de la région de Montréal ne donne la formation que peuvent suivre les parents de la Commission scolaire Val-des-Cerfs.
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Éducation
Faut-il fesser?
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[ International ] – Séisme en Haïti
Journée de deuil national
[ International ] – Afghanistan.
Un soldat canadien tué
[ International ] – Côte d'Ivoire
Gbagbo crée une onde de choc
Une commission scolaire des Cantons-de-l'Est donne des cours d'éducation des enfants aux parents.
Les parents apprennent notamment la bonne façon et le bon moment de donner la fessée aux enfants difficiles.
Selon le Journal de Montréal, la méthode enseignée à la Commission scolaire du Val-des-Cerfs est inspirée de Russell Barkley, de l'Université South Carolina, un spécialiste des troubles de l'attention et de l'hyperactivité.
30 heures de cours
Le cours comprend 10 rencontres d'une durée de trois heures chacune.
On explique notamment comment:
faire une demande;
diminuer les crises de colère;
instaurer un système de récompenses.
Ce n'est qu'au sixième cours qu'on aborde la question de la tape. Dans ce cours, le parent apprend des techniques pour punir l'enfant avant de le frapper, telles que:
le retrait
l'isolement
la punition
On suggère aux parents de donner une tape sur les fesses de l'enfant récalcitrant seulement après avoir épuisé les méthodes énoncées plus haut.
D'ailleurs, le psychologue Richard Gagné, engagé par la commission scolaire, affirme que la plupart des parents, après avoir suivi la formation, n'auront pas à utiliser la fessée.
Chantal Paris, coordonnatrice de l'adaptation scolaire à la commission scolaire, ajoute que lorsque les parents et l'école vont dans le même sens, tous y gagnent.
Voix discordante
Toutefois, le directeur du Bureau international des droits de l'enfant, Jean-François Noël, est contre toute forme de violence envers les enfants. Il reconnaît, cependant, que d'autres méthodes d'éducation peuvent être plus compliquées.
Rappelons que la Cour suprême du Canada a balisé, en 2004, les droits des enfants. Dans une décision partagée, la Cour permettait aux parents de petites tapes pour corriger les jeunes âgés de 2 à 12 ans, mais sans les frapper à la tête et sans utiliser d'objet.
La Commission scolaire du Val-des-Cerfs dispense l'éducation préscolaire et l'enseignement de niveau primaire et secondaire à quelque 15 600 élèves dans 42 écoles.
Aucune commission scolaire de la région de Montréal ne donne la formation que peuvent suivre les parents de la Commission scolaire Val-des-Cerfs.
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vendredi 12 février 2010
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200904/03/01-843439-radiographie-de-la-violence-a-lecole.php
Publié le 04 avril 2009 à 05h00 | Mis à jour le 04 avril 2009 à 05h00
Radiographie de la violence à l'écoleTaille du texteImprimerEnvoyer Votre nom Votre courriel Courriel du destinataire Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.
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Un nouveau pavillon pour le cégep F-X. Garneau
Haïti: l'état d'urgence pendant au moins un an
L'Université Laval ouvre un bureau au Mexique
Hausse des droits de scolarité: levée de boucliers
Vaccin contre le VIH-sida: Québec doit oublier l'usine
Agrandir
Daphnée Dion-Viens
Le Soleil
(Québec) Des menaces proférées dans le fond d'une classe. Un élève à qui on arrache son iPod pendant l'heure du dîner. Un adolescent qui se fait insulter dans l'autobus. La violence à l'école fait couler beaucoup d'encre, mais il reste difficile d'en faire un portrait très précis. C'est pourtant le tour de force réalisé par l'équipe de Julie Beaulieu, professeure en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski. Portrait d'une violence ordinaire.
«Au Québec, il n'y a pas beaucoup d'études qui ont permis de documenter précisément la violence qui est vécue dans les écoles, affirme Mme Beaulieu. Il y a plusieurs études qui ont été réalisées sur le sujet, mais la plupart ont été faites dans d'autres pays.»
L'enquête de Mme Beaulieu a été réalisée auprès de 820 élèves dans neuf écoles secondaires du Bas-Saint-Laurent, en 2007-2008. Les élèves, de la première à la troisième secondaire, viennent de parcours différents (régulier, adaptation scolaire et enrichi). Certains sont issus de milieux défavorisés, d'autres de familles mieux nanties.
L'étude décortique la violence et l'intimidation sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de répandre de fausses rumeurs sur un élève, de rejeter un camarade de classe lors d'une activité, de bousculer un ado dans le corridor ou de crier des insultes. «Même si on parle de plus en plus de violence psychologique, les jeunes croient encore beaucoup que la violence est surtout physique», explique Mme Beaulieu. Dans le questionnaire qui a été distribué aux élèves, plusieurs exemples de violence verbale et indirecte ont été énumérés, afin de bien cerner le quotidien des élèves.
Voici les principales conclusions de cette étude.
Un élève sur trois est témoin ou victime de violence à l'école
Poursuivre à http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/education/200904/03/01-843439-radiographie-de-la-violence-a-lecole.php
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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil
(Québec) Des menaces proférées dans le fond d'une classe. Un élève à qui on arrache son iPod pendant l'heure du dîner. Un adolescent qui se fait insulter dans l'autobus. La violence à l'école fait couler beaucoup d'encre, mais il reste difficile d'en faire un portrait très précis. C'est pourtant le tour de force réalisé par l'équipe de Julie Beaulieu, professeure en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Rimouski. Portrait d'une violence ordinaire.
«Au Québec, il n'y a pas beaucoup d'études qui ont permis de documenter précisément la violence qui est vécue dans les écoles, affirme Mme Beaulieu. Il y a plusieurs études qui ont été réalisées sur le sujet, mais la plupart ont été faites dans d'autres pays.»
L'enquête de Mme Beaulieu a été réalisée auprès de 820 élèves dans neuf écoles secondaires du Bas-Saint-Laurent, en 2007-2008. Les élèves, de la première à la troisième secondaire, viennent de parcours différents (régulier, adaptation scolaire et enrichi). Certains sont issus de milieux défavorisés, d'autres de familles mieux nanties.
L'étude décortique la violence et l'intimidation sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de répandre de fausses rumeurs sur un élève, de rejeter un camarade de classe lors d'une activité, de bousculer un ado dans le corridor ou de crier des insultes. «Même si on parle de plus en plus de violence psychologique, les jeunes croient encore beaucoup que la violence est surtout physique», explique Mme Beaulieu. Dans le questionnaire qui a été distribué aux élèves, plusieurs exemples de violence verbale et indirecte ont été énumérés, afin de bien cerner le quotidien des élèves.
Voici les principales conclusions de cette étude.
Un élève sur trois est témoin ou victime de violence à l'école
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Libellés :
agresseur,
autorité,
citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
http://yapasdpresse.blogspot.com/2009/02/violence-et-intimidation-lecole-cas.html
jeudi 19 février 2009
Violence et intimidation à l'école; cas vécus et réflexion
La violence et l'intimidation à l'école peuvent prendre plusieurs formes. Et les résultats engendrés peuvent être sérieux comme ce cas, ces jours-ci, du suicide d'un jeune ridiculisé en raison de sa petite taille. Verbale et sous-entendue ou physique, la violence fait toujours mal ; détresse psychologique, démotivation, décrochage, réponse par la violence, etc.
Cas vécu dont une mère nous a fait part
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais le mépris avait cours aussi parce que la jeune fille avait des intérêts différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. Heureusement, elle trouva une oreille attentive. Le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement et était au sens de la loi un acte criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea de manière radicale.
Poursuivre à http://yapasdpresse.blogspot.com/2009/02/violence-et-intimidation-lecole-cas.html
Violence et intimidation à l'école; cas vécus et réflexion
La violence et l'intimidation à l'école peuvent prendre plusieurs formes. Et les résultats engendrés peuvent être sérieux comme ce cas, ces jours-ci, du suicide d'un jeune ridiculisé en raison de sa petite taille. Verbale et sous-entendue ou physique, la violence fait toujours mal ; détresse psychologique, démotivation, décrochage, réponse par la violence, etc.
Cas vécu dont une mère nous a fait part
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais le mépris avait cours aussi parce que la jeune fille avait des intérêts différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. Heureusement, elle trouva une oreille attentive. Le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement et était au sens de la loi un acte criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea de manière radicale.
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violence
http://www.eduvinet.de/eduvinet/fr013.htm
Les violences psychologiques : le chantage (pour obtenir de quelqu'un ce que l'on désire en utilisant des moyens de pression psychologiques) et les insultes (paroles ayant pour but d'offenser ou de blesser la dignité d'une personne)
Les violences physiques : les coups (agressions physiques sur une personne, notamment lors de « bagarres ») et le racket (extorsion d'argent ou d'objets basée sur l'intimidation et tournant souvent à la violence physique) ; Le racket représente la moitié des agressions survenues dans les collèges ou les lycées.
Comment arrêter la violence à l'école ?
Interviews Interviews d'élèves et de parents :
Pourquoi la violence existe-t-elle à l'école ?
Myriam, 16 ans : La violence existe à l'école car, au fil des années, le laisser aller des élèves et le manque d'éducation prend le dessus.
Hanife, 17 ans : La violence existe à l'école car, la pensée de certains jeunes n'est pas seulement tournée vers le travail mais également vers l'agressivité.
Hedi, 21 ans : Je ne sais pas vraiment d'où provient la violence à l'école. Ali, 48 ans : La violence provient du manque d'éducation.
Najet, 46 ans : la violence provient du manque de repères des enfants, les parents n'ont plus assumé leur rôle de parents et cela se répercute sur le comportement agressif des élèves.
Existe-t-il, selon vous, différents aspects de la violence ? Lesquels ?
Myriam, 16 ans : Oui, il en existe différentes formes.
Hanife, 17 ans : Oui, il existe la violence physique et la violence morale.
Ali, 48 ans : Non, il n'y a qu'une seule forme de violence.
Najet, 46 ans : Oui, il existe la violence verbale, physique, psychologique ainsi que dans le milieu du travail.
La violence a-t-elle augmenté à l'école ? Pourquoi ?
Myriam, 16 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école, ainsi que le non respectdes élèves envers les professeurs.
Hanife, 17 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école.
Ali, 48 ans : la violence a augmenté à l'école.
Najet, 46 ans : la violence a augmenté à l'école car, d'une part, les enfants manquent de repères, et donc la cellule familiale se modifie, et d'autre part la hiérarchie n'est pas respectée.
Selon vous, par quel(s) moyen(s) arrêter la violence à l'école ?
Myriam, 16 : Pour arrêter la violence, il faut renforcer les mesures de sécurité à l'école.
Hanife, 17 ans : En créant plus d'activité pour les élèves afin qu'ils puissent s'intéresser davantage à l'école.
Najet, 46 ans : En trouvant un moyen de communication plus élaboré afin de limiter les excès d'agressivité.
Ali, 48 ans : En créant plus de dialogues entre les élèves et leurs professeurs.
Avez-vous déjà été victime ou témoin de la violence à l'école ? Si oui, précisez.
Les personnes interviewées ont toutes été victimes de cette violence, mais n'ont pas voulu en parler.
Interview de l'ancien principal du lycée « les Canuts » à Vaulx-En-Velin
M. Louis Boiron , ancien proviseur d'un lycée professionnel situé dans une zone dite « délicate » définit ce qu'est, pour lui, la violence au lycée et comment elle prend naissance à l'intérieur d'un lieu où pourtant l'encadrement existe.
« Au commencement, des menaces verbales sont proférées à l'encontre du maillon le plus faible de la structure sans relation cependant avec un statut hiérarchique : l'infirmière de l'établissement habituée à écouter, à tolérer et à comprendre va voir ces qualités transformées en faiblesses. De même, la bibliothécaire n'appréciant guère son travail, le fait sentir aux élèves qui lui infligeront de nombreuses remarques et insultes diverses.
Toutes ces actions envers les professeurs sont difficiles à gérer car même si cela ne les atteint pas physiquement cela n'empêche pas chez eux, une destruction psychologique. C'est, en particulier, à cause de ces menaces que quelques professeurs deviennent dépressifs et que certains d'entre eux vont jusqu'à donner leur démission.
Mais ce n'est pas qu'envers le personnel administratif que l'on peut constater ce genre de phénomène : je dénombre aussi un pourcentage très élevé de querelles ayant lieu entre les jeunes. Dans ce lycée, environ 5 à 10 % des élèves se sont déjà battus ou ont menacé leur professeur. Ceci est intolérable lorsque l'on pense qu'un lycée est créé pour permettre aux adolescents d'avoir un avenir professionnel convenable. Mais si ces jeunes ne voient pas que nous sommes là pour les aider, nous ne pouvons malheureusement rien faire. »
Poursuivre à http://www.eduvinet.de/eduvinet/fr013.htm
Les violences physiques : les coups (agressions physiques sur une personne, notamment lors de « bagarres ») et le racket (extorsion d'argent ou d'objets basée sur l'intimidation et tournant souvent à la violence physique) ; Le racket représente la moitié des agressions survenues dans les collèges ou les lycées.
Comment arrêter la violence à l'école ?
Interviews Interviews d'élèves et de parents :
Pourquoi la violence existe-t-elle à l'école ?
Myriam, 16 ans : La violence existe à l'école car, au fil des années, le laisser aller des élèves et le manque d'éducation prend le dessus.
Hanife, 17 ans : La violence existe à l'école car, la pensée de certains jeunes n'est pas seulement tournée vers le travail mais également vers l'agressivité.
Hedi, 21 ans : Je ne sais pas vraiment d'où provient la violence à l'école. Ali, 48 ans : La violence provient du manque d'éducation.
Najet, 46 ans : la violence provient du manque de repères des enfants, les parents n'ont plus assumé leur rôle de parents et cela se répercute sur le comportement agressif des élèves.
Existe-t-il, selon vous, différents aspects de la violence ? Lesquels ?
Myriam, 16 ans : Oui, il en existe différentes formes.
Hanife, 17 ans : Oui, il existe la violence physique et la violence morale.
Ali, 48 ans : Non, il n'y a qu'une seule forme de violence.
Najet, 46 ans : Oui, il existe la violence verbale, physique, psychologique ainsi que dans le milieu du travail.
La violence a-t-elle augmenté à l'école ? Pourquoi ?
Myriam, 16 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école, ainsi que le non respectdes élèves envers les professeurs.
Hanife, 17 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école.
Ali, 48 ans : la violence a augmenté à l'école.
Najet, 46 ans : la violence a augmenté à l'école car, d'une part, les enfants manquent de repères, et donc la cellule familiale se modifie, et d'autre part la hiérarchie n'est pas respectée.
Selon vous, par quel(s) moyen(s) arrêter la violence à l'école ?
Myriam, 16 : Pour arrêter la violence, il faut renforcer les mesures de sécurité à l'école.
Hanife, 17 ans : En créant plus d'activité pour les élèves afin qu'ils puissent s'intéresser davantage à l'école.
Najet, 46 ans : En trouvant un moyen de communication plus élaboré afin de limiter les excès d'agressivité.
Ali, 48 ans : En créant plus de dialogues entre les élèves et leurs professeurs.
Avez-vous déjà été victime ou témoin de la violence à l'école ? Si oui, précisez.
Les personnes interviewées ont toutes été victimes de cette violence, mais n'ont pas voulu en parler.
Interview de l'ancien principal du lycée « les Canuts » à Vaulx-En-Velin
M. Louis Boiron , ancien proviseur d'un lycée professionnel situé dans une zone dite « délicate » définit ce qu'est, pour lui, la violence au lycée et comment elle prend naissance à l'intérieur d'un lieu où pourtant l'encadrement existe.
« Au commencement, des menaces verbales sont proférées à l'encontre du maillon le plus faible de la structure sans relation cependant avec un statut hiérarchique : l'infirmière de l'établissement habituée à écouter, à tolérer et à comprendre va voir ces qualités transformées en faiblesses. De même, la bibliothécaire n'appréciant guère son travail, le fait sentir aux élèves qui lui infligeront de nombreuses remarques et insultes diverses.
Toutes ces actions envers les professeurs sont difficiles à gérer car même si cela ne les atteint pas physiquement cela n'empêche pas chez eux, une destruction psychologique. C'est, en particulier, à cause de ces menaces que quelques professeurs deviennent dépressifs et que certains d'entre eux vont jusqu'à donner leur démission.
Mais ce n'est pas qu'envers le personnel administratif que l'on peut constater ce genre de phénomène : je dénombre aussi un pourcentage très élevé de querelles ayant lieu entre les jeunes. Dans ce lycée, environ 5 à 10 % des élèves se sont déjà battus ou ont menacé leur professeur. Ceci est intolérable lorsque l'on pense qu'un lycée est créé pour permettre aux adolescents d'avoir un avenir professionnel convenable. Mais si ces jeunes ne voient pas que nous sommes là pour les aider, nous ne pouvons malheureusement rien faire. »
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éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
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Cas vécu dont une mère nous a fait part
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée depuis des années, en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais surtout, le mépris avait été accentué, du fait que la jeune fille avait repris une année scolaire et avait des intérêts personnels différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres genres de trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas même, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. La situation continua de perdurer malgré les avertissements de la direction. Suite à une intervention du père auprès du directeur, le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement psychologique et était au sens de la loi, un acte régi par le code criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea seulement quand des élèves commencèrent à être suspendus.
Il fallut une intervention directe du père et de la direction. Mais la jeune fille retrouva-t-elle toute sa dignité? Toujours est-il qu'elle a terminé son secondaire, mais en dehors du réseau des polyvalentes. Et lorsque je la vois de temps à autre, elle me semble heureuse. Et elle aime toujours les reptiles et travaille en vue de débuter ses études post-secondaires.
Observations dans notre situation
Voici quelques situations que nous avons pu observer en tant que parents d'un garçon qui était au primaire, avant un déménagement.
- Il y avait un net manque de surveillance dans la cour d'école. Les rares professeurs surveillants parlaient entre eux (c'était la pause pour eux aussi).
- Aucune distinction n'était faite entre agresseur et agressé. Notre garçon connu dans notre coin de quartier pour être un pacifique, revenait souvent à de son école avec des fiches d'avertissement. Dans nos rues, il jouait autant avec les filles qu'avec les gars et nous ne recevions jamais de plaintes des autres parents.
- Mon fils trouva un stratagème: il rassemblait au besoin une poigné d'amis de sa classe et allait parler à un éventuel individu intimidant plus âgé. J'étais mal à l'aise avec cela, car cela ressemblait à de la graine de gang (pacifique tout de même). Mais que pouvions-nous faire face à cette espèce d'attitude de non-enquête sur les événements survenant dans les cours d'écoles? L'école ou la Commission scolaire avait cette politique; on ne recherchait pas de responsable ou de cause, à moins d'une évidence incontestable. On punissait indifféremment l'agresseur et l'agressé. Et comme mon fils ne se défendait pas en cachette, il écopait.
- Souvent, il n'y avait pas de discernement pour séparer les actes anodins (tiraillage normal entre enfants) et véritable conflit ou agression.
- J'étais rendu au point où je disais à mon épouse, que si j'avais un caméscope, je prendrais des périodes de congé pour me stationner près de la clôture et filmer la cour d'école, particulièrement l'entourrage de mon fils pour voir qui provoquait qui. Heureusement pour cette école, j'avais d'autres priorités au budget. Sinon, une copie d'extraits du film aurait atterri sur le bureau d'un policier ou chez les medias, si nécessaire.
- Les enseignantes faisant fonction de surveillantes pour les jeux n'identifiaient pas les comportements dangereux au jeu. Très fréquemment, durant la saison du soccer dans la cour d'école, mon fils revenait à la maison avec des échymoses (des bleus) aux jambes, aussi gros qu'une pièce de 2 dollars et même plus. C'était toujours le même élève qui frappait le ballon de toutes ses forces même lorsqu'un autre élève se trouvait à deux pas de lui. Souvent même, il frappait la jambe d'un solide coup de pied, et l'action visiblement intentionnelle, passait pour un banal accident. J'ai compris à ce moment que le personnel n'était même pas capable d'identifier un comportement de jeu à risque ou l'enfant qui blesse intentionnellement. Je ne portai pas plainte par peur que cela ne se retourne contre mon enfant et par crainte qu'on interdise le soccer à tous. Par contre, on donnait des fiches de discipline à signer par les parents et qui restent au dossier de l'élève, lorsque des garçons se poussaient en jouant sur la neige et que dans la montée d'orgueil, l'un jetait l'autre par terre sur la neige.
- Il n'y avait pas
Poursuivre à http://espace.canoe.ca/YaPasdPresse/blog/view/337662
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée depuis des années, en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais surtout, le mépris avait été accentué, du fait que la jeune fille avait repris une année scolaire et avait des intérêts personnels différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres genres de trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas même, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. La situation continua de perdurer malgré les avertissements de la direction. Suite à une intervention du père auprès du directeur, le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement psychologique et était au sens de la loi, un acte régi par le code criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea seulement quand des élèves commencèrent à être suspendus.
Il fallut une intervention directe du père et de la direction. Mais la jeune fille retrouva-t-elle toute sa dignité? Toujours est-il qu'elle a terminé son secondaire, mais en dehors du réseau des polyvalentes. Et lorsque je la vois de temps à autre, elle me semble heureuse. Et elle aime toujours les reptiles et travaille en vue de débuter ses études post-secondaires.
Observations dans notre situation
Voici quelques situations que nous avons pu observer en tant que parents d'un garçon qui était au primaire, avant un déménagement.
- Il y avait un net manque de surveillance dans la cour d'école. Les rares professeurs surveillants parlaient entre eux (c'était la pause pour eux aussi).
- Aucune distinction n'était faite entre agresseur et agressé. Notre garçon connu dans notre coin de quartier pour être un pacifique, revenait souvent à de son école avec des fiches d'avertissement. Dans nos rues, il jouait autant avec les filles qu'avec les gars et nous ne recevions jamais de plaintes des autres parents.
- Mon fils trouva un stratagème: il rassemblait au besoin une poigné d'amis de sa classe et allait parler à un éventuel individu intimidant plus âgé. J'étais mal à l'aise avec cela, car cela ressemblait à de la graine de gang (pacifique tout de même). Mais que pouvions-nous faire face à cette espèce d'attitude de non-enquête sur les événements survenant dans les cours d'écoles? L'école ou la Commission scolaire avait cette politique; on ne recherchait pas de responsable ou de cause, à moins d'une évidence incontestable. On punissait indifféremment l'agresseur et l'agressé. Et comme mon fils ne se défendait pas en cachette, il écopait.
- Souvent, il n'y avait pas de discernement pour séparer les actes anodins (tiraillage normal entre enfants) et véritable conflit ou agression.
- J'étais rendu au point où je disais à mon épouse, que si j'avais un caméscope, je prendrais des périodes de congé pour me stationner près de la clôture et filmer la cour d'école, particulièrement l'entourrage de mon fils pour voir qui provoquait qui. Heureusement pour cette école, j'avais d'autres priorités au budget. Sinon, une copie d'extraits du film aurait atterri sur le bureau d'un policier ou chez les medias, si nécessaire.
- Les enseignantes faisant fonction de surveillantes pour les jeux n'identifiaient pas les comportements dangereux au jeu. Très fréquemment, durant la saison du soccer dans la cour d'école, mon fils revenait à la maison avec des échymoses (des bleus) aux jambes, aussi gros qu'une pièce de 2 dollars et même plus. C'était toujours le même élève qui frappait le ballon de toutes ses forces même lorsqu'un autre élève se trouvait à deux pas de lui. Souvent même, il frappait la jambe d'un solide coup de pied, et l'action visiblement intentionnelle, passait pour un banal accident. J'ai compris à ce moment que le personnel n'était même pas capable d'identifier un comportement de jeu à risque ou l'enfant qui blesse intentionnellement. Je ne portai pas plainte par peur que cela ne se retourne contre mon enfant et par crainte qu'on interdise le soccer à tous. Par contre, on donnait des fiches de discipline à signer par les parents et qui restent au dossier de l'élève, lorsque des garçons se poussaient en jouant sur la neige et que dans la montée d'orgueil, l'un jetait l'autre par terre sur la neige.
- Il n'y avait pas
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agresseur,
autorité,
citoyenneté,
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échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
http://www.edu.gov.on.ca/fre/student/safeschf.html
La violence dans les écoles, ce n'est pas nouveau. Cependant, le nombre d'incidents violents augmente à une vitesse déconcertante. Le groupe de travail sur la sécurité à l'école a été établi en 1990 pour élaborer des programmes visant à maîtriser cette situation inacceptable dans les écoles de l'Ontario.
Pour aborder le problème de la violence, il faut d'abord en reconnaître l'existence. Ensuite, nous devons croire fermement en notre pouvoir de rendre les écoles plus sûres.
Nous avons tous et toutes un rôle à jouer pour prévenir la violence liée de près ou de loin aux acti-vités organisées par l'école. Rien ne sert de nier le problème car la situation ne s'arrangera pas d'elle-même. Il faut plutôt que tout le monde mette la main à la pâte.
Ce livret est plein d'idées pour réduire la violence. Peut-être y trouverez-vous de bonnes idées pour votre école. Essayez-les. Adaptez-les. Pensez à unir vos efforts pour assurer la sécurité de nos écoles. Vous êtes vraiment la clé de la solution!
Stuart Auty
P.S. : Si vous avez des suggestions ou voulez des renseignements, communiquez avec moi à l'adresse et au numéro suivants :
5050 rue Yonge
North York ON
Canada M2N 5N8
Tél. : (416) 395-8326 (416) 395-8326
Fax : (416) 395-4508
Poursuivre à http://www.edu.gov.on.ca/fre/student/safeschf.html
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Nous avons tous et toutes un rôle à jouer pour prévenir la violence liée de près ou de loin aux acti-vités organisées par l'école. Rien ne sert de nier le problème car la situation ne s'arrangera pas d'elle-même. Il faut plutôt que tout le monde mette la main à la pâte.
Ce livret est plein d'idées pour réduire la violence. Peut-être y trouverez-vous de bonnes idées pour votre école. Essayez-les. Adaptez-les. Pensez à unir vos efforts pour assurer la sécurité de nos écoles. Vous êtes vraiment la clé de la solution!
Stuart Auty
P.S. : Si vous avez des suggestions ou voulez des renseignements, communiquez avec moi à l'adresse et au numéro suivants :
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violence
*****http://www.lanouvelle.net/article-312540-Portrait-de-la-situation-en-matiere-de-violence-a-lecole-primaire.html
- La moitié de ceux qui ne le feraient pas sont en 4e année.
18. À qui les victimes en parleraient-elles ? 84% à leurs parents, 77% à un ami ou une amie.
19. La moitié des répondants (52%) trouvent que les élèves se respectent QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
20. Le tiers (31%) trouvent que les élèves respectent les adultes QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
21. La tiers (33%) trouvent que l'école les aide à résoudre leurs conflits pacifiquement QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
22. Les élèves utilisent l'ordinateur pour clavarder (39), voyager sur des sites (41), faire des recherches (54).
23. En clavardant, 14% ont déjà lu ou même écrit des messages méchants sur des élèves ou des adultes de l'école SOUVENT ou PARFOIS.
24. Sur les 82 répondants, 31 ont dans leur chambre un téléviseur, 16 ont un ordinateur, 28 ont des jeux vidéo, 22 n'ont aucun de ces appareils dans leur chambre.
25. Les répondants ont déjà vu des élèves de leur école se faire harceler (écoeurer) SOUVENT (43%) ou PARFOIS (26%). 83% des SOUVENT victimes sont en 4e ou 5e année.
26. Près des 2 tiers (64%) des répondants disent connaître un ou une élève de l'école qui se fait harceler ASSEZ SOUVENT. La moitié des victimes sont en 5e année, le tiers (32%) en 4e année.
27. Lorsque qu'un élève se fait dire ou faire des choses méchantes,
- 49% des répondants disent savoir quoi faire,
- 20% ne sont pas certains de ce qu'ils devraient faire, dont plus de la moitié en 5e,
- 16% disent ne pas savoir quoi faire,
- 12% n'en parleraient à personne, ça ne les regarde pas,
- 3% pensent que les victimes de paroles méchantes le méritent.
La compilation des réponses permet à la direction et au personnel de l'école ainsi qu'au conseil d'établissement de cibler les formes de violence à surveiller et à prévenir en priorité. Lorsqu'on connaît le moment et le lieu où les agressions sont commises ainsi que l'âge de ceux qui en souffrent, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir adopter des mesures qui permettront de réduire le nombre et la gravité des agressions. Mais, au moins, on connaît mieux le problème et les données recueillies pourront être comparées à celles qui seront compilées l'année suivante permettant ainsi d'apprécier les résultats obtenus grâce au plan d'action.
Jacques Brodeur, Edupax, organisme à but non lucratif avec expertise en
Prévention de la violence, Éducation aux médias, Éducation à la Paix
www.edupax.org <> Jbrodeur@edupax.org
Poursuivre à http://www.lanouvelle.net/article-312540-Portrait-de-la-situation-en-matiere-de-violence-a-lecole-primaire.html
18. À qui les victimes en parleraient-elles ? 84% à leurs parents, 77% à un ami ou une amie.
19. La moitié des répondants (52%) trouvent que les élèves se respectent QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
20. Le tiers (31%) trouvent que les élèves respectent les adultes QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
21. La tiers (33%) trouvent que l'école les aide à résoudre leurs conflits pacifiquement QUELQUEFOIS ou JAMAIS.
22. Les élèves utilisent l'ordinateur pour clavarder (39), voyager sur des sites (41), faire des recherches (54).
23. En clavardant, 14% ont déjà lu ou même écrit des messages méchants sur des élèves ou des adultes de l'école SOUVENT ou PARFOIS.
24. Sur les 82 répondants, 31 ont dans leur chambre un téléviseur, 16 ont un ordinateur, 28 ont des jeux vidéo, 22 n'ont aucun de ces appareils dans leur chambre.
25. Les répondants ont déjà vu des élèves de leur école se faire harceler (écoeurer) SOUVENT (43%) ou PARFOIS (26%). 83% des SOUVENT victimes sont en 4e ou 5e année.
26. Près des 2 tiers (64%) des répondants disent connaître un ou une élève de l'école qui se fait harceler ASSEZ SOUVENT. La moitié des victimes sont en 5e année, le tiers (32%) en 4e année.
27. Lorsque qu'un élève se fait dire ou faire des choses méchantes,
- 49% des répondants disent savoir quoi faire,
- 20% ne sont pas certains de ce qu'ils devraient faire, dont plus de la moitié en 5e,
- 16% disent ne pas savoir quoi faire,
- 12% n'en parleraient à personne, ça ne les regarde pas,
- 3% pensent que les victimes de paroles méchantes le méritent.
La compilation des réponses permet à la direction et au personnel de l'école ainsi qu'au conseil d'établissement de cibler les formes de violence à surveiller et à prévenir en priorité. Lorsqu'on connaît le moment et le lieu où les agressions sont commises ainsi que l'âge de ceux qui en souffrent, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir adopter des mesures qui permettront de réduire le nombre et la gravité des agressions. Mais, au moins, on connaît mieux le problème et les données recueillies pourront être comparées à celles qui seront compilées l'année suivante permettant ainsi d'apprécier les résultats obtenus grâce au plan d'action.
Jacques Brodeur, Edupax, organisme à but non lucratif avec expertise en
Prévention de la violence, Éducation aux médias, Éducation à la Paix
www.edupax.org <> Jbrodeur@edupax.org
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ÉCOLE ET INTIMIDATION : LA VIOLENCE CACHÉE DE L'ÉCOLE
par Richard Gagné, psychologue
Commission scolaire des Cantons
--------------------------------------------------------------------------------
Tous les jours, dans toutes les écoles, plusieurs jeunes en intimident d'autres. Dans une large mesure, ce phénomène est ignoré ou au mieux minimisé par les adultes responsables. Les enfants qui en sont témoins ne dénoncent par les agresseurs, ne défendent pas les victimes. Celles-ci vivent dans un climat de peur et d'impuissance. Les intimidateurs, pour un bon nombre, apprennent impunément des comportements criminels qu'ils vont reproduire à l'âge adulte. (Batsche et Knoff, 1994)
Caractéristiques de l'intimidation à l'école
On retrouve toujours un rapport de force de l'agresseur sur la victime. Il ne s'agit pas de simples chicanes entre deux jeunes de force égale. L'intimidé vit un sentiment d'impuissance. La menace n'apparaît pas nécessairement, de l'extérieur, comme étant grave et souvent on ne retrouve même pas de geste agressif. Des paroles, l'isolement social, peuvent intimider. Un caractère répétitif est habituellement associé à cette forme d'agression qui se produit là où la surveillance des adultes est la moins élevée : sur le trajet entre l'école et la maison, dans les endroits les plus isolés de l'école. Chez les adolescents, l'intimidation prend parfois un aspect plus violent quand un jeune ou un groupe de jeunes en menacent d'autres dans le but de leur voler des vêtements ou de l'argent. On parle alors de "taxage".
La réalité cachée
En Suède, vers la fin des années 60, le professeur Dan Olweus, maintenant à l'Université de Bergen, fut mandaté par le gouvernement pour mener une recherche suite à un nombre élevé de suicides de jeunes, victimes d'intimidation. Ses travaux, repris depuis dans plusieurs pays et au Québec récemment, ont permis de réaliser l'universalité du drame quotidien vécu dans les écoles et de ses conséquences sur les jeunes. Il a développé un programme d'intervention efficace qui permet de réduire considérablement l'intimidation dans le quotidien des élèves (Olweus, 1993).
On retrouve entre 10 et 15% de tous les enfants qui dans l'ensemble des recherches sont aux prises avec des problèmes d'intimidation, soit à l'occasion, soit fréquemment. Environ 9% subissent cette violence, 7% la commettent et 17% occupent les deux rôles. Un enfant sur sept vit donc régulièrement des difficultés liées à l'intimidation. Les conséquences ne sont pas banales. Pour la victime, l'école devient un endroit perçu comme étant dangereux. Ses résultats scolaires chutent. Elle fuit l'école : 15% de l'absentéisme scolaire serait attribuable à la crainte d'être intimidé. Son estime de soi diminue et elle s'isole de plus en plus. Différentes perturbations psychologiques, souvent temporaires, mais parfois sévères peuvent en résulter. Pour l'intimidateur, le portrait est pire. Son statut, à l'école primaire, est d'abord artificiellement élevé. On admire parfois son audace à menacer des enfants peu sympathiques mais on ne recherche pas sa compagnie. On le craint et, pour se protéger, on le fuit. À l'école secondaire, l'intimidateur n'est plus accepté que par d'autres comme lui, sa déviance se cristallise, il décroche avant la fin de ses études. Ceux qui, entre la sixième année et la troisième secondaire, auront été jugés par leurs pairs comme étant des intimidateurs fréquents se retrouveront à 24 ans, pour 60% d'entre eux, avec une condamnation pour offense criminelle (contre 10% de la population normale); entre 35 et 40% en auront commis trois ou davantage. (Olweus, 1991)
Les adultes devant l'intimidation? Le portrait est décevant. Notre recherche arrive aux mêmes résultats qu'ailleurs: 60% des jeunes disent que les adultes ne font rien pour contrer l'intimidation. Au secondaire, 85% des enseignants ne seraient jamais au courant des incidents et seulement 50% des parents seraient informés des menaces et agressions faites à leur enfant. Plusieurs raisons expliquent l'aveuglement des personnes en autorité. D'abord, les adultes ne croient pas à la gravité du problème: "c'est de leur âge; ils doivent apprendre à former leur caractère; ce qui se passe en dehors de la classe et de l'école ne me regarde pas; ils exagèrent, après tout ce ne sont que des paroles de menace; ils ont un peu couru après", etc. Pourtant ces mêmes paroles, ces mêmes gestes, adressés entre adultes constitueraient une infraction criminelle. Une autre raison qui explique l'ignorance des adultes vient du fait que les jeunes eux-mêmes censurent toute allusion à des gestes d'intimidation. Ils ne veulent pas se faire dire qu'ils ont fait exprès, qu'ils n'ont qu'à ignorer (Milich et al. 1996), qu'ils n'ont pas à s'en faire. Ils ne veulent pas revivre des expériences où des adultes ont promis d'agir, ce qui a eu comme conséquence d'alerter plutôt l'intimidateur qui a réagi par des représailles. Mais surtout, ils ne savent pas comment traverser l'interdit tacite mais puissant des jeunes où la dénonciation et l'affirmation de ses droits sont confondus avec la délation.
Qui est l'intimidateur?
Il provient souvent d'une famille où se vit déjà de l'intimidation par les parents. Hostiles et autoritaires, ils véhiculent une approche disciplinaire inconstante et parfois violente. La supervision, déficitaire, s'inscrit dans un code de vie où le message à l'enfant est: "attaque si on te provoque". Contrairement au discours habituel, les recherches montrent que l'enfant intimidateur s'est bâti une bonne estime de soi. Il n'est ni anxieux, ni insécure (Baumeister et al. 1996). Il manifeste une attitude positive envers la violence. Il aime intimider et il croit ses actions justifiées. Les informations sont traitées de manière rigide et automatique. Les gestes des victimes sont analysés à travers une attribution hostile. Il voit de la provocation partout et ne manifeste pas d'empathie envers la souffrance de l'autre. Un béhavioriste dirait qu'il reçoit un renforcement positif en obtenant ce qu'il veut et un renforcement négatif en faisant cesser toute velléité de représailles de sa victime.
Un autre type d'enfant intimidateur, moins fréquent mais plus à risque, est celui qui tout en étant victime en intimide d'autres. Cet enfant va manifester plus d'anxiété et d'insécurité. Souvent impulsif et hyperactif, il se venge à la moindre provocation. Ses pairs le rejettent avec mépris. Les adultes auront tendance à fermer les yeux quand il se plaindra d'être agressé, tellement on croit qu'il a mérité sa correction. Dans son cas, le pronostic laisse craindre des risques élevés de problèmes d'adaptation à l'âge adulte.
Contrer l'intimidation
L'intimidation se nourrit du silence des victimes et des témoins. Elle sera contrée dans la mesure où seront connus les données des recherches et les résultats d'enquêtes. Il faudra identifier les intimidateurs et les victimes chroniques. À cet effet, nous avons développé une technique sociométrique simple, inspirée des travaux de Perry et al. (1988). L'intervention directe pourra débuter à partir de là : semaine de sensibilisation des parents, enseignants et enfants; animation hebdomadaire dans les classes, rencontres individuelles des victimes et des intimidateurs. Le message sera toujours le même : "nous savons qu'il y a un problème d'intimidation, nous savons qui est concerné, nous allons intervenir et nous allons continuer à le faire".
Une équipe formée de la direction, d'enseignantes et du psychologue scolaire assurera la continuité dans les interventions et évitera qu'après trop peu de temps la vigilance diminue. Notre propre recherche, dans le même sens que les travaux du professeur Olweus (1993), montre qu'il faut au moins deux ans pour modifier de manière durable la culture d'une école en matière d'intimidation. Plusieurs fois faudra-t-il revenir avec les adultes et les jeunes pour aider à distinguer des concepts comme délation et dénonciation, le droit au secret du jeune et l'affirmation de ses droits. Il importera d'assurer à la victime que sa plainte sera prise au sérieux, que les adultes concernés vont appuyer l'intervention et surtout qu'ils vont continuer à la protéger de représailles même plusieurs jours après la première intervention.
Le psychologue scolaire interviendra auprès des victimes les plus démunies et des intimidateurs les plus coriaces. Pour les premiers, des techniques de formation aux habiletés sociales et une formation de leurs parents viseront à développer de meilleures stratégies pour affronter l'agression des intimidateurs. Avec les derniers, le psychologue va surtout développer des techniques de modification de comportements et des contrats béhavioraux.
Effets d'un programme d'intervention
Après un an, nous avons réussi à diminuer significativement (p. <.007) la fréquence de l'intimidation dans une école primaire de la région de Granby. On a constaté une réduction de 60% de nombre d'enfants qui se disaient fréquemment intimidés à l'école, et une réduction de 40% sur le trajet entre l'école et la maison. Les enfants victimes ont, dans une large mesure, révélé qu'ils subissaient moins d'intimidation et appréciaient l'aide qui leur avait été offerte.
Pour intervenir de manière efficace
Poursuivre à http://www.aqps.qc.ca/public/publications/bulletin/09/09-03-01.htm
par Richard Gagné, psychologue
Commission scolaire des Cantons
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Tous les jours, dans toutes les écoles, plusieurs jeunes en intimident d'autres. Dans une large mesure, ce phénomène est ignoré ou au mieux minimisé par les adultes responsables. Les enfants qui en sont témoins ne dénoncent par les agresseurs, ne défendent pas les victimes. Celles-ci vivent dans un climat de peur et d'impuissance. Les intimidateurs, pour un bon nombre, apprennent impunément des comportements criminels qu'ils vont reproduire à l'âge adulte. (Batsche et Knoff, 1994)
Caractéristiques de l'intimidation à l'école
On retrouve toujours un rapport de force de l'agresseur sur la victime. Il ne s'agit pas de simples chicanes entre deux jeunes de force égale. L'intimidé vit un sentiment d'impuissance. La menace n'apparaît pas nécessairement, de l'extérieur, comme étant grave et souvent on ne retrouve même pas de geste agressif. Des paroles, l'isolement social, peuvent intimider. Un caractère répétitif est habituellement associé à cette forme d'agression qui se produit là où la surveillance des adultes est la moins élevée : sur le trajet entre l'école et la maison, dans les endroits les plus isolés de l'école. Chez les adolescents, l'intimidation prend parfois un aspect plus violent quand un jeune ou un groupe de jeunes en menacent d'autres dans le but de leur voler des vêtements ou de l'argent. On parle alors de "taxage".
La réalité cachée
En Suède, vers la fin des années 60, le professeur Dan Olweus, maintenant à l'Université de Bergen, fut mandaté par le gouvernement pour mener une recherche suite à un nombre élevé de suicides de jeunes, victimes d'intimidation. Ses travaux, repris depuis dans plusieurs pays et au Québec récemment, ont permis de réaliser l'universalité du drame quotidien vécu dans les écoles et de ses conséquences sur les jeunes. Il a développé un programme d'intervention efficace qui permet de réduire considérablement l'intimidation dans le quotidien des élèves (Olweus, 1993).
On retrouve entre 10 et 15% de tous les enfants qui dans l'ensemble des recherches sont aux prises avec des problèmes d'intimidation, soit à l'occasion, soit fréquemment. Environ 9% subissent cette violence, 7% la commettent et 17% occupent les deux rôles. Un enfant sur sept vit donc régulièrement des difficultés liées à l'intimidation. Les conséquences ne sont pas banales. Pour la victime, l'école devient un endroit perçu comme étant dangereux. Ses résultats scolaires chutent. Elle fuit l'école : 15% de l'absentéisme scolaire serait attribuable à la crainte d'être intimidé. Son estime de soi diminue et elle s'isole de plus en plus. Différentes perturbations psychologiques, souvent temporaires, mais parfois sévères peuvent en résulter. Pour l'intimidateur, le portrait est pire. Son statut, à l'école primaire, est d'abord artificiellement élevé. On admire parfois son audace à menacer des enfants peu sympathiques mais on ne recherche pas sa compagnie. On le craint et, pour se protéger, on le fuit. À l'école secondaire, l'intimidateur n'est plus accepté que par d'autres comme lui, sa déviance se cristallise, il décroche avant la fin de ses études. Ceux qui, entre la sixième année et la troisième secondaire, auront été jugés par leurs pairs comme étant des intimidateurs fréquents se retrouveront à 24 ans, pour 60% d'entre eux, avec une condamnation pour offense criminelle (contre 10% de la population normale); entre 35 et 40% en auront commis trois ou davantage. (Olweus, 1991)
Les adultes devant l'intimidation? Le portrait est décevant. Notre recherche arrive aux mêmes résultats qu'ailleurs: 60% des jeunes disent que les adultes ne font rien pour contrer l'intimidation. Au secondaire, 85% des enseignants ne seraient jamais au courant des incidents et seulement 50% des parents seraient informés des menaces et agressions faites à leur enfant. Plusieurs raisons expliquent l'aveuglement des personnes en autorité. D'abord, les adultes ne croient pas à la gravité du problème: "c'est de leur âge; ils doivent apprendre à former leur caractère; ce qui se passe en dehors de la classe et de l'école ne me regarde pas; ils exagèrent, après tout ce ne sont que des paroles de menace; ils ont un peu couru après", etc. Pourtant ces mêmes paroles, ces mêmes gestes, adressés entre adultes constitueraient une infraction criminelle. Une autre raison qui explique l'ignorance des adultes vient du fait que les jeunes eux-mêmes censurent toute allusion à des gestes d'intimidation. Ils ne veulent pas se faire dire qu'ils ont fait exprès, qu'ils n'ont qu'à ignorer (Milich et al. 1996), qu'ils n'ont pas à s'en faire. Ils ne veulent pas revivre des expériences où des adultes ont promis d'agir, ce qui a eu comme conséquence d'alerter plutôt l'intimidateur qui a réagi par des représailles. Mais surtout, ils ne savent pas comment traverser l'interdit tacite mais puissant des jeunes où la dénonciation et l'affirmation de ses droits sont confondus avec la délation.
Qui est l'intimidateur?
Il provient souvent d'une famille où se vit déjà de l'intimidation par les parents. Hostiles et autoritaires, ils véhiculent une approche disciplinaire inconstante et parfois violente. La supervision, déficitaire, s'inscrit dans un code de vie où le message à l'enfant est: "attaque si on te provoque". Contrairement au discours habituel, les recherches montrent que l'enfant intimidateur s'est bâti une bonne estime de soi. Il n'est ni anxieux, ni insécure (Baumeister et al. 1996). Il manifeste une attitude positive envers la violence. Il aime intimider et il croit ses actions justifiées. Les informations sont traitées de manière rigide et automatique. Les gestes des victimes sont analysés à travers une attribution hostile. Il voit de la provocation partout et ne manifeste pas d'empathie envers la souffrance de l'autre. Un béhavioriste dirait qu'il reçoit un renforcement positif en obtenant ce qu'il veut et un renforcement négatif en faisant cesser toute velléité de représailles de sa victime.
Un autre type d'enfant intimidateur, moins fréquent mais plus à risque, est celui qui tout en étant victime en intimide d'autres. Cet enfant va manifester plus d'anxiété et d'insécurité. Souvent impulsif et hyperactif, il se venge à la moindre provocation. Ses pairs le rejettent avec mépris. Les adultes auront tendance à fermer les yeux quand il se plaindra d'être agressé, tellement on croit qu'il a mérité sa correction. Dans son cas, le pronostic laisse craindre des risques élevés de problèmes d'adaptation à l'âge adulte.
Contrer l'intimidation
L'intimidation se nourrit du silence des victimes et des témoins. Elle sera contrée dans la mesure où seront connus les données des recherches et les résultats d'enquêtes. Il faudra identifier les intimidateurs et les victimes chroniques. À cet effet, nous avons développé une technique sociométrique simple, inspirée des travaux de Perry et al. (1988). L'intervention directe pourra débuter à partir de là : semaine de sensibilisation des parents, enseignants et enfants; animation hebdomadaire dans les classes, rencontres individuelles des victimes et des intimidateurs. Le message sera toujours le même : "nous savons qu'il y a un problème d'intimidation, nous savons qui est concerné, nous allons intervenir et nous allons continuer à le faire".
Une équipe formée de la direction, d'enseignantes et du psychologue scolaire assurera la continuité dans les interventions et évitera qu'après trop peu de temps la vigilance diminue. Notre propre recherche, dans le même sens que les travaux du professeur Olweus (1993), montre qu'il faut au moins deux ans pour modifier de manière durable la culture d'une école en matière d'intimidation. Plusieurs fois faudra-t-il revenir avec les adultes et les jeunes pour aider à distinguer des concepts comme délation et dénonciation, le droit au secret du jeune et l'affirmation de ses droits. Il importera d'assurer à la victime que sa plainte sera prise au sérieux, que les adultes concernés vont appuyer l'intervention et surtout qu'ils vont continuer à la protéger de représailles même plusieurs jours après la première intervention.
Le psychologue scolaire interviendra auprès des victimes les plus démunies et des intimidateurs les plus coriaces. Pour les premiers, des techniques de formation aux habiletés sociales et une formation de leurs parents viseront à développer de meilleures stratégies pour affronter l'agression des intimidateurs. Avec les derniers, le psychologue va surtout développer des techniques de modification de comportements et des contrats béhavioraux.
Effets d'un programme d'intervention
Après un an, nous avons réussi à diminuer significativement (p. <.007) la fréquence de l'intimidation dans une école primaire de la région de Granby. On a constaté une réduction de 60% de nombre d'enfants qui se disaient fréquemment intimidés à l'école, et une réduction de 40% sur le trajet entre l'école et la maison. Les enfants victimes ont, dans une large mesure, révélé qu'ils subissaient moins d'intimidation et appréciaient l'aide qui leur avait été offerte.
Pour intervenir de manière efficace
Poursuivre à http://www.aqps.qc.ca/public/publications/bulletin/09/09-03-01.htm
Libellés :
agresseur,
autorité,
citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
http://maisons-femmes.qc.ca/violence-a-lecole/violence-au-primaire
La violence dans votre école vous inquiète ?
Lorsqu'une situation de violence entre enfants se produit, il n'y a pas plusieurs solutions possible. Afin de régler le problème et ainsi favoriser un climat sécuritaire, il faut répondre à deux conditions : premièrement, l'enfant victime doit pouvoir dénoncer la situation de violence et, finalement, les adultes (professeur, direction, parents, etc.) doivent savoir comment accueillir cette dénonciation et savoir comment y réagir adéquatement. Et la seule façon de rassembler ces conditions gagnantes est de réunir toutes les personnes impliquées (personnel scolaire, parents et élèves) autour d'une vision et d'actions communes.
Pour réaliser ce projet, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale vous propose une solution : la démarche de prévention BRANCHONS-NOUS SUR LES RAPPORTS DE FORCE qui consiste à outiller tous les acteurs à faire face à la violence :
une formation rigoureuse et unique
un accompagnement continu
une animation vivante du programme auprès des élèves, du personnel scolaire et des parents
une mallette pédagogique qui contient tout le matériel nécessaire
VOUS ÊTES INTÉRESSÉ(E)S PAR CETTE DÉMARCHE ?
Vous avez accès sur demande à une présentation de la démarche BRANCHONS-NOUS SUR LES RAPPORTS DE FORCE
Pour plus d'informations, communiquez avec
Maude Lebert Demers
Tél. : 514-878-9134 514-878-9134 poste 222
courriel : mlebertdemers@maisons-femmes.qc.ca
Poursuivre à http://maisons-femmes.qc.ca/violence-a-lecole/violence-au-primaire
***
***
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2619
lundi 26 février 2007
Lettre au ministre de l’Éducation du Québec
La prévention de la violence chez les jeunes
par Jacques Brodeur, consultant en prévention de la violence
***
Lorsqu'une situation de violence entre enfants se produit, il n'y a pas plusieurs solutions possible. Afin de régler le problème et ainsi favoriser un climat sécuritaire, il faut répondre à deux conditions : premièrement, l'enfant victime doit pouvoir dénoncer la situation de violence et, finalement, les adultes (professeur, direction, parents, etc.) doivent savoir comment accueillir cette dénonciation et savoir comment y réagir adéquatement. Et la seule façon de rassembler ces conditions gagnantes est de réunir toutes les personnes impliquées (personnel scolaire, parents et élèves) autour d'une vision et d'actions communes.
Pour réaliser ce projet, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale vous propose une solution : la démarche de prévention BRANCHONS-NOUS SUR LES RAPPORTS DE FORCE qui consiste à outiller tous les acteurs à faire face à la violence :
une formation rigoureuse et unique
un accompagnement continu
une animation vivante du programme auprès des élèves, du personnel scolaire et des parents
une mallette pédagogique qui contient tout le matériel nécessaire
VOUS ÊTES INTÉRESSÉ(E)S PAR CETTE DÉMARCHE ?
Vous avez accès sur demande à une présentation de la démarche BRANCHONS-NOUS SUR LES RAPPORTS DE FORCE
Pour plus d'informations, communiquez avec
Maude Lebert Demers
Tél. : 514-878-9134 514-878-9134 poste 222
courriel : mlebertdemers@maisons-femmes.qc.ca
Poursuivre à http://maisons-femmes.qc.ca/violence-a-lecole/violence-au-primaire
***
***
http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2619
lundi 26 février 2007
Lettre au ministre de l’Éducation du Québec
La prévention de la violence chez les jeunes
par Jacques Brodeur, consultant en prévention de la violence
***
Libellés :
agresseur,
autorité,
citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
Et d'autre sites sur la violence...
http://www.ucalgary.ca/resolve/violenceprevention/Francais/progprev.htm
Les programmes de prévention
Qu’est-ce que la prévention?
Les écoles et le travail de prévention
Programmes de l’extérieur ou programmes internes?
Les tendances actuelles et leurs répercussions sur les programmes de prévention
Faire des rapprochements entre les différentes formes de la violence
Faire la différence entre garçons et filles
Les aptitudes communes
De multiples programmes au fil du temps
Formation des enseignants et du personnel scolaire
Modifier le climat de l’école
Liens entre l’école et la collectivité
Participation active des parents
Planifier une réponse globale en matière de prévention de la violence
Références
On considère que la violence est essentiellement un comportement acquis. Elle peut marquer les êtres à bien des moments de leur vie, que ce soit avant leur scolarisation (intériorisation des messages de la société relatifs au comportement attendu des garçons et des filles), durant leur scolarité (messages sexistes renforcés par un traitement différent des garçons et des filles, intimidation, insultes, harcèlement et violence amoureuse) et jusqu’à l’âge adulte sous forme de harcèlement, d’agression sexuelle et de mauvais traitements de la part d’un partenaire intime (Boland, 1995). C’est dans l’espoir qu’une sensibilisation précoce à la violence en prévienne l’utilisation, plus tard dans la vie, que les écoles et les organismes communautaires acceptent souvent la mission de dispenser des programmes de prévention.
La section qui suit décrit différents modèles de prévention et différents types de programmes de prévention qui ont l’école comme lieu logique de déroulement.
***
http://www.relationsansviolence.ch/outils.htm
Intégration, accueil, respect
Affiche sur le respect
E ditée par Non-violence actualité
Disponible pour les écoles du canton de Neuchâtel
E-mail : relationsansnviolence@rpn.ch
Texte de l'affiche:
1. « On peut ne pas être d’accord, cela n’empêche pas de se respecter. Le respect favorise le dialogue et met hors-jeu la violence. Les conflits sont ainsi plus faciles à régler.
2. « Bonjour », « S’il te plaît », « Merci » … sont des outils qui facilitent la communication. Le respect mutuel est indispensable pour bien vivre ensemble.
3. Pour se faire respecter, il faut apprendre à s’affirmer sans écraser l’ autre. C’est le meilleur moyen de vivre en paix et en sécurité.
4. Respecter l’école, la cité, la rue, c’est respecter son lieu de vie et celui des autres. La propreté, c’est le respect de l’environnement, de soi et des autres.
5. Respecter l’identité de chacun, sa religion, sa couleur, sa nationalité, c’est indispensable à la vie en groupe, à la vie de la cité. C’est un élément important de la citoyenneté.
6. Le respect est un droit et un devoir pour tous … Petits et grands, forts et faibles, gagnants et perdants, jeunes et adultes, garçons et filles, parents et enfants…
7. Quand on me manque de respect, je ne suis pas d’accord et je le dis. Si je ne me sens pas assez fort, je peux aussi faire appel à quelqu’un qui pourra m’aider et le dire »
• Règlement, charte, discipline, sanctions
Le code de vie de l'école
Activité pédagogique
Est-ce que le code de vie de l'école est respectueux de toutes les personnes vivant à l'école?
Activité ayant pour but de rendre l'élève capable de reconnaître l'existence de la discrimination dans son milieu et d'y réagir.
• Apprentissage de la citoyenneté, conseil d’élèves
Acti-jeunes - vie scolaire
Boîte à outils comprenant de nombreuses ressources telles que:
- L'élection du conseil d'élèves à l'école secondaire (procédure pour tenir une élection et fiches).
- Le travail en équipe et la communication (activités et fiches permettant aux jeunes d'acquérir des habilités à animer leur milieu de vie scolaire).
- Fiches d'évaluation formative (ensemble de sept fiches pour aider à améliorer la qualité du travail en équipe ou en comité).
- Jeunes en santé - Qualité de vie en classe (activités de gestion de classe pour aider à améliorer la qualité de vie en classe).
Les droits pour les 12-15 ans
http://www.droitsenfant.com/12-15.htm
Le droit d'être toi-même
Le droit à la vie privée
Le droit à une place dans la société
Le droit à être protégé de la violence
Le droit à la justice
Adresses utiles
La Convention internationale des droits de l'enfant
Manifeste anti-violence
Internet et toi
Des jeux, en ligne, pour les enfants
http://www.droitsenfant.com/jeuenfant.htm
Connais-tu tes droits ?
Métiers d'enfants
Jeu de mots
Associer des images
Associer des mots
Quiz sur les droits de l'enfant
Associer des mots et des images
JASMIN, Danielle Le conseil de coopération : un outil pédagogique pour l'organisation de la vie de classe ChenelièreMcGrawHillcop. 1994
• Développement de la coopération, travail d’équipe
Acti-jeunes - vie scolaire
Boîte à outils comprenant de nombreuses ressources telles que:
- L'élection du conseil d'élèves à l'école secondaire (procédure pour tenir une élection et fiches).
- Le travail en équipe et la communication (activités et fiches permettant aux jeunes d'acquérir des habilités à animer leur milieu de vie scolaire).
- Fiches d'évaluation formative (ensemble de sept fiches pour aider à améliorer la qualité du travail en équipe ou en comité).
- Jeunes en santé - Qualité de vie en classe (activités de gestion de classe pour aider à améliorer la qualité de vie en classe).
Outils, fiches guides
Echanges, zone de travail coopératif adatpés à la pédagogie Freinet
Activités ccopératives
Fiches outils
48 fiches (fichier PDF)
Une foule de suggestions et d’outils pratiques pour animer des activités de travail coopératif et mettre en valeur la coopération, le travail d’équipe, la solidarité, la démocratie, l’entraide
Banque d'activités coopératives
Travail en équipe
Outils d'évaluation, aspects pratiques
• Conduite de projets, analyse et amélioration concertée du climat scolaire
La sécurité à l'école : des idées pour les élèves
Former un comité sur la sécurité à l'école, mener des projets
• Collaboration entre l’école et la famille, partenariat
• Analyse de situations, interventions, travail en réseau
Gestion du comportement en milieu scolaire
Guide de l’identification des victimes et agresseurs potentiels
Les programmes de prévention
Qu’est-ce que la prévention?
Les écoles et le travail de prévention
Programmes de l’extérieur ou programmes internes?
Les tendances actuelles et leurs répercussions sur les programmes de prévention
Faire des rapprochements entre les différentes formes de la violence
Faire la différence entre garçons et filles
Les aptitudes communes
De multiples programmes au fil du temps
Formation des enseignants et du personnel scolaire
Modifier le climat de l’école
Liens entre l’école et la collectivité
Participation active des parents
Planifier une réponse globale en matière de prévention de la violence
Références
On considère que la violence est essentiellement un comportement acquis. Elle peut marquer les êtres à bien des moments de leur vie, que ce soit avant leur scolarisation (intériorisation des messages de la société relatifs au comportement attendu des garçons et des filles), durant leur scolarité (messages sexistes renforcés par un traitement différent des garçons et des filles, intimidation, insultes, harcèlement et violence amoureuse) et jusqu’à l’âge adulte sous forme de harcèlement, d’agression sexuelle et de mauvais traitements de la part d’un partenaire intime (Boland, 1995). C’est dans l’espoir qu’une sensibilisation précoce à la violence en prévienne l’utilisation, plus tard dans la vie, que les écoles et les organismes communautaires acceptent souvent la mission de dispenser des programmes de prévention.
La section qui suit décrit différents modèles de prévention et différents types de programmes de prévention qui ont l’école comme lieu logique de déroulement.
***
http://www.relationsansviolence.ch/outils.htm
Intégration, accueil, respect
Affiche sur le respect
E ditée par Non-violence actualité
Disponible pour les écoles du canton de Neuchâtel
E-mail : relationsansnviolence@rpn.ch
Texte de l'affiche:
1. « On peut ne pas être d’accord, cela n’empêche pas de se respecter. Le respect favorise le dialogue et met hors-jeu la violence. Les conflits sont ainsi plus faciles à régler.
2. « Bonjour », « S’il te plaît », « Merci » … sont des outils qui facilitent la communication. Le respect mutuel est indispensable pour bien vivre ensemble.
3. Pour se faire respecter, il faut apprendre à s’affirmer sans écraser l’ autre. C’est le meilleur moyen de vivre en paix et en sécurité.
4. Respecter l’école, la cité, la rue, c’est respecter son lieu de vie et celui des autres. La propreté, c’est le respect de l’environnement, de soi et des autres.
5. Respecter l’identité de chacun, sa religion, sa couleur, sa nationalité, c’est indispensable à la vie en groupe, à la vie de la cité. C’est un élément important de la citoyenneté.
6. Le respect est un droit et un devoir pour tous … Petits et grands, forts et faibles, gagnants et perdants, jeunes et adultes, garçons et filles, parents et enfants…
7. Quand on me manque de respect, je ne suis pas d’accord et je le dis. Si je ne me sens pas assez fort, je peux aussi faire appel à quelqu’un qui pourra m’aider et le dire »
• Règlement, charte, discipline, sanctions
Le code de vie de l'école
Activité pédagogique
Est-ce que le code de vie de l'école est respectueux de toutes les personnes vivant à l'école?
Activité ayant pour but de rendre l'élève capable de reconnaître l'existence de la discrimination dans son milieu et d'y réagir.
• Apprentissage de la citoyenneté, conseil d’élèves
Acti-jeunes - vie scolaire
Boîte à outils comprenant de nombreuses ressources telles que:
- L'élection du conseil d'élèves à l'école secondaire (procédure pour tenir une élection et fiches).
- Le travail en équipe et la communication (activités et fiches permettant aux jeunes d'acquérir des habilités à animer leur milieu de vie scolaire).
- Fiches d'évaluation formative (ensemble de sept fiches pour aider à améliorer la qualité du travail en équipe ou en comité).
- Jeunes en santé - Qualité de vie en classe (activités de gestion de classe pour aider à améliorer la qualité de vie en classe).
Les droits pour les 12-15 ans
http://www.droitsenfant.com/12-15.htm
Le droit d'être toi-même
Le droit à la vie privée
Le droit à une place dans la société
Le droit à être protégé de la violence
Le droit à la justice
Adresses utiles
La Convention internationale des droits de l'enfant
Manifeste anti-violence
Internet et toi
Des jeux, en ligne, pour les enfants
http://www.droitsenfant.com/jeuenfant.htm
Connais-tu tes droits ?
Métiers d'enfants
Jeu de mots
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Associer des mots et des images
JASMIN, Danielle Le conseil de coopération : un outil pédagogique pour l'organisation de la vie de classe ChenelièreMcGrawHillcop. 1994
• Développement de la coopération, travail d’équipe
Acti-jeunes - vie scolaire
Boîte à outils comprenant de nombreuses ressources telles que:
- L'élection du conseil d'élèves à l'école secondaire (procédure pour tenir une élection et fiches).
- Le travail en équipe et la communication (activités et fiches permettant aux jeunes d'acquérir des habilités à animer leur milieu de vie scolaire).
- Fiches d'évaluation formative (ensemble de sept fiches pour aider à améliorer la qualité du travail en équipe ou en comité).
- Jeunes en santé - Qualité de vie en classe (activités de gestion de classe pour aider à améliorer la qualité de vie en classe).
Outils, fiches guides
Echanges, zone de travail coopératif adatpés à la pédagogie Freinet
Activités ccopératives
Fiches outils
48 fiches (fichier PDF)
Une foule de suggestions et d’outils pratiques pour animer des activités de travail coopératif et mettre en valeur la coopération, le travail d’équipe, la solidarité, la démocratie, l’entraide
Banque d'activités coopératives
Travail en équipe
Outils d'évaluation, aspects pratiques
• Conduite de projets, analyse et amélioration concertée du climat scolaire
La sécurité à l'école : des idées pour les élèves
Former un comité sur la sécurité à l'école, mener des projets
• Collaboration entre l’école et la famille, partenariat
• Analyse de situations, interventions, travail en réseau
Gestion du comportement en milieu scolaire
Guide de l’identification des victimes et agresseurs potentiels
Libellés :
agresseur,
autorité,
citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
Et encore des sites avec le sujet de la violence...
http://www.momes.net/forum/violenceecole.html
***
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/10/GARCIA/14409
***
http://www.petitmonde.com/Doc/Article/Une_solution_pour_diminuer_la_violence_a_l_ecole_le_programme_Vers_le_pacifique
La disparition de l’adolescent David Fortin à Alma a mobilisé la société québécoise autour des conséquences de l’intimidation. Même si tous les cas d’intimidation ne mènent pas à une situation aussi tragique, il n’en reste pas moins que les jeunes aux prises avec ce problème restent marqués par cette douloureuse expérience et développent une aversion pour l’école. Si depuis quelques années le milieu scolaire observe une multiplication des formes de violence à l’école, comme la cyberintimidation, le phénomène de la violence entre les élèves et envers le personnel scolaire n’est pas récent. Pour contrer la violence à l’école, différents acteurs de la communauté scolaire ont élaboré des projets éducatifs et ont proposé des outils afin d’offrir un environnement favorable aux apprentissages.
En 1998, le Centre Mariebourg (maintenant appelé Institut Pacifique), un organisme communautaire de Montréal-Nord qui a pour mission de prévenir l’émergence des problèmes psychosociaux chez les enfants, a conçu le programme Vers le pacifique. Ce programme, scindé en deux volets d’interventions, encourage l’utilisation des conduites pacifiques et l’emploi de la médiation comme méthode de résolution des conflits. Il possède un volet adapté aux élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire. En 2008, Vers le pacifique a ajouté un second volet à son programme au secondaire, Différents, mais pas indifférents[i] afin de répondre aux besoins spécifiques des adolescents.
«Les conflits, on ne peut pas les éviter. Mais on peut apprendre à y faire face correctement», explique Benoit Tremblay, directeur de l’Institut Pacifique.
LES OBJECTIFS DU PROGRAMME
•Promouvoir la gestion pacifique des conflits auprès des jeunes, des enseignants et des parents.
•Développer des outils pédagogiques afin de faciliter l’enseignement de la résolution de conflits et de la médiation dans les milieux scolaires.
•Former les jeunes à la résolution de conflits et à la médiation.
•Par la formation, outiller les professionnels des établissements scolaires face à la gestion des conflits.
•Afin d’assurer la réussite et la longévité de l’intervention, soutenir l’implantation du programme dans les écoles.
***
http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2008/21/c7591.html
Violence à l'école - LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC DÉVOILE DE NOUVELLES MESURES POUR VENIR EN AIDE AUX ÉLÈVES ET AU RÉSEAU SCOLAIRE
QUÉBEC, le 21 avril /CNW Telbec/ - La ministre de l'Éducation, du Loisir
et du Sport et ministre de la Famille, Mme Michelle Courchesne, et le député
de Viau, M. Emmanuel Dubourg, ont dévoilé aujourd'hui de nouvelles mesures
destinées à contrer la violence à l'école et à favoriser l'instauration d'un
climat sain et sécuritaire pour tous les élèves et les acteurs du milieu
scolaire. Ces mesures sont contenues dans le nouveau plan d'action pour
prévenir et traiter la violence à l'école présenté par la ministre. La mise en
oeuvre du plan d'action nécessitera un investissement de près de 17 millions
de dollars répartis sur trois ans, de l'année scolaire 2008-2009 à l'année
scolaire 2010-2011.
«La violence n'a pas sa place, surtout à l'école. Pour la contrer, nous
devons mettre en oeuvre une action énergique et soutenue, la plus globale et
concertée possible avec tous les partenaires de l'école. C'est justement ce
que le Plan d'action permettra de faire. Celui-ci constitue une initiative
importante qui complète, de façon significative, le Plan d'intervention
québécois sur les gangs de rue 2007-2010», a déclaré la ministre Courchesne.
Le Plan d'action, intitulé La violence à l'école : ça vaut le coup d'agir
ensemble!, s'articule autour de quatre grands axes : la prévention et le
traitement de la violence, la concertation et la formation, la recherche et la
documentation et, le suivi et l'évaluation du plan. Les mesures qui en
découlent viendront consolider et bonifier l'action du réseau scolaire. Le
gouvernement compte notamment produire un portrait de situation national qui
sera disponible à l'automne 2008.
De leur côté, les commissions scolaires recevront une aide de
6,9 millions de dollars afin de faciliter la réalisation d'interventions
efficaces. De plus, le réseau scolaire pourra compter, dans chaque région, sur
l'apport de nouvelles personnes-ressources qui viendront l'accompagner dans
ses efforts visant à contrer la violence dans les écoles, tout au long des
trois prochaines années.
La ministre a également fait ressortir l'importance, pour chaque école,
de se doter d'une stratégie locale d'intervention en prévention et en
traitement de la violence. Les commissions scolaires seront également invitées
à se doter d'un plan d'intervention en situation d'urgence.
Parmi les moyens d'action retenus, Mme Courchesne a souligné sa volonté
de faire en sorte que le personnel scolaire soit mieux préparé à faire face
aux situations de violence qu'il rencontre dans sa pratique. Elle entend donc
travailler de concert avec les universités pour déterminer et mettre en oeuvre
les moyens les plus appropriés pour que la problématique de la violence à
l'école soit incluse dans la formation initiale du personnel scolaire.
«Bien entendu, s'il nous faut protéger la vaste majorité des élèves
contre le taxage, le racisme, la cyberintimidation et la violence sous toutes
ses formes, il nous faut aussi nous préoccuper des élèves qui éprouvent des
problèmes de comportement. Notre gouvernement versera donc une somme de
5,25 millions de dollars aux commissions scolaires afin qu'elles puissent
organiser un service de soutien pédagogique et psychosocial favorisant la
réintégration des élèves suspendus ou expulsés de l'école. Ces jeunes pourront
ainsi être épaulés dans leurs efforts pour corriger les comportements qui
nuisent à leur intégration sociale et à leur réussite scolaire», a déclaré la
ministre.
Sur le plan national, un comité de concertation interministériel, composé
de représentants du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, du
ministère de la Santé et des Services sociaux, du ministère de la Justice, du
ministère de la Sécurité publique, du ministère de l'Immigration et des
Communautés culturelles, et du ministère de la Famille et des Aînés, sera mis
sur pied afin d'assurer la cohérence, la complémentarité et l'efficacité
optimale de l'action gouvernementale.
«Je suis persuadé que nous pourrons, grâce à ce plan d'action, maintenir
et même améliorer le climat qui règne dans nos écoles et nos quartiers. C'est,
quant à moi, l'une des plus belles façons de favoriser la réussite de notre
jeunesse», a ajouté le député M. Dubourg.
«La violence à l'école touche aussi bien les enfants et leur famille que
les enseignantes et enseignants. Ce phénomène nous concerne tous. Une société
évoluée comme la nôtre ne peut tolérer cela. Je compte donc suivre la
situation de très près», a-t-elle conclu.
Les personnes intéressées à en apprendre davantage sur le plan d'action
La violence à l'école : ça vaut le coup d'agir ensemble! peuvent consulter le
site Internet du Ministère au www.mels.gouv.qc.ca.
***
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/10/GARCIA/14409
***
http://www.petitmonde.com/Doc/Article/Une_solution_pour_diminuer_la_violence_a_l_ecole_le_programme_Vers_le_pacifique
La disparition de l’adolescent David Fortin à Alma a mobilisé la société québécoise autour des conséquences de l’intimidation. Même si tous les cas d’intimidation ne mènent pas à une situation aussi tragique, il n’en reste pas moins que les jeunes aux prises avec ce problème restent marqués par cette douloureuse expérience et développent une aversion pour l’école. Si depuis quelques années le milieu scolaire observe une multiplication des formes de violence à l’école, comme la cyberintimidation, le phénomène de la violence entre les élèves et envers le personnel scolaire n’est pas récent. Pour contrer la violence à l’école, différents acteurs de la communauté scolaire ont élaboré des projets éducatifs et ont proposé des outils afin d’offrir un environnement favorable aux apprentissages.
En 1998, le Centre Mariebourg (maintenant appelé Institut Pacifique), un organisme communautaire de Montréal-Nord qui a pour mission de prévenir l’émergence des problèmes psychosociaux chez les enfants, a conçu le programme Vers le pacifique. Ce programme, scindé en deux volets d’interventions, encourage l’utilisation des conduites pacifiques et l’emploi de la médiation comme méthode de résolution des conflits. Il possède un volet adapté aux élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire. En 2008, Vers le pacifique a ajouté un second volet à son programme au secondaire, Différents, mais pas indifférents[i] afin de répondre aux besoins spécifiques des adolescents.
«Les conflits, on ne peut pas les éviter. Mais on peut apprendre à y faire face correctement», explique Benoit Tremblay, directeur de l’Institut Pacifique.
LES OBJECTIFS DU PROGRAMME
•Promouvoir la gestion pacifique des conflits auprès des jeunes, des enseignants et des parents.
•Développer des outils pédagogiques afin de faciliter l’enseignement de la résolution de conflits et de la médiation dans les milieux scolaires.
•Former les jeunes à la résolution de conflits et à la médiation.
•Par la formation, outiller les professionnels des établissements scolaires face à la gestion des conflits.
•Afin d’assurer la réussite et la longévité de l’intervention, soutenir l’implantation du programme dans les écoles.
***
http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2008/21/c7591.html
Violence à l'école - LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC DÉVOILE DE NOUVELLES MESURES POUR VENIR EN AIDE AUX ÉLÈVES ET AU RÉSEAU SCOLAIRE
QUÉBEC, le 21 avril /CNW Telbec/ - La ministre de l'Éducation, du Loisir
et du Sport et ministre de la Famille, Mme Michelle Courchesne, et le député
de Viau, M. Emmanuel Dubourg, ont dévoilé aujourd'hui de nouvelles mesures
destinées à contrer la violence à l'école et à favoriser l'instauration d'un
climat sain et sécuritaire pour tous les élèves et les acteurs du milieu
scolaire. Ces mesures sont contenues dans le nouveau plan d'action pour
prévenir et traiter la violence à l'école présenté par la ministre. La mise en
oeuvre du plan d'action nécessitera un investissement de près de 17 millions
de dollars répartis sur trois ans, de l'année scolaire 2008-2009 à l'année
scolaire 2010-2011.
«La violence n'a pas sa place, surtout à l'école. Pour la contrer, nous
devons mettre en oeuvre une action énergique et soutenue, la plus globale et
concertée possible avec tous les partenaires de l'école. C'est justement ce
que le Plan d'action permettra de faire. Celui-ci constitue une initiative
importante qui complète, de façon significative, le Plan d'intervention
québécois sur les gangs de rue 2007-2010», a déclaré la ministre Courchesne.
Le Plan d'action, intitulé La violence à l'école : ça vaut le coup d'agir
ensemble!, s'articule autour de quatre grands axes : la prévention et le
traitement de la violence, la concertation et la formation, la recherche et la
documentation et, le suivi et l'évaluation du plan. Les mesures qui en
découlent viendront consolider et bonifier l'action du réseau scolaire. Le
gouvernement compte notamment produire un portrait de situation national qui
sera disponible à l'automne 2008.
De leur côté, les commissions scolaires recevront une aide de
6,9 millions de dollars afin de faciliter la réalisation d'interventions
efficaces. De plus, le réseau scolaire pourra compter, dans chaque région, sur
l'apport de nouvelles personnes-ressources qui viendront l'accompagner dans
ses efforts visant à contrer la violence dans les écoles, tout au long des
trois prochaines années.
La ministre a également fait ressortir l'importance, pour chaque école,
de se doter d'une stratégie locale d'intervention en prévention et en
traitement de la violence. Les commissions scolaires seront également invitées
à se doter d'un plan d'intervention en situation d'urgence.
Parmi les moyens d'action retenus, Mme Courchesne a souligné sa volonté
de faire en sorte que le personnel scolaire soit mieux préparé à faire face
aux situations de violence qu'il rencontre dans sa pratique. Elle entend donc
travailler de concert avec les universités pour déterminer et mettre en oeuvre
les moyens les plus appropriés pour que la problématique de la violence à
l'école soit incluse dans la formation initiale du personnel scolaire.
«Bien entendu, s'il nous faut protéger la vaste majorité des élèves
contre le taxage, le racisme, la cyberintimidation et la violence sous toutes
ses formes, il nous faut aussi nous préoccuper des élèves qui éprouvent des
problèmes de comportement. Notre gouvernement versera donc une somme de
5,25 millions de dollars aux commissions scolaires afin qu'elles puissent
organiser un service de soutien pédagogique et psychosocial favorisant la
réintégration des élèves suspendus ou expulsés de l'école. Ces jeunes pourront
ainsi être épaulés dans leurs efforts pour corriger les comportements qui
nuisent à leur intégration sociale et à leur réussite scolaire», a déclaré la
ministre.
Sur le plan national, un comité de concertation interministériel, composé
de représentants du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, du
ministère de la Santé et des Services sociaux, du ministère de la Justice, du
ministère de la Sécurité publique, du ministère de l'Immigration et des
Communautés culturelles, et du ministère de la Famille et des Aînés, sera mis
sur pied afin d'assurer la cohérence, la complémentarité et l'efficacité
optimale de l'action gouvernementale.
«Je suis persuadé que nous pourrons, grâce à ce plan d'action, maintenir
et même améliorer le climat qui règne dans nos écoles et nos quartiers. C'est,
quant à moi, l'une des plus belles façons de favoriser la réussite de notre
jeunesse», a ajouté le député M. Dubourg.
«La violence à l'école touche aussi bien les enfants et leur famille que
les enseignantes et enseignants. Ce phénomène nous concerne tous. Une société
évoluée comme la nôtre ne peut tolérer cela. Je compte donc suivre la
situation de très près», a-t-elle conclu.
Les personnes intéressées à en apprendre davantage sur le plan d'action
La violence à l'école : ça vaut le coup d'agir ensemble! peuvent consulter le
site Internet du Ministère au www.mels.gouv.qc.ca.
Libellés :
agresseur,
autorité,
citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
***http://www.edupax.org/index.php?option=com_content&view=article&id=83&Itemid=64
N° du document
Titre du document Description du document
17-0
17-043 Colloque sur la violence en Estrie en avril 2008 Conférencier : Jacques Hébert, École de travail social de l'UQAM
http://www.cyberpresse.ca/article/20071207/CPACTUALITES/712070707/5265/CPACTUALITES
17-042 Violence juvénile en France Signification de la révolte dans les quartiers défavorisés
http://www.esethi.com/article.php3?id_article=149
17-041 Tuerie de Virginia Tech Célébrité au bout du fusil
http://sisyphe.org/sisypheinfo/article.php3?id_article=99
17-040 Le phénomène de l'intimidation s'est répandu comme un feu de forêt Des petits de 4 ans maintenant impliqués dans des actes de «cold-blooded cruelty»
http://www.fradical.com/Bullying_has_spread_like_wildfire.htm
17-039 (4-039) Les enfants, rois de la télé et de la violence Entrevue avec l'hebdo Le Reflet
http://www.hebdos.net/lrd/edition92007/articles.asp?article_id=160896
17-038 (1-074) Violence Prevention In Our Schools Through Community Mobilization Contribution to Communication Initiative for Strategic Thinking
http://www.comminit.com/strategicthinking/st2007/thinking-2068.html
17-037 (7b-009) Communiqué de la Fédé Canadienne des Enseignantes concernant l'influence de la téléviolence sur les jeunes
Press release from the Canadian Teachers’ Federation (CTF) regarding the link between the media violence and youth violence
70% des Canadiens conscients des dommages, 80% réclament l'intervention de l'État
http://www.ctf-fce.ca/fr/press/2001/pr01-16.htm
70% of Canadians See the Link between TV and Youth Violence, 80% Expect Governments to Take Steps To Limit Exposure
http://www.ctf-fce.ca/en/press/2001/pr01-16.htm
17-036 (1-069) Le Ministre veut outiller les écoles du Québec pour qu'elles préviennent la violence chez les jeunes EDUPAX soumet des suggestions
Poursuivre à http://www.edupax.org/index.php?option=com_content&view=article&id=83&Itemid=64
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17-0
17-043 Colloque sur la violence en Estrie en avril 2008 Conférencier : Jacques Hébert, École de travail social de l'UQAM
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17-042 Violence juvénile en France Signification de la révolte dans les quartiers défavorisés
http://www.esethi.com/article.php3?id_article=149
17-041 Tuerie de Virginia Tech Célébrité au bout du fusil
http://sisyphe.org/sisypheinfo/article.php3?id_article=99
17-040 Le phénomène de l'intimidation s'est répandu comme un feu de forêt Des petits de 4 ans maintenant impliqués dans des actes de «cold-blooded cruelty»
http://www.fradical.com/Bullying_has_spread_like_wildfire.htm
17-039 (4-039) Les enfants, rois de la télé et de la violence Entrevue avec l'hebdo Le Reflet
http://www.hebdos.net/lrd/edition92007/articles.asp?article_id=160896
17-038 (1-074) Violence Prevention In Our Schools Through Community Mobilization Contribution to Communication Initiative for Strategic Thinking
http://www.comminit.com/strategicthinking/st2007/thinking-2068.html
17-037 (7b-009) Communiqué de la Fédé Canadienne des Enseignantes concernant l'influence de la téléviolence sur les jeunes
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70% des Canadiens conscients des dommages, 80% réclament l'intervention de l'État
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70% of Canadians See the Link between TV and Youth Violence, 80% Expect Governments to Take Steps To Limit Exposure
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17-036 (1-069) Le Ministre veut outiller les écoles du Québec pour qu'elles préviennent la violence chez les jeunes EDUPAX soumet des suggestions
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éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2006/09/le_weston_high.html
Je réfléchis
29 septembre 2006
Le « Weston High School » durement éprouvé
Les épisodes de violence dans des écoles se multiplient ces derniers jours. Inutile d’en faire le dénombrement, tellement il y en a. Je continue de croire qu’il faudra tôt ou tard s’interroger sur ce qui expose l’école à autant de turbulence. La tension est montée d’un cran au niveau des directions qui ont à revoir leur protocole de sécurité. Dans les corridors des écoles que j’ai visitées cette semaine, il était question dans l’informel autant que dans le formel de ces questions de sécurité avec en trame de fond des gestes qui visent à rassurer parents, élèves et collègues. Personne n’est prêt à croire que le danger est plus grand qu’avant, mais force est d’admettre que personne ne peut se considérer à l’abri d’un geste de folie.
Ce soir, on apprend qu’une école du Wisconsin vient de voir son directeur tomber sous les balles d’un jeune de quinze ans. Selon cette source (et il y en a d’autres pour corroborer), l’adolescent aurait prémédité son geste animé par beaucoup de rancoeur suite à une suspension à l’interne. La sanction serait reliée à une histoire de réprimande pour avoir été en possession de produit du tabac sur le territoire de l’école. D’un autre côté, il semble que le jeune homme se faisait crier des noms (source) et vivait aussi différentes formes de rejets. Rien pour expliquer la gravité du geste (il n’existe d’ailleurs aucune justification possible à pareille folie). Le quotidien des écoles est parsemé de réprimandes de ce genre (suspension à l’interne, par exemple) ou d’épisodes d’ostracisions regrettables; les jeunes sont capables de passer au travers de ce genre d’événements avec le support approprié.
Le Weston High School a perdu un de ses élèves dans un accident de la route quelques minutes avant les incidents (source). Vraiment, c’est beaucoup trop de drames pour une seule communauté… Que faire devant autant d’épreuves? Rester calme, bien sûr, mais vigilant aussi. Nous ne sommes pas aux États-Unis, mais force est d’admettre qu’il pourrait s’avérer important que chacun prenne soin les uns des autres un peu plus dans les prochaines semaines. Nous devons resserrer les rangs entre adultes d’abord et en compagnie des jeunes en particulier. La couverture médiatique risque d’augmenter la semaine prochaine autour de ces événements. Rien pour faciliter la tâche des enseignants et des membres de la direction. Espérons qu’on saura faire preuve d’un peu de retenue tout en ne se cachant pas la tête dans le sable. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond en ce moment…
Poursuivre à http://carnets.opossum.ca/mario/archives/2006/09/le_weston_high.html
29 septembre 2006
Le « Weston High School » durement éprouvé
Les épisodes de violence dans des écoles se multiplient ces derniers jours. Inutile d’en faire le dénombrement, tellement il y en a. Je continue de croire qu’il faudra tôt ou tard s’interroger sur ce qui expose l’école à autant de turbulence. La tension est montée d’un cran au niveau des directions qui ont à revoir leur protocole de sécurité. Dans les corridors des écoles que j’ai visitées cette semaine, il était question dans l’informel autant que dans le formel de ces questions de sécurité avec en trame de fond des gestes qui visent à rassurer parents, élèves et collègues. Personne n’est prêt à croire que le danger est plus grand qu’avant, mais force est d’admettre que personne ne peut se considérer à l’abri d’un geste de folie.
Ce soir, on apprend qu’une école du Wisconsin vient de voir son directeur tomber sous les balles d’un jeune de quinze ans. Selon cette source (et il y en a d’autres pour corroborer), l’adolescent aurait prémédité son geste animé par beaucoup de rancoeur suite à une suspension à l’interne. La sanction serait reliée à une histoire de réprimande pour avoir été en possession de produit du tabac sur le territoire de l’école. D’un autre côté, il semble que le jeune homme se faisait crier des noms (source) et vivait aussi différentes formes de rejets. Rien pour expliquer la gravité du geste (il n’existe d’ailleurs aucune justification possible à pareille folie). Le quotidien des écoles est parsemé de réprimandes de ce genre (suspension à l’interne, par exemple) ou d’épisodes d’ostracisions regrettables; les jeunes sont capables de passer au travers de ce genre d’événements avec le support approprié.
Le Weston High School a perdu un de ses élèves dans un accident de la route quelques minutes avant les incidents (source). Vraiment, c’est beaucoup trop de drames pour une seule communauté… Que faire devant autant d’épreuves? Rester calme, bien sûr, mais vigilant aussi. Nous ne sommes pas aux États-Unis, mais force est d’admettre qu’il pourrait s’avérer important que chacun prenne soin les uns des autres un peu plus dans les prochaines semaines. Nous devons resserrer les rangs entre adultes d’abord et en compagnie des jeunes en particulier. La couverture médiatique risque d’augmenter la semaine prochaine autour de ces événements. Rien pour faciliter la tâche des enseignants et des membres de la direction. Espérons qu’on saura faire preuve d’un peu de retenue tout en ne se cachant pas la tête dans le sable. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond en ce moment…
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***http://www.droitshumains.ca/violence_publ.htm
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Publications et informations au sujet de la violence à l’école
Commandez et regardez le documentaire sur DVD PSYCHIATRIE : LA VÉRITÉ SUR SES ABUS. Au moyen de rares séquences historiques et d’interviews avec plus de 160 médecins, avocats, éducateurs, survivants et experts de l’industrie de la santé mentale et de ses abus, ce film fascinant montre au grand jour la pseudoscience brutale qu’est la psychiatrie et la fraude de milliards de dollars que ses praticiens commettent. Durée du documentaire : environ 1h45. Prix : $20. (taxes incluses, livraison en sus).
--------------------------------------------------------------------------------
Les jeunes en danger – Quand la psychiatrie s’en prend aux adolescents et aux enfants
Le taux d’alphabétisation et l’intelligence des étudiants ont été une source continuelle d’amélioration et de fierté au cours des cinq premières décennies du XXe siècle. Dans les années ’60 et ’70, ceci changea et les résultats aux tests d’aptitude scolaire sont depuis ce temps en déclin continuellement.
L’information présentée dans cette brochure trace le développement historique de l’infiltration de la psychiatrie dans le domaine de l’éducation, comment elle l’a subvertie et l’a amenée au bord de l’effondrement.
Découvrez pourquoi plus de 6 millions d’enfants, aux Etats-Unis seulement, et des millions d’autres dans le monde, sont sous médicaments/drogues psychiatriques puissantes, tout cela à cause d’une tromperie déguisée en diagnostic dont le but est que chaque enfant soit étiqueté comme étant « malade mental. »
Cliquez ici pour lire et imprimer le document couleur complet d’environ 40 pages.
Note: Pour lire ce document, Acrobat doit être installé sur votre ordinateur. Vous pouvez l’obtenir gratuitement en cliquant ici.
-----------------------------------------------------------------------------------------
La psychiatrie et la création de violence insensée (version anglaise seulement)
Ce rapport de Bruce Wiseman, Président de la CCDH USA examine des études effectuées sur les effets secondaires des médicaments psychiatriques et sur leurs effets de « manque » qui créent des tueurs fous. Téléchargez ce document en cliquant ici.
Poursuivre à http://www.droitshumains.ca/violence_publ.htm
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Les jeunes en danger – Quand la psychiatrie s’en prend aux adolescents et aux enfants
Le taux d’alphabétisation et l’intelligence des étudiants ont été une source continuelle d’amélioration et de fierté au cours des cinq premières décennies du XXe siècle. Dans les années ’60 et ’70, ceci changea et les résultats aux tests d’aptitude scolaire sont depuis ce temps en déclin continuellement.
L’information présentée dans cette brochure trace le développement historique de l’infiltration de la psychiatrie dans le domaine de l’éducation, comment elle l’a subvertie et l’a amenée au bord de l’effondrement.
Découvrez pourquoi plus de 6 millions d’enfants, aux Etats-Unis seulement, et des millions d’autres dans le monde, sont sous médicaments/drogues psychiatriques puissantes, tout cela à cause d’une tromperie déguisée en diagnostic dont le but est que chaque enfant soit étiqueté comme étant « malade mental. »
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La psychiatrie et la création de violence insensée (version anglaise seulement)
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***http://www.montrealpourenfants.com/main.cfm?p=110&l=fr&CategorieID=26&ArticleID=131
La violence à l’école
Agresseurs et victimes : deux perdants
Que ce soit une école de petits, une école de grands ou d’adultes, une école est un lieu sacré. Sa mission première consiste à scolariser et à socialiser ceux qu’elle abrite. Elle s’adresse avant tout à l’humain en tant qu’humain, peu importe sa race, sa langue, sa religion, sa classe sociale. L’école a pour mandat de développer chez l’élève un esprit critique, un sens des responsabilités et un sentiment d’appartenance à une communauté non seulement familiale mais aussi planétaire. Ce qui se passe en Irak, en Afrique ou en Chine nous concerne. Nous ne pouvons plus tenir dans l’ignorance nulle peine humanitaire. Vivre en sécurité, sans oppression, est un droit inaliénable pour chacun des élèves, quelle que soit l’école qu’il fréquente. Aucun élève ne doit ressentir de la peur, qu’elle soit suscitée par les pairs ou l’institution même.
Je suis enseignante au primaire dans une école montréalaise de milieu défavorisé, donc toutes les ethnies se sont donné rendez-vous dans ma classe. Chacun de mes élèves y apporte avec lui non seulement ses valeurs familiales et la richesse de sa culture mais aussi son histoire de vie et ses blessures. Chacun possède son propre code d’éthique, sa façon de résoudre ses problèmes. Chaque matin, élèves, professeurs, direction, intervenants professionnels (psychologue, psychoéducateur, orthopédagogue, etc.) se présentent à l’école avec sa personnalité propre et ses problématiques.
Tout être humain possède en lui la capacité d’agir agressivement, cela fait partie de son bagage génétique. Tout être humain possède aussi la capacité d’établir des liens sociaux. C’est à travers ces mécanismes que l’homme évolue. Nous parlons de gestes violents lorsque l’agressivité devient une façon d’entrer en relation avec les autres et que ces gestes compromettent l’intégrité physique, morale et psychologique de ces derniers. Quand un individu pose des gestes condamnables, ce n’est pas seulement l’intégrité des autres qui est en jeu, mais aussi l’intégrité de cet individu que l’on qualifie alors de « violent ». Dans un rapport de force entre individus, il ne peut y avoir de gagnants, il n’y a que des perdants.
Les gestes violents n’ont pas tous le même impact
La violence à l’école emprunte plusieurs formes et s’exprime dans différents contextes. Les problèmes que posent l’intimidation, le taxage et la violence physique ne sont pas du même ordre que ceux qui sont provoqués par des insultes lors d’une bousculade ou des taquineries non avenues entre amis. Si le principe « tolérance zéro » s’applique dans le premier cas, le second demande plutôt des interventions visant à soutenir les enfants dans la recherche de solutions pacifiques.
Le dénigrement, le mépris, le rejet et les moqueries passent trop souvent inaperçus aux yeux des adultes. Les enfants qui en sont victimes ont tendance à se faire oublier. Ils ont l’impression qu’ils ont peu ou pas de moyens de riposter, ce qui est effectivement trop souvent le cas.
La violence verbale est la forme de violence la plus répandue. Les mauvais mots, les menaces, les railleries font très largement partie des plaintes les plus fréquentes à l’école. Si j’essaie de toujours intervenir dans des situations vraiment blessantes, il m’arrive de juger que certains conflits ne sont qu’un simple incident de parcours et de ne pas y attacher une trop grande importance. Il est cependant clair que toute récidive relève d’une problématique qui ne peut être ignorée.
Agresseurs ou victimes
Il y quelques années, j’ai demandé à Mathieu, un élève qui présentait des problèmes de comportement (réactions agressives à une frustration : coups, insultes, mauvais mots, etc.) pourquoi il agissait ainsi. « Parce que j’ai peur », m’a-t-il répondu. Les élèves qui adoptent des comportements violents se disent être victimes de violence. Ce sont toujours, à quelques exceptions près, les mêmes enfants qui sont impliqués dans des situations conflictuelles tantôt comme victimes, tantôt comme agresseurs. Il semblerait que certains enfants soient constamment confrontés à des situations de violence alors que d’autres ne le sont pas.
Les enfants « violents » qui sont assis dans ma classe sont des enfants en détresse qui luttent pour leur intégrité et qui, en tapant sur les autres, appellent à l’aide. Il me faut alors tenter de les rejoindre là où se terrent leur peur et leur sentiment de détresse. Je ne connais pas d’enfant méchant, je ne connais que des enfants qui, pour survivre, taisent leurs émotions et ignorent les émotions de ceux qui les entourent.
Une victime
Un agresseur cherche rarement une victime au hasard, il cherche quelqu’un qu’il sent sans défense. Les enfants « victimes » qui sont assis dans ma classe ont peur et cette peur les paralyse. Ils se murent dans le silence, car ils craignent de subir des représailles, ils appréhendent d’aggraver la situation. Les victimes éprouvent une grande souffrance, car elles ont en général peu confiance en elles-mêmes et dans les adultes qui les entourent. Un enfant qui est harcelé doit être appuyé pour pouvoir envoyer un message clair à son agresseur, message qui signifie que tout harcèlement doit cesser immédiatement. Pour que les victimes soient appuyées, il est impératif qu’elles soient prises au sérieux. Trop souvent, les victimes sont laissées à elles-mêmes. Pour prévenir la violence à l’école, il faut travailler non seulement à sensibiliser les agresseurs, mais aussi à outiller les victimes pour qu’elles puissent se défendre efficacement.
Si les victimes doivent confronter stress, insécurité et solitude, ces sentiments sont largement partagés par les agresseurs. Ces derniers sont en très large majorité rejetés par leurs pairs. Victimes et agresseurs vivent une perte de l’estime de soi, de l’anxiété et parfois même de la dépression.
Selon les attitudes et les façons de réagir des enseignants, au-delà des causes d’ordre individuel, familial, socioéconomique ou socioculturel, l’école joue un rôle important dans la diminution ou l’augmentation des comportements de violence entre ses murs. Les stratégies de résolution des conflits et l’encadrement mis en place par l’école contribuent à prévenir ou à accroître les gestes agressifs. Toute école se doit de développer une réflexion en profondeur sur la violence. Elle doit certes réagir dans l’immédiat et sévir, mais elle doit surtout outiller les élèves, les amener à se doter de moyens de contrôle et les aider à développer une estime de soi qui leur permette de tenir un rôle autre que d’être celui « dont personne ne veut ».
Les jeunes que nous qualifions de « violents » ne sont pas tombés du ciel. Ils sont nés et éduqués ici. Il revient donc aux adultes qui les côtoient de se responsabiliser et de se questionner sur les causes de la colère qui les habite.
Suite dans le prochain numéro : les agresseurs
Pierrette Trudel est enseignante à l’école Laurentide de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
Poursuivre à http://www.montrealpourenfants.com/main.cfm?p=110&l=fr&CategorieID=26&ArticleID=131
Agresseurs et victimes : deux perdants
Que ce soit une école de petits, une école de grands ou d’adultes, une école est un lieu sacré. Sa mission première consiste à scolariser et à socialiser ceux qu’elle abrite. Elle s’adresse avant tout à l’humain en tant qu’humain, peu importe sa race, sa langue, sa religion, sa classe sociale. L’école a pour mandat de développer chez l’élève un esprit critique, un sens des responsabilités et un sentiment d’appartenance à une communauté non seulement familiale mais aussi planétaire. Ce qui se passe en Irak, en Afrique ou en Chine nous concerne. Nous ne pouvons plus tenir dans l’ignorance nulle peine humanitaire. Vivre en sécurité, sans oppression, est un droit inaliénable pour chacun des élèves, quelle que soit l’école qu’il fréquente. Aucun élève ne doit ressentir de la peur, qu’elle soit suscitée par les pairs ou l’institution même.
Je suis enseignante au primaire dans une école montréalaise de milieu défavorisé, donc toutes les ethnies se sont donné rendez-vous dans ma classe. Chacun de mes élèves y apporte avec lui non seulement ses valeurs familiales et la richesse de sa culture mais aussi son histoire de vie et ses blessures. Chacun possède son propre code d’éthique, sa façon de résoudre ses problèmes. Chaque matin, élèves, professeurs, direction, intervenants professionnels (psychologue, psychoéducateur, orthopédagogue, etc.) se présentent à l’école avec sa personnalité propre et ses problématiques.
Tout être humain possède en lui la capacité d’agir agressivement, cela fait partie de son bagage génétique. Tout être humain possède aussi la capacité d’établir des liens sociaux. C’est à travers ces mécanismes que l’homme évolue. Nous parlons de gestes violents lorsque l’agressivité devient une façon d’entrer en relation avec les autres et que ces gestes compromettent l’intégrité physique, morale et psychologique de ces derniers. Quand un individu pose des gestes condamnables, ce n’est pas seulement l’intégrité des autres qui est en jeu, mais aussi l’intégrité de cet individu que l’on qualifie alors de « violent ». Dans un rapport de force entre individus, il ne peut y avoir de gagnants, il n’y a que des perdants.
Les gestes violents n’ont pas tous le même impact
La violence à l’école emprunte plusieurs formes et s’exprime dans différents contextes. Les problèmes que posent l’intimidation, le taxage et la violence physique ne sont pas du même ordre que ceux qui sont provoqués par des insultes lors d’une bousculade ou des taquineries non avenues entre amis. Si le principe « tolérance zéro » s’applique dans le premier cas, le second demande plutôt des interventions visant à soutenir les enfants dans la recherche de solutions pacifiques.
Le dénigrement, le mépris, le rejet et les moqueries passent trop souvent inaperçus aux yeux des adultes. Les enfants qui en sont victimes ont tendance à se faire oublier. Ils ont l’impression qu’ils ont peu ou pas de moyens de riposter, ce qui est effectivement trop souvent le cas.
La violence verbale est la forme de violence la plus répandue. Les mauvais mots, les menaces, les railleries font très largement partie des plaintes les plus fréquentes à l’école. Si j’essaie de toujours intervenir dans des situations vraiment blessantes, il m’arrive de juger que certains conflits ne sont qu’un simple incident de parcours et de ne pas y attacher une trop grande importance. Il est cependant clair que toute récidive relève d’une problématique qui ne peut être ignorée.
Agresseurs ou victimes
Il y quelques années, j’ai demandé à Mathieu, un élève qui présentait des problèmes de comportement (réactions agressives à une frustration : coups, insultes, mauvais mots, etc.) pourquoi il agissait ainsi. « Parce que j’ai peur », m’a-t-il répondu. Les élèves qui adoptent des comportements violents se disent être victimes de violence. Ce sont toujours, à quelques exceptions près, les mêmes enfants qui sont impliqués dans des situations conflictuelles tantôt comme victimes, tantôt comme agresseurs. Il semblerait que certains enfants soient constamment confrontés à des situations de violence alors que d’autres ne le sont pas.
Les enfants « violents » qui sont assis dans ma classe sont des enfants en détresse qui luttent pour leur intégrité et qui, en tapant sur les autres, appellent à l’aide. Il me faut alors tenter de les rejoindre là où se terrent leur peur et leur sentiment de détresse. Je ne connais pas d’enfant méchant, je ne connais que des enfants qui, pour survivre, taisent leurs émotions et ignorent les émotions de ceux qui les entourent.
Une victime
Un agresseur cherche rarement une victime au hasard, il cherche quelqu’un qu’il sent sans défense. Les enfants « victimes » qui sont assis dans ma classe ont peur et cette peur les paralyse. Ils se murent dans le silence, car ils craignent de subir des représailles, ils appréhendent d’aggraver la situation. Les victimes éprouvent une grande souffrance, car elles ont en général peu confiance en elles-mêmes et dans les adultes qui les entourent. Un enfant qui est harcelé doit être appuyé pour pouvoir envoyer un message clair à son agresseur, message qui signifie que tout harcèlement doit cesser immédiatement. Pour que les victimes soient appuyées, il est impératif qu’elles soient prises au sérieux. Trop souvent, les victimes sont laissées à elles-mêmes. Pour prévenir la violence à l’école, il faut travailler non seulement à sensibiliser les agresseurs, mais aussi à outiller les victimes pour qu’elles puissent se défendre efficacement.
Si les victimes doivent confronter stress, insécurité et solitude, ces sentiments sont largement partagés par les agresseurs. Ces derniers sont en très large majorité rejetés par leurs pairs. Victimes et agresseurs vivent une perte de l’estime de soi, de l’anxiété et parfois même de la dépression.
Selon les attitudes et les façons de réagir des enseignants, au-delà des causes d’ordre individuel, familial, socioéconomique ou socioculturel, l’école joue un rôle important dans la diminution ou l’augmentation des comportements de violence entre ses murs. Les stratégies de résolution des conflits et l’encadrement mis en place par l’école contribuent à prévenir ou à accroître les gestes agressifs. Toute école se doit de développer une réflexion en profondeur sur la violence. Elle doit certes réagir dans l’immédiat et sévir, mais elle doit surtout outiller les élèves, les amener à se doter de moyens de contrôle et les aider à développer une estime de soi qui leur permette de tenir un rôle autre que d’être celui « dont personne ne veut ».
Les jeunes que nous qualifions de « violents » ne sont pas tombés du ciel. Ils sont nés et éduqués ici. Il revient donc aux adultes qui les côtoient de se responsabiliser et de se questionner sur les causes de la colère qui les habite.
Suite dans le prochain numéro : les agresseurs
Pierrette Trudel est enseignante à l’école Laurentide de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.
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Lettres: La violence à l'école
2 mai 2007 Société
Les récents événements qui ont eu lieu dans la petite ville de Trois-Pistoles nous amènent à nous questionner sérieusement sur la violence présente dans nos écoles. En tant qu'élève de cinquième secondaire, je tiens à affirmer que de tels malheurs ne devraient pas se produire.
Cependant, le jeune de 14 ans n'est, à mon avis, pas le seul à blâmer. Malgré toutes les mesures de prévention, il est certain que la discrimination entre les jeunes est toujours présente. Nous ne savons pas ce que pouvait subir l'adolescent qui a commis ce geste fatal en dehors des cours. La violence physique est une chose, mais la violence verbale peut être tout aussi dure à vivre. Tout cela n'excuse pas le geste, au contraire, mais pourrait peut-être ouvrir les yeux à plusieurs et prévenir d'autres tragédies comme celle-ci.
Il me semble que le nombre de morts dans les écoles ne cesse d'augmenter. On peut penser, par exemple, aux tueries récentes que l'on ne pourra jamais effacer de nos mémoires. [...] Ces drames ne sont pas effaçables. Parlons de toutes les formes de violence pour sauver des vies.
Poursuivre à http://www.ledevoir.com/societe/141700/lettres-la-violence-a-l-ecole
2 mai 2007 Société
Les récents événements qui ont eu lieu dans la petite ville de Trois-Pistoles nous amènent à nous questionner sérieusement sur la violence présente dans nos écoles. En tant qu'élève de cinquième secondaire, je tiens à affirmer que de tels malheurs ne devraient pas se produire.
Cependant, le jeune de 14 ans n'est, à mon avis, pas le seul à blâmer. Malgré toutes les mesures de prévention, il est certain que la discrimination entre les jeunes est toujours présente. Nous ne savons pas ce que pouvait subir l'adolescent qui a commis ce geste fatal en dehors des cours. La violence physique est une chose, mais la violence verbale peut être tout aussi dure à vivre. Tout cela n'excuse pas le geste, au contraire, mais pourrait peut-être ouvrir les yeux à plusieurs et prévenir d'autres tragédies comme celle-ci.
Il me semble que le nombre de morts dans les écoles ne cesse d'augmenter. On peut penser, par exemple, aux tueries récentes que l'on ne pourra jamais effacer de nos mémoires. [...] Ces drames ne sont pas effaçables. Parlons de toutes les formes de violence pour sauver des vies.
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citoyenneté,
civisme,
échec scolaire,
éducateur,
élève,
parent,
victime,
violence
http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article1265
Violences et indiscipline à l’école : Eléments de discussion
Eirick Prairat*
Violences à l’école : état des lieux
Le problème de la violence scolaire est repéré dès 1975 par l’Inspection Générale, suite à des plaintes et à des entretiens avec des personnels de direction, mais il ne devient une question publique que dans le milieu des années 80. Depuis, les recherches sur la violence et les incivilités en milieu scolaire se sont multipliées, mettant parfois dans l’ombre les questions psychologiques et didactiques qui avaient, jusque là, suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation. L’analyse de ces travaux permet de mettre en lumière quelques faits remarquables.
La géographie de la violence scolaire
La violence dans les structures scolaires, tant sous le genre des délits que des incivilités, est socialement marquée. Plus les établissements accueillent des élèves d’origine sociale défavorisée, plus leur « indice de climat scolaire » est faible. La sociologie de la violence scolaire est d’abord une sociologie de l’exclusion (Debarbieux, 1996, 1998). La violence scolaire n’est pas répartie de manière homogène sur le territoire scolaire ; un dixième des établissements déclare la moitié des incidents signalés (40 000 environs). Les actes les plus graves (qui sont les moins fréquents) apparaissent moins concentrés et répartis de façon plus aléatoires entre établissements.
Les auteurs et les victimes
La violence affecte en premier lieu les élèves. Ils en sont à la fois les victimes (50% des signalements) et les auteurs (80% des signalements). C’est un phénomène plutôt adolescent et masculin même si, ces dernières années, on a assisté à une augmentation des faits commis par des filles et à un rajeunissement des auteurs. Deux types d’actes regroupent plus de la moitié des signalements : les violences physiques sans arme (30%) et les
http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article1265
Eirick Prairat*
Violences à l’école : état des lieux
Le problème de la violence scolaire est repéré dès 1975 par l’Inspection Générale, suite à des plaintes et à des entretiens avec des personnels de direction, mais il ne devient une question publique que dans le milieu des années 80. Depuis, les recherches sur la violence et les incivilités en milieu scolaire se sont multipliées, mettant parfois dans l’ombre les questions psychologiques et didactiques qui avaient, jusque là, suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation. L’analyse de ces travaux permet de mettre en lumière quelques faits remarquables.
La géographie de la violence scolaire
La violence dans les structures scolaires, tant sous le genre des délits que des incivilités, est socialement marquée. Plus les établissements accueillent des élèves d’origine sociale défavorisée, plus leur « indice de climat scolaire » est faible. La sociologie de la violence scolaire est d’abord une sociologie de l’exclusion (Debarbieux, 1996, 1998). La violence scolaire n’est pas répartie de manière homogène sur le territoire scolaire ; un dixième des établissements déclare la moitié des incidents signalés (40 000 environs). Les actes les plus graves (qui sont les moins fréquents) apparaissent moins concentrés et répartis de façon plus aléatoires entre établissements.
Les auteurs et les victimes
La violence affecte en premier lieu les élèves. Ils en sont à la fois les victimes (50% des signalements) et les auteurs (80% des signalements). C’est un phénomène plutôt adolescent et masculin même si, ces dernières années, on a assisté à une augmentation des faits commis par des filles et à un rajeunissement des auteurs. Deux types d’actes regroupent plus de la moitié des signalements : les violences physiques sans arme (30%) et les
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Le Monde de l’éducation 01.2006
Dossier - Violence à l’école : alerte mondiale
Dossier
Violence à l'école : alerte mondiale
Harcèlement, bagarres entre élèves, racket, insultes et coups envers les professeurs seront à l'ordre du jour de la troisième conférence mondiale sur la violence à l'école. Un rendez-vous organisé à Bordeaux (Gironde) par le sociologue Éric Debarbieux. L'occasion de faire un tour du monde des solutions mises en œuvre en Europe et en Amérique. Classes sans murs, policiers à demeure, ouverture de l'école aux communautés, autant de plans d'action évalués à l'aune de leurs résultats sur le terrain. Là où le pragmatisme anglo-saxon fait ses preuves mais montre aussi ses limites.
Il n'est pas exagéré de dire que, sans les recherches menées par Éric Debarbieux, sans l'équipe qu'il a constituée à l'université Bordeaux-II, on n'entendrait guère parler de violence à l'école. Avec La Violence à l'école, un défit mondial (1), le chercheur franchit une nouvelle étape. Lassé des querelles qui entourent son sujet d'étude, il prend la plume du polémiste pour “régler leur compte” à la fois aux politiques (de droite et de gauche) qui, c'est selon, grossissent ou nient le phénomène, et aux médias, qui font leurs choux gras de ces violences. Fatigué des approximations, il veut en finir avec l'égarement statistique qui indexe les problèmes sur le degré de passion politique que suscite le sujet. De même, Éric Debarbieux estime que la meilleure méthode de protection contre la violence scolaire consiste à “routiniser” le problème. Bref, tout l'inverse de ce que nous avons vu à l'œuvre ces dernières années où les politiques publiques, d'abord enflammées dans la foulée de l'élection présidentielle, se sont éteintes jusqu'à disparaître du paysage éducatif...
Le Monde de l'éducation : Ce livre, écrivez-vous dans votre préface, est celui d'un “chercheur en colère”. Pourquoi ?
Eric Debarbieux : Depuis que sont apparus, au début des années 1990, les phénomènes de violence à l'école, j'ai acquis le sentiment que nous oscillons constamment entre deux attitudes également délétères politiquement : la violence à l'école est soit surestimée - en particulier dans les périodes préélectorales -, soit sous-estimée. Soit elle fait l'objet d'une manipulation politique condamnable, soit elle est l'objet d'un déni. Entre ceux qui brandissent la violence comme un épouvantail électoral et ceux pour qui elle n'est que la résultante de l'ultralibéralisme, le chercheur que je suis voudrait dire : « Halte ! Et si nous essayions de prendre une mesure réelle du phénomène pour agir le plus efficacement possible ? »
Votre titre, interrogatif, suggère que mettez en doute l'existence d'un phénomène international.
Il est incontestable que la violence à l'école est devenue un sujet de préoccupation internationale depuis une quinzaine d'années. Bien que plus forte dans les démocraties occidentales, cette inquiétude gagne les pays du Sud. Si doute il y a, il est dans l'ordre des priorités que fixent les pays. Prenons l'exemple du Brésil, où j'ai passé près d'un an. Une enquête, menée avec la méthode de victimation et de climat scolaire de l'Observatoire européen de la violence scolaire auprès de 12 225 élèves au Brésil, a permis de démontrer que la violence scolaire n'est pas un problème majeur au Brésil. Je ne dis pas bien sûr qu'elle n'existe pas. Mais le fait que les élèves n'aient classe que la moitié du temps (2) laisse mathématiquement moins de temps à la violence. L'existence d'un lien très fort entre la communauté et l'école protège aussi les élèves. Il n'est pas exclu non plus qu'il existe des arrangements entre les écoles et les narco-trafiquants qui permettent de faire régner une relative paix scolaire au profit de ces derniers. Une chose est en tout cas certaine : au Brésil, la déscolarisation et la non-scolarisation des adolescents sont des problèmes bien plus cruciaux que la violence à l'école. Même chose aux États-Unis. La tuerie de Columbine ne doit pas tromper : la probabilité pour un jeune âgé de 5 à 19 ans de se faire assassiner à l'école ou sur le chemin de l'école est soixante-dix fois moins grande qu'en d'autres circonstances.
Vous évoquez à plusieurs reprises l'importance du lien communautaire qui protégerait fortement les écoles de la violence. Les pays occidentaux ont-ils, dans ce domaine, à apprendre du Sud?
Plus je progresse dans la connaissance du phénomène de violence à l'école, plus j'élargis mon champ d'expérience, plus je me rends compte à quel point le lien école-communauté - ce dernier terme pris au sens large et englobant la famille, les commerçants, le quartier- est essentiel. L'enquête que nous avons menée à Djibouti montre l'importance et la force du sentiment d'appartenance à la communauté. Dans ce pays, la force de la communauté est liée à la religion et au culte musulman mais pas seulement. Les parents sont fréquemment présents dans l'école, à la cantine, dans la cour de récréation, dans le bureau du directeur... Ce trait, commun à nombre de pays africains, explique dans l'esprit même de nombreux interlocuteurs que nous avons rencontrés le fait que les problèmes de violence scolaire sont rares à Djibouti. Cette importance du lien entre communauté et école ne doit pas se résumer à un simple exotisme du Sud. C'est vrai aussi en Grande-Bretagne. Contre la violence à l'école, il n'y a pas de solution miracle mais certaines « protections de proximité» jouent: l'ouverture de l'école sur la communauté en est une.
Que sait-on aujourd'hui sur ce qui “marche” ?
Les études américaines - de loin les plus poussées sur la comparaison des stratégies de prévention - nous montrent que les programmes les plus efficaces sont ceux qui combinent les actions visant les risques individuels et les facteurs environnementaux: compétences sociales, aide aux parents, amélioration du climat scolaire et changement du type d'implication des jeunes dans le groupe des pairs. On sait aussi que ce sont les programmes basés sur des stratégies travaillant ensemble compétences et comportements qui sont les plus efficaces. Un chercheur québécois a ainsi listé les “conditions” auxquelles un programme doit répondre pour être efficace...
En matière de lutte contre la violence à l'école, on progresse ou on régresse ?
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Dossier
Violence à l'école : alerte mondiale
Harcèlement, bagarres entre élèves, racket, insultes et coups envers les professeurs seront à l'ordre du jour de la troisième conférence mondiale sur la violence à l'école. Un rendez-vous organisé à Bordeaux (Gironde) par le sociologue Éric Debarbieux. L'occasion de faire un tour du monde des solutions mises en œuvre en Europe et en Amérique. Classes sans murs, policiers à demeure, ouverture de l'école aux communautés, autant de plans d'action évalués à l'aune de leurs résultats sur le terrain. Là où le pragmatisme anglo-saxon fait ses preuves mais montre aussi ses limites.
Il n'est pas exagéré de dire que, sans les recherches menées par Éric Debarbieux, sans l'équipe qu'il a constituée à l'université Bordeaux-II, on n'entendrait guère parler de violence à l'école. Avec La Violence à l'école, un défit mondial (1), le chercheur franchit une nouvelle étape. Lassé des querelles qui entourent son sujet d'étude, il prend la plume du polémiste pour “régler leur compte” à la fois aux politiques (de droite et de gauche) qui, c'est selon, grossissent ou nient le phénomène, et aux médias, qui font leurs choux gras de ces violences. Fatigué des approximations, il veut en finir avec l'égarement statistique qui indexe les problèmes sur le degré de passion politique que suscite le sujet. De même, Éric Debarbieux estime que la meilleure méthode de protection contre la violence scolaire consiste à “routiniser” le problème. Bref, tout l'inverse de ce que nous avons vu à l'œuvre ces dernières années où les politiques publiques, d'abord enflammées dans la foulée de l'élection présidentielle, se sont éteintes jusqu'à disparaître du paysage éducatif...
Le Monde de l'éducation : Ce livre, écrivez-vous dans votre préface, est celui d'un “chercheur en colère”. Pourquoi ?
Eric Debarbieux : Depuis que sont apparus, au début des années 1990, les phénomènes de violence à l'école, j'ai acquis le sentiment que nous oscillons constamment entre deux attitudes également délétères politiquement : la violence à l'école est soit surestimée - en particulier dans les périodes préélectorales -, soit sous-estimée. Soit elle fait l'objet d'une manipulation politique condamnable, soit elle est l'objet d'un déni. Entre ceux qui brandissent la violence comme un épouvantail électoral et ceux pour qui elle n'est que la résultante de l'ultralibéralisme, le chercheur que je suis voudrait dire : « Halte ! Et si nous essayions de prendre une mesure réelle du phénomène pour agir le plus efficacement possible ? »
Votre titre, interrogatif, suggère que mettez en doute l'existence d'un phénomène international.
Il est incontestable que la violence à l'école est devenue un sujet de préoccupation internationale depuis une quinzaine d'années. Bien que plus forte dans les démocraties occidentales, cette inquiétude gagne les pays du Sud. Si doute il y a, il est dans l'ordre des priorités que fixent les pays. Prenons l'exemple du Brésil, où j'ai passé près d'un an. Une enquête, menée avec la méthode de victimation et de climat scolaire de l'Observatoire européen de la violence scolaire auprès de 12 225 élèves au Brésil, a permis de démontrer que la violence scolaire n'est pas un problème majeur au Brésil. Je ne dis pas bien sûr qu'elle n'existe pas. Mais le fait que les élèves n'aient classe que la moitié du temps (2) laisse mathématiquement moins de temps à la violence. L'existence d'un lien très fort entre la communauté et l'école protège aussi les élèves. Il n'est pas exclu non plus qu'il existe des arrangements entre les écoles et les narco-trafiquants qui permettent de faire régner une relative paix scolaire au profit de ces derniers. Une chose est en tout cas certaine : au Brésil, la déscolarisation et la non-scolarisation des adolescents sont des problèmes bien plus cruciaux que la violence à l'école. Même chose aux États-Unis. La tuerie de Columbine ne doit pas tromper : la probabilité pour un jeune âgé de 5 à 19 ans de se faire assassiner à l'école ou sur le chemin de l'école est soixante-dix fois moins grande qu'en d'autres circonstances.
Vous évoquez à plusieurs reprises l'importance du lien communautaire qui protégerait fortement les écoles de la violence. Les pays occidentaux ont-ils, dans ce domaine, à apprendre du Sud?
Plus je progresse dans la connaissance du phénomène de violence à l'école, plus j'élargis mon champ d'expérience, plus je me rends compte à quel point le lien école-communauté - ce dernier terme pris au sens large et englobant la famille, les commerçants, le quartier- est essentiel. L'enquête que nous avons menée à Djibouti montre l'importance et la force du sentiment d'appartenance à la communauté. Dans ce pays, la force de la communauté est liée à la religion et au culte musulman mais pas seulement. Les parents sont fréquemment présents dans l'école, à la cantine, dans la cour de récréation, dans le bureau du directeur... Ce trait, commun à nombre de pays africains, explique dans l'esprit même de nombreux interlocuteurs que nous avons rencontrés le fait que les problèmes de violence scolaire sont rares à Djibouti. Cette importance du lien entre communauté et école ne doit pas se résumer à un simple exotisme du Sud. C'est vrai aussi en Grande-Bretagne. Contre la violence à l'école, il n'y a pas de solution miracle mais certaines « protections de proximité» jouent: l'ouverture de l'école sur la communauté en est une.
Que sait-on aujourd'hui sur ce qui “marche” ?
Les études américaines - de loin les plus poussées sur la comparaison des stratégies de prévention - nous montrent que les programmes les plus efficaces sont ceux qui combinent les actions visant les risques individuels et les facteurs environnementaux: compétences sociales, aide aux parents, amélioration du climat scolaire et changement du type d'implication des jeunes dans le groupe des pairs. On sait aussi que ce sont les programmes basés sur des stratégies travaillant ensemble compétences et comportements qui sont les plus efficaces. Un chercheur québécois a ainsi listé les “conditions” auxquelles un programme doit répondre pour être efficace...
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élève,
parent,
victime,
violence
http://blogue.martinpetit.com/2009/02/24/pour-plus-de-violence-dans-les-ecoles-2/
J’ai été porte-parole jadis d’un organisme qui avait développé avec succès un programme d’intervention contre la violence dans les écoles. J’ai appris entre autres choses que:
1. La violence ça s’apprend, ce n’est pas inné.
2. Pour que les étudiants adoptent des comportements sains il faut que la direction des écoles elle-même ne tolère pas de violence entre eux. Entre la direction et les profs, les profs ensemble et les profs et les étudiants.
La violence dans les chaumières on en parle pas assez souvent. La violence comme outil de divertissement, rarement. La violence verbale et abusive dans les milieux de travail, presque jamais. Mais la violence dans les directions d’écoles, la violence des professeurs, jamais.
3. Après avoir côtoyer des thérapeutes spécialisés j’ai compris que nous vivons dans une culture ignorante en terme de violence.
C’est ainsi qu’en étant incapable d’enseigner ce qu’ils ne connaissent pas, nos écoles enseignent que la violence fait partie de la vie. Comme si c’était inné.
C’est bizarre mais va falloir devenir expert en violence et c’est la 4ème chose que j’ai appris:
4. Pour intervenir auprès des jeunes il faut d’abord reconnaître la violence en soi, dans nos mots, nos gestes.
…et puis le dernier point, que j’ai appris en 40 hivers sur terre:
5. Le monde n’aime pas le changement.
Cette entrée a été publiée le Mardi 24 février 2009 à 21:54, et rangée dans Débats effrénés. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via son flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un rétrolien depuis votre site.
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1. La violence ça s’apprend, ce n’est pas inné.
2. Pour que les étudiants adoptent des comportements sains il faut que la direction des écoles elle-même ne tolère pas de violence entre eux. Entre la direction et les profs, les profs ensemble et les profs et les étudiants.
La violence dans les chaumières on en parle pas assez souvent. La violence comme outil de divertissement, rarement. La violence verbale et abusive dans les milieux de travail, presque jamais. Mais la violence dans les directions d’écoles, la violence des professeurs, jamais.
3. Après avoir côtoyer des thérapeutes spécialisés j’ai compris que nous vivons dans une culture ignorante en terme de violence.
C’est ainsi qu’en étant incapable d’enseigner ce qu’ils ne connaissent pas, nos écoles enseignent que la violence fait partie de la vie. Comme si c’était inné.
C’est bizarre mais va falloir devenir expert en violence et c’est la 4ème chose que j’ai appris:
4. Pour intervenir auprès des jeunes il faut d’abord reconnaître la violence en soi, dans nos mots, nos gestes.
…et puis le dernier point, que j’ai appris en 40 hivers sur terre:
5. Le monde n’aime pas le changement.
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DES SITES pour la prévention de la violence dans
d'AUTRES PAYS Langues
Germanie - Germany
Finland
Italy
Espagne
Israel
Uk - Uk - Uk
Argentine
Brazil
Canada
U.S.A. - U.S.A.
Australia
Scotland
Des dossiers sur la violence
inrp.fr/blogs/vst/index.php/
Educa.ch
La violence à l'école
Comment ne pas trop simplifier la question?
La violence à l'école et la formation des maîtres
.une révolution de la formation initiale et permanente incluant à égale dignité les savoirs disciplinaires ET la pédagogie. Professionnaliser les enseignants par une formation initiale et continue de haut niveau est une condition absolue pour lutter contre la violence à l'école. par Eric Debarbieux
Rétablir la fonction d'autorité à l'école
Arrêtons de croire qu'il existe une solution miracle à tous les problèmes de violence. Arrêtons de proposer des mesures fantasmatiques qui vont solutionner par un coup de portique magique nos problèmes.
Violence à l'école et école de la violence
C'est devenu une banalité que de le rappeler : il y a aujourd'hui beaucoup de violence à l'école. Or sans rien retirer de toute la violence qu'exercent certains jeunes il m'a paru intéressant de tenter de montrer, combien aussi le monde actuel, celui des adultes, le système social et scolaire pouvaient faire violence aux enfants et engranger en eux frustrations, désarrois et réactions défensives. Ainsi il ne s'agira plus de chercher des coupables mais de comprendre comment nous sommes tous pris dans un même système qu'il nous est nécessaire de faire évoluer. (Jacques Salomé)
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La violence à l'école et la formation des maîtres
.une révolution de la formation initiale et permanente incluant à égale dignité les savoirs disciplinaires ET la pédagogie. Professionnaliser les enseignants par une formation initiale et continue de haut niveau est une condition absolue pour lutter contre la violence à l'école. par Eric Debarbieux
Rétablir la fonction d'autorité à l'école
Arrêtons de croire qu'il existe une solution miracle à tous les problèmes de violence. Arrêtons de proposer des mesures fantasmatiques qui vont solutionner par un coup de portique magique nos problèmes.
Violence à l'école et école de la violence
C'est devenu une banalité que de le rappeler : il y a aujourd'hui beaucoup de violence à l'école. Or sans rien retirer de toute la violence qu'exercent certains jeunes il m'a paru intéressant de tenter de montrer, combien aussi le monde actuel, celui des adultes, le système social et scolaire pouvaient faire violence aux enfants et engranger en eux frustrations, désarrois et réactions défensives. Ainsi il ne s'agira plus de chercher des coupables mais de comprendre comment nous sommes tous pris dans un même système qu'il nous est nécessaire de faire évoluer. (Jacques Salomé)
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Violence à l’école: différents niveaux d’action en prévention et en intervention
Quelques exemples
Prévention des incivilités et de la violence
Interventions pour gérer
des conflits
Interventions face à la violence
Elève Développement des habiletés sociales et de l’estime de soi
Formation des élèves à la citoyenneté
Formation des élèves à la gestion de conflits
Médiation scolaire Entretiens et contrats avec les agresseurs
Protection aux victimes + soutien psychologique
Groupes de communication
Classe Charte de classe
Renforcements positifs
Apprentissage coopératif
Activités communes
Charte de classe
Conseil de classe
Activités éducatives
Information
Espace de parole
Règles de vie et sanctions
Etablissement Culture de médiation
Formation des acteurs de l’école
Charte d’école
Amélioration du climat et du cadre de vie scolaire
Espace forum
Culture de médiation
Formation des acteurs de l’école
Charte d’école
Médiation entre pairs
Cohésion entre adultes
Réunion-débat
Lois et règlements
Mesures éducatives et disciplinaires
Surveillance
Partenariat
Réunions parents-enseignants
Collaborations avec les parents et la communauté
Entretiens avec les parents
Collaborations avec la police et des spécialistes
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Quelques exemples
Prévention des incivilités et de la violence
Interventions pour gérer
des conflits
Interventions face à la violence
Elève Développement des habiletés sociales et de l’estime de soi
Formation des élèves à la citoyenneté
Formation des élèves à la gestion de conflits
Médiation scolaire Entretiens et contrats avec les agresseurs
Protection aux victimes + soutien psychologique
Groupes de communication
Classe Charte de classe
Renforcements positifs
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Conseil de classe
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http://www.nonviolence.ca/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=225
La violence institutionnelle et pédagogiqueL’école est porteuse de violence dans la manière dont elle distribue le
savoir. Une pédagogie basée sur l’excellence, la performance, la dépendance, la compétition et
l’individualisme ne convient pas à tous les élèves. Les cours magistraux demeurent encore le principal moyen
utilisé pour transmettre les connaissances (Audy, 1989; Defrance, 1988). Le conseil supérieur de l’éducation
(1984) indique que des moyens pédagogiques plus stimulants seraient susceptibles de provoquer moins de frustration
chez les élèves. Des rapports américains et japonais sur l’éducation précisent que nous devrions réorienter
rapidement nos programmes de manière à développer chez les étudiants la créativité, l’autonomie, le jugement
critique, le travail d’équipe et la solidarité si nous désirons les préparer adéquatement aux défis de
l’avenir (Associated Press, 1988).De nombreux enseignants se servent de leur savoir pour manipuler leurs
élèves. Ils se comportent en conquérants qui ont pour mission d’inculquer des connaissances à une masse
d’ignorants. Il n’y a pas partage des connaissances mais diffusion dans un rapport hiérarchique du haut
vers le bas. Ce type de pédagogie incite plusieurs enseignants à mépriser et à rejeter les élèves qui n’adhèrent
pas à ce modèle dominant d’acquisition des connaissances. Ce contexte d’apprentissage conduit certains
élèves à dénoncer l’injustice qui leur est faite sous forme de désespoir ou de mécanismes de défense
(Courteau, 1972; II-lich, 1971). Des îlots de contestation d’étudiants semblent émerger d’un peu partout
dans le milieu scolaire pour réagir à cette situation. Les jeunes agressifs possèdent deux points en commun, une
absence d’intérêt à l’école et un rejet plus ou moins marqué, des établissements scolaires et du
personnel à leur égard (conseil canadien de développement social, 1991). L’expression de la violence des élèves
pour témoigner leur malaise est qualifiée d’illégitime.La violence « pédagogique » que subit l’élève est
perçue par contre comme légitime. Qui s’objectera au besoin d’une bonne « dose »de discipline pour
éduquer? Cette violence pédagogique est présentée comme un ordre naturel et universel dont tout élève se doit de
bénéficier pour son développement présent et futur. En ce sens : « toute action pédagogique est objectivement une
violence symbolique en tant qu’imposition par un savoir arbitraire, d’un arbitraire culturel » (DeCock et
Grané, 1977 : 183).Actuellement, l’apprentissage reste soumis à une évaluation individuelle. L’évaluation
présente des éléments paradoxaux pour acquérir des connaissances. L’apprentissage devrait laisser place à des
essais et des réajustements alors que dans les faits il reste synonyme d’erreurs et de pénalités (Braverman,
1976; Courteau, 1972).Ce mode d’évaluation cause un préjudice aux apprentissages des élèves dans la
mesure où les initiatives qui ne cadrent pas avec le modèle enseigné sont sanctionnées. Le stress s’installe
chez les évalués, car les bonnes notes équivalent à limiter à tout prix un seul modèle de réussite (Audy, 1989).
L’enseignant représente à la fois l’autorité et la personne-ressource qui oriente et stimule les
apprentissages. L’une des principales fonctions de ce dernier consiste à évaluer les performances es élèves
selon les règles fixées par le système scolaire :« Le client de l’école est jugé sur la façon dont il satisfait le
professionnel. Le fait que c’est le professionnel qui juge son comportement et son rendement est le résultat
explicite du système » (McKnight, 1977; 17).L’évaluation permet de juger les clients conformes aux normes et
d’exclure les déviants. Que penser du fait de divulguer à haute voix, en classe, les résultats d’examens
sous prétexte de valoriser les élèves les plus forts et stimuler (humilier) les plus faibles? On comprend mieux pourquoi
les « premiers » de classe peuvent parfois devenir, dans un tel contexte, les boucs-émissaires des injustices vécues.Les
professeurs ont été formés dans le même cadre institutionnel que leurs élèves. La formation qu’ils ont reçue les
rapproche davantage des valeurs associées aux classes moyennes et supérieures. Un élève »modèle » correspond au
jeune calme, poli, attentif, compétitif et obéissant. Cette représentation dominante serait à l’origine de plusieurs
conflits avec des étudiants ne partageant pas ces valeurs culturelles (Defrance, 1988).De plus, la majorité des
professeurs n’ont pas appris à intervenir auprès d’un élève agressif. Le retrait de la classe continue
d’être la technique la plus utilisée pour arrêter sa conduite alors qu’il nécessite un besoin accru de
socialisation (conseil supérieur de l’éducation, 1984; Roy et Boivin, 1988.Une éducation basée sur la
soumission à l’autorité comporte également des risques sérieux pour le maintien d’une société
démocratique (Michaud, 1986; Milgram, 1974). L’agressivité a permis d’assurer la survie de notre
espèce. L’école devrait apprendre aux élèves de l’utiliser positivement pour combattre les injustices et les
abus de pouvoir dont ils peuvent être l’objet dans le présent et le futur :« Chaque être doit trouver sa forme
d’agressivité s’il ne veut pas se changer en docile marionnette entre les mains des autres ». (Miller,
1984 :301).De nombreuses injustices quotidiennes existent à l’école. En voici deux exemples. Un professeur
décrète ce matin un examen sans avertissement, alors que ce dernier avait été prévu dans deux semaines. Deux
élèves lui rappellent l’entente précédente. Il les réfère immédiatement à la direction pour impolitesse et
insubordination à l’autorité. Au secondaire, les élèves disposent généralement
Poursuivre à http://www.nonviolence.ca/index2.php?option=com_content&do_pdf=1&id=225
savoir. Une pédagogie basée sur l’excellence, la performance, la dépendance, la compétition et
l’individualisme ne convient pas à tous les élèves. Les cours magistraux demeurent encore le principal moyen
utilisé pour transmettre les connaissances (Audy, 1989; Defrance, 1988). Le conseil supérieur de l’éducation
(1984) indique que des moyens pédagogiques plus stimulants seraient susceptibles de provoquer moins de frustration
chez les élèves. Des rapports américains et japonais sur l’éducation précisent que nous devrions réorienter
rapidement nos programmes de manière à développer chez les étudiants la créativité, l’autonomie, le jugement
critique, le travail d’équipe et la solidarité si nous désirons les préparer adéquatement aux défis de
l’avenir (Associated Press, 1988).De nombreux enseignants se servent de leur savoir pour manipuler leurs
élèves. Ils se comportent en conquérants qui ont pour mission d’inculquer des connaissances à une masse
d’ignorants. Il n’y a pas partage des connaissances mais diffusion dans un rapport hiérarchique du haut
vers le bas. Ce type de pédagogie incite plusieurs enseignants à mépriser et à rejeter les élèves qui n’adhèrent
pas à ce modèle dominant d’acquisition des connaissances. Ce contexte d’apprentissage conduit certains
élèves à dénoncer l’injustice qui leur est faite sous forme de désespoir ou de mécanismes de défense
(Courteau, 1972; II-lich, 1971). Des îlots de contestation d’étudiants semblent émerger d’un peu partout
dans le milieu scolaire pour réagir à cette situation. Les jeunes agressifs possèdent deux points en commun, une
absence d’intérêt à l’école et un rejet plus ou moins marqué, des établissements scolaires et du
personnel à leur égard (conseil canadien de développement social, 1991). L’expression de la violence des élèves
pour témoigner leur malaise est qualifiée d’illégitime.La violence « pédagogique » que subit l’élève est
perçue par contre comme légitime. Qui s’objectera au besoin d’une bonne « dose »de discipline pour
éduquer? Cette violence pédagogique est présentée comme un ordre naturel et universel dont tout élève se doit de
bénéficier pour son développement présent et futur. En ce sens : « toute action pédagogique est objectivement une
violence symbolique en tant qu’imposition par un savoir arbitraire, d’un arbitraire culturel » (DeCock et
Grané, 1977 : 183).Actuellement, l’apprentissage reste soumis à une évaluation individuelle. L’évaluation
présente des éléments paradoxaux pour acquérir des connaissances. L’apprentissage devrait laisser place à des
essais et des réajustements alors que dans les faits il reste synonyme d’erreurs et de pénalités (Braverman,
1976; Courteau, 1972).Ce mode d’évaluation cause un préjudice aux apprentissages des élèves dans la
mesure où les initiatives qui ne cadrent pas avec le modèle enseigné sont sanctionnées. Le stress s’installe
chez les évalués, car les bonnes notes équivalent à limiter à tout prix un seul modèle de réussite (Audy, 1989).
L’enseignant représente à la fois l’autorité et la personne-ressource qui oriente et stimule les
apprentissages. L’une des principales fonctions de ce dernier consiste à évaluer les performances es élèves
selon les règles fixées par le système scolaire :« Le client de l’école est jugé sur la façon dont il satisfait le
professionnel. Le fait que c’est le professionnel qui juge son comportement et son rendement est le résultat
explicite du système » (McKnight, 1977; 17).L’évaluation permet de juger les clients conformes aux normes et
d’exclure les déviants. Que penser du fait de divulguer à haute voix, en classe, les résultats d’examens
sous prétexte de valoriser les élèves les plus forts et stimuler (humilier) les plus faibles? On comprend mieux pourquoi
les « premiers » de classe peuvent parfois devenir, dans un tel contexte, les boucs-émissaires des injustices vécues.Les
professeurs ont été formés dans le même cadre institutionnel que leurs élèves. La formation qu’ils ont reçue les
rapproche davantage des valeurs associées aux classes moyennes et supérieures. Un élève »modèle » correspond au
jeune calme, poli, attentif, compétitif et obéissant. Cette représentation dominante serait à l’origine de plusieurs
conflits avec des étudiants ne partageant pas ces valeurs culturelles (Defrance, 1988).De plus, la majorité des
professeurs n’ont pas appris à intervenir auprès d’un élève agressif. Le retrait de la classe continue
d’être la technique la plus utilisée pour arrêter sa conduite alors qu’il nécessite un besoin accru de
socialisation (conseil supérieur de l’éducation, 1984; Roy et Boivin, 1988.Une éducation basée sur la
soumission à l’autorité comporte également des risques sérieux pour le maintien d’une société
démocratique (Michaud, 1986; Milgram, 1974). L’agressivité a permis d’assurer la survie de notre
espèce. L’école devrait apprendre aux élèves de l’utiliser positivement pour combattre les injustices et les
abus de pouvoir dont ils peuvent être l’objet dans le présent et le futur :« Chaque être doit trouver sa forme
d’agressivité s’il ne veut pas se changer en docile marionnette entre les mains des autres ». (Miller,
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Domaine global
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Violence et prévention
Problèmes scolaires
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Accueil et vie de la classe
Conseils et travail coopératifs
Compétences sociales
Relations école - famille
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Liaison, 8 février 2007
La violence à l’école :
un phénomène préoccupant
Propos recueillis par ISABELLE HUARD
Un important colloque qui portera sur la violence à l’école se tiendra le 22 février à l’Université de Sherbrooke. La professeure Claire Beaumont, codirectrice de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école, a bien voulu répondre à quelques questions sur ce sujet d’actualité.
Liaison : Qu’entend-on réellement lorsqu’on parle de violence à l’école?
Claire Beaumont : Il peut s’agir de violence physique, de violence verbale par intimidation ou harcèlement, de taxage, de violence sexuelle (homophobie ou harcèlement) et plus récemment, de cyberintimidation. Elle peut toucher plusieurs victimes – tant les élèves que le personnel scolaire. Cette violence peut être provoquée par différents agresseurs : élèves, parents d’élèves, règles abusives des établissements, attitudes des enseignants. Les victimes subissent des effets négatifs sur leur développement personnel et social et peuvent même abandonner l’école. Les effets de cette violence sont aussi rapportés par le personnel enseignant. Certains quittent la profession ou dénoncent le manque de support par les milieux et les directions. Sans intervention, les agresseurs se confortent dans leurs agirs violents qu’ils perpétueront dans leur vie adulte. En dépit des rares événements tragiques rapportés par les médias, de l’avis de plusieurs chercheurs, ce serait plutôt ce qu’on appelle les microviolences quotidiennes qui mineraient les climats scolaires et affecteraient les victimes à long terme.
Liaison : Au Québec, la situation est-elle problématique dans tous les milieux scolaires?
C. Beaumont : On a peu de données fiables permettant de dresser un portrait réel de la situation au Québec. Plusieurs écoles se disent démunies et le problème est parfois si grand qu’on ne sait pas par où commencer. Les effets négatifs sur le climat scolaire diffèrent d’un établissement à l’autre, que ce soit au primaire, au secondaire ou au collégial. Les milieux socioéconomiquement faibles sont davantage ciblés ainsi que les centres urbains avec la présence des gangs de rue et de multiples situations confrontant ethnies et coutumes.
Liaison : À quoi peut-on attribuer les causes de la violence en milieu scolaire?
C. Beaumont : Avant d’être un problème scolaire, la violence demeure un problème social. Les enfants apprennent beaucoup par imitation et ils se modèlent sur les attitudes des adultes qui les entourent. La façon dont les adultes règlent leurs conflits, la sensibilisation à la tolérance, l’acceptation des différences, le respect des autres, les messages télévisuels, les jeux vidéo, l’absence de limites et d’encadrement familial sont tous ces facteurs qui caractérisent le climat dans lequel les enfants grandissent et apprennent à se comporter. Ils ne se comporteront pas différemment à l’école.
Liaison : La formation initiale prépare-t-elle adéquatement les futurs enseignants et enseignantes à orienter leurs interventions pour y faire face?
C. Beaumont : Une enquête menée actuellement dans 10 pays en collaboration avec l’Observatoire européen de la violence à l’école nous indique que très peu de temps est consacré à la formation initiale des futurs enseignants et enseignantes scolaires à la gestion des comportements difficiles et à la prévention de la violence à l’école. Au Québec, on évalue entre trois et six crédits (sur une formation de 120 crédits) le temps consacré à cette formation au primaire et au secondaire. Bien que ce soit insuffisant, l’UdeS remporte toutefois la palme avec ses six crédits obligatoires consacrés aux caractéristiques et à l’intervention auprès des élèves en difficulté dans son baccalauréat en enseignement au préscolaire et au primaire.
Liaison : Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a annoncé un plan d’action pour contrer la violence dans les écoles. Comment la recherche et les milieux de pratique peuvent-ils apporter leur contribution?
C. Beaumont : Ce plan d’action est effectivement très attendu par les milieux scolaires. Les intervenants scolaires craignent de se voir imposer un nouveau plan alors qu’ils sont encore à digérer l’implantation de la réforme. Ils espèrent que des sommes d’argent seront réparties et réservées exclusivement pour appuyer les mesures pour faire diminuer la violence et recréer des milieux propices à l’enseignement. La recherche dans le domaine de la violence à l’école s’est développée depuis les 20 dernières années et une panoplie de programmes d’intervention évalués et jugés efficaces existe pour intervenir plus spécifiquement en milieu scolaire. Il a été reconnu que les écoles où il y avait le moins de violence étaient celles où on retrouvait une politique claire face au phénomène; un leadership de la direction; des interventions préventives concernant l’entraînement aux habiletés sociales; des interventions ciblées adressées aux agresseurs et aux victimes; l’implication des élèves (pairs aidants, médiateurs); la collaboration entre les intervenants, la famille et la communauté; et une stabilité du personnel scolaire.
Liaison : Le colloque que vous organisez amènera-t-il des pistes pour faire avancer la réflexion sur le phénomène?
C. Beaumont : Le thème La violence à l’école : recontextualiser le phénomène pour mieux y répondre illustre bien le sens donné à cette journée. Chercheuses et chercheurs, intervenantes et intervenants scolaires, directions d’école, commissions scolaires, étudiantes et étudiants y sont invités. De l’international au régional, la violence à l’école y sera abordée sous les angles de la recherche et de l’intervention. Organisé par l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école et ses partenaires, cet événement se veut un forum permettant la rencontre entre la recherche et le milieu de pratique.
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l'Université
de Sherbrooke
Éditeur :
Charles Vincent
Local F1-113,
Pavillon J.-S.-Bourque
(819) 821-7388 (819) 821-7388
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La violence du quotidien (observée dans la rue, dans les stades, dans les familles, à la sortie des discothèques, à la télévision, dans certains jeux vidéo, etc.) n’épargne pas l’école. Il ne se passe guère une journée sans que toutes les formes de la violence à l’école ne fassent la une des médias: bagarres sanglantes dans les cours de récréation, insultes et coups entre camarades ou envers les enseignants ces images plus ou moins «trash» voire pornographiques qui se retrouvent très vite sur Internet, racket, etc.
De plus en plus souvent, c’est aussi de la violence de l’école dont il est question: démotivation, décrochage et échecs scolaires; enseignants qui se laissent aller aux gestes ou aux mots violents, objectifs et programmes scolaires vivement critiqués: une école de plus en plus décrite comme génératrices de violences.
Aujourd’hui, à quoi sert l’école? Quels sont les rôles des enseignants, ceux des parents et ceux de la société - terreau d’accueil des élèves, de ces jeunes qui seront la société de demain?
L’école génère-t-elle des violences? L’école peut-elle encore être un lieu d’apprentissage du respect? Comment les enseignants et les parents peuvent-ils accompagner leurs élèves, leurs enfants?
Informer, définir ces violences, relativiser les nombreuses statistiques qui chiffrent tout ça, offrir aux enseignants, aux élèves et aux parents des outils de réflexions et d’actions pour que l’école demeure un lieu pour des apprentis-sages, tels sont quelques-uns des objectifs de cet ouvrage.
Poursuivre à http://www.septembre.com/livres/violence-faite-ecole-691.html
De plus en plus souvent, c’est aussi de la violence de l’école dont il est question: démotivation, décrochage et échecs scolaires; enseignants qui se laissent aller aux gestes ou aux mots violents, objectifs et programmes scolaires vivement critiqués: une école de plus en plus décrite comme génératrices de violences.
Aujourd’hui, à quoi sert l’école? Quels sont les rôles des enseignants, ceux des parents et ceux de la société - terreau d’accueil des élèves, de ces jeunes qui seront la société de demain?
L’école génère-t-elle des violences? L’école peut-elle encore être un lieu d’apprentissage du respect? Comment les enseignants et les parents peuvent-ils accompagner leurs élèves, leurs enfants?
Informer, définir ces violences, relativiser les nombreuses statistiques qui chiffrent tout ça, offrir aux enseignants, aux élèves et aux parents des outils de réflexions et d’actions pour que l’école demeure un lieu pour des apprentis-sages, tels sont quelques-uns des objectifs de cet ouvrage.
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Alors qu'une bagarre survenait dans la cour de récréation du Petit Collège Stanislas, le 13 mars, entre des enfants de 8 et 9 ans, certains parents, avertis qu'une agression à caractère sexuel avait eu lieu, n'ont pas compris que la direction garde le silence pendant deux semaines. Selon la direction, l'histoire aurait été montée en épingle.
Poursuivre à http://www.expressoutremont.com/article-320707-Violence-a-lecole.html
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http://www.edu.gov.on.ca/fre/document/policy/vfreefr.html
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Table des matières
Avant-propos
Processus de révision ou d'élaboration de la politique
Mise en œuvre et évaluation
Calendrier : élaboration, révision, mise en œuvre et soumission de la politique et de la marche à suivre
PREMIÈRE PARTIE : Cadre pour l'élaboration de la politique de prévention de la violence par les conseils scolaires
I Introduction
II Buts et objectifs de la politique de prévention de la violence
III Éléments de la politique 15
A. Le milieu scolaire
B. Intégration de la prévention de la violence dans le programme d'études
C. Dépistage précoce et continu à des fins de prévention
D. Code de conduite
E. Marche à suivre en réponse aux actes de violence
F. Suivi des séquelles d'un acte de violence
G. Perfectionnement professionnel
H. Participation des foyers, des écoles et de la communauté
DEUXIÈME PARTIE : Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer
I Introduction
II Responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves
A. La Loi sur l'éducation
B. Règlement de l'Ontario 298
C. La Loi sur les services à l'enfance et à la famille
D. La Loi sur l'entrée sans autorisation
III Suspension et renvoi d'une ou d'un élève
A. Suspension
B. Renvoi
C. Règles générales
IV Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police
A. Trois catégories d'élèves, selon l'âge
B. Catégories d'incidents violents
C. Lieu où se produit l'incident violent
D. Participation des parents ou tutrices et tuteurs
E. Enquête policière à l'école et droits des élèves
V Tenue de dossiers sur les incidents violents entraînant suspension ou renvoi et sur les déclarations à la police
A. Inscription de renseignements au DSO
B. Retrait de renseignements du DSO
C. Transfert du DSO
VI Signalement des incidents violents au ministère de l'Éducation et de la Formation
Annexe I
A. Loi sur les jeunes contrevenants
B. Charte canadienne des droits et libertés
Annexe II
Formulaire de signalement des incidents violents
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Avant-propos
En novembre 1993, j'annonçais le plan d'action du ministère de l'Éducation et de la Formation sur la violence à l'école. Le plan comprenait dix mesures de prévention de la violence à l'école devant être appliquées immédiatement. Selon certaines de ces mesures, les conseils scolaires devaient élaborer une politique de prévention de la violence et une marche à suivre pour signaler tout incident violent à la police et au ministère, et pour les enregistrer. De plus, il était question d'organiser des sommets sur la question.
Le sommet communautaire, tenu à Queen's Park le 5 mars 1994, a lancé le processus de consultation sur la politique du ministère relative à la violence dans les écoles. Cette politique a été élaborée grâce aux membres du Groupe de travail sur la prévention de la violence, présidé par mon adjoint parlementaire, Tony Martin. En avril et en mai, la tenue de dix-huit sommets a permis de consulter la population de la province.
Les commentaires des participants et participantes ont été pris en considération lors de la révision des ébauches de la politique; le document Pour des écoles sans violence en est le résultat final. Ce document reflète non seulement les efforts du Groupe de travail sur la prévention de la violence et ceux du personnel du ministère, mais aussi de ceux et celles qui ont participé aux sommets. Il constitue également un modèle de consultation en ce qu'il symbolise un effort réel de collaboration et l'engagement de la communauté pour combattre la violence dans les écoles.
Si les conseils scolaires travaillent avec leur communauté en vue d'élaborer une politique pour des écoles sans violence, les écoles de l'Ontario offriront assurément un milieu où le personnel et les élèves pourront enfin canaliser toutes leurs énergies sur l'enseignement et l'apprentissage.
Dave Cooke
Ministre de l'Éducation et de la Formation
--------------------------------------------------------------------------------
Processus de révision ou d'élaboration de la politique
Politique des conseils scolaires sur la prévention de la violence
Depuis quelques années, on a l'impression que la violence a gagné du terrain, qu'elle s'est généralisée, au point même d'envahir l'école. La violence à l'école est le reflet de la société dans son ensemble. La violence est un problème social, et pour la surmonter ou en réduire l'incidence, on doit faire appel à tous les éléments de la société, y compris les écoles.
Tous les conseils scolaires (NB 1) devront élaborer une politique de prévention de la violence en consultant les partenaires de l'éducation comme les élèves, le personnel (NB 2), les parents ou tutrices et tuteurs, les services policiers, les organismes représentant la diversité de la communauté (dont les groupes raciaux et ethnoculturels minoritaires dans le territoire du conseil), les communautés autochtones, le secteur privé, les syndicats et d'autres groupes. Lorsqu'un conseil a déjà de telles mesures en place, sa politique doit être révisée en fonction des exigences énoncées dans le présent document. On doit élaborer une stratégie d'approche communautaire pour amener les personnes qu'on n'a pas l'habitude de consulter à participer au processus d'élaboration ou de révision.
On encourage la mise en commun des ressources et des idées par les conseils scolaires, particulièrement au sein de la même région géographique.
Plusieurs des éléments requis dans la politique de prévention de la violence des conseils scolaires relèvent de la compétence exclusive des sections de la minorité linguistique. (La marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, ainsi que l'enregistrement de cette information, relève des conseils scolaires.) Les conseils et les sections de langue française élaboreront une politique et un plan de mise en œuvre conformément à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés (Loi constitutionnelle de 1982) et aux parties XII et XIII de la Loi sur l'éducation (L.R.O. de 1990, chap. E.2), ou réviseront leur politique s'ils en ont déjà une. Le ministère tient à ce que tous les aspects du contrôle des incidents violents soient autant que possible menés en français dans les écoles de langue française.
Étant donné le statut particulier des autochtones, et en reconnaissance de leur désir d'adopter des méthodes parallèles pour prévenir la violence, on encourage les conseils scolaires à travailler étroitement avec les communautés des premières nations et avec les communautés autochtones dans les milieux urbains de leur territoire.
Les conseils devront soumettre au ministère les renseignements recueillis sur la participation de la communauté au processus d'élaboration.
L'élaboration d'une politique de prévention de la violence dans les écoles et d'un plan de mise en œuvre devrait être liée à d'autres politiques ou programmes, notamment la politique d'antiracisme et d'équité ethnoculturelle, le programme d'études commun, l'éducation antidrogue et la politique portant sur les diverses formes de discrimination décrites dans le Code des droits de la personne de l'Ontario. Le contenu de ces politiques a un rapport direct avec la prévention de la violence. Par ailleurs, les conseils scolaires peuvent tirer parti des relations qu'ils ont établies avec la communauté durant l'élaboration et la mise en œuvre de ces politiques.
On encourage les conseils à continuer de combattre certaines des causes fondamentales de la violence à l'aide de mesures destinées à prévenir la violence contre les femmes et les enfants. Certains services liant les conseils scolaires à des maisons pour femmes battues ont démontré qu'il vaut la peine de collaborer avec les orga-nismes communautaires pour venir en aide aux enfants de familles violentes.
Au nombre des documents que le ministère a produits et qui peuvent être utiles, on peut citer : L'antiracisme et l'équité ethnoculturelle dans les conseils scolaires : Lignes directrices pour l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique, paru en 1993; Vers une nouvelle optique, Guide sur l'éducation en matière d'antiracisme et d'équité ethnoculturelle, publié en 1993; Valeurs, influences et relations avec ses pairs, publié en 1985; et les guides pédagogiques Discipline et Le comportement, parus en 1985 et 1986 respectivement. Le matériel des conseils scolaires sur l'apprentissage coopératif en petit groupe, notamment les documents portant sur l'apprentissage des relations humaines, seront utiles eux aussi dans l'élaboration d'une politique et d'un plan de mise en œuvre. Le matériel préparé par les conseils scolaires pour l'éducation de l'enfance en difficulté, en particulier pour les élèves présentant des troubles de comportement, pourrait également servir dans d'autres classes. Souvent, les organismes communautaires sont en mesure de fournir des renseignements qui s'avèrent utiles pour l'élaboration de programmes scolaires.
Marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents
Les conseils scolaires doivent élaborer de concert avec les membres de leur communauté la marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents.
Les conseils qui ont déjà une marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents doivent en réviser le contenu pour s'assurer qu'il est conforme aux exigences établies dans la deuxième partie du présent document.
Les dispositions et les règlements pertinents sont résumés dans la deuxième partie du présent document.
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Mise en œuvre et évaluation
Les éléments de la politique de prévention de la violence faisant l'objet de la première partie du présent document (ainsi que d'autres éléments qu'un conseil aurait ajoutés) doivent être inclus dans le plan de mise en œuvre élaboré par les conseils. Ce plan comprendra un calendrier, les activités de formation en cours d'emploi pour tout le personnel, une communication claire de la politique aux élèves, au personnel, aux parents ou aux tutrices et tuteurs et à la communauté, ainsi que le suivi de la politique et l'évaluation de son efficacité.
Le plan de mise en œuvre doit être fondé sur les besoins locaux des conseils et des écoles. Il devrait comprendre des objectifs et des résultats escomptés bien précis. Le plan de mise en œuvre sera élaboré de concert avec les écoles, le personnel, les parents ou les tutrices et tuteurs, les élèves et la communauté, et sera communiqué à ceux-ci.
L'élaboration de la politique et du plan de mise en œuvre sera faite dans la langue du conseil ou de la section de la minorité linguistique.
L'efficacité de la politique sera vérifiée et évaluée par les conseils tous les trois ans en tenant compte de l'apport des élèves, du personnel, des parents ou tutrices et tuteurs, de la communauté et des organismes intéressés. Les résultats de cette vérification et de l'évaluation permettront aux conseils de réviser leur politique de prévention de la violence, de façon à en améliorer l'efficacité et à y incorporer des éléments répondant à de nouveaux besoins. Le ministère examinera les progrès accomplis et les changements apportés à la politique à la fin des trois premières années de mise en œuvre.
Les plans de mise en œuvre des éléments de la marche à suivre du conseil pour rapporter et enregistrer les incidents violents, faisant l'objet de la deuxième partie du présent document, comprendront des stratégies pour bien communiquer la marche à suivre aux écoles, au personnel, aux élèves, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté. Ils peuvent aussi comprendre des plans de formation en cours d'emploi pour tout le personnel.
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Calendrier : élaboration, révision, mise en œuvre et soumission de la politique et de la marche à suivre
Les conseils scolaires doivent commencer dès septembre 1994 l'élaboration ou la révision de leur politique de prévention de la violence ainsi que de leur plan de mise en œuvre et de la marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents. Une fois adoptés, la politique, la marche à suivre et les plans de mise en œuvre doivent être envoyés, avec l'information concernant la participation de la communauté, au bureau régional approprié du ministère de l'Éducation et de la Formation pour être approuvés. Les soumissions doivent être présentées n'importe quand avant le 30 juin 1995, et la politique doit être mise en œuvre en septembre 1995.
En septembre 1994, les conseils commenceront à recueillir les données sur les incidents menant à la suspension ou au renvoi pour comportement violent, et sur les incidents signalés à la police, tel qu'il est noté dans la deuxième partie du présent document. Ils les soumettront au ministère en septembre 1995.
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PREMIÈRE PARTIE :
Cadre pour l'élaboration de la politique de prévention de la violence par les conseils scolaires
I Introduction
L'école est un milieu d'apprentissage. Si les élèves, les familles, le personnel de l'école et la communauté ont le droit de s'attendre à ce que l'école soit un lieu sûr et à l'abri de la violence, les élèves doivent également comprendre que la violence à l'extérieur de l'école est inacceptable. Pour enrayer la violence pour de bon, l'école doit aider l'ensemble des élèves à régler les conflits sans agressivité et à se comporter de manière calme devant les situations explosives, et les préparer à devenir des citoyennes et des citoyens responsables. Il s'agit là d'une lourde tâche pour l'école lorsque certains enfants sont témoins de violence ou victimes d'agression dans leur propre foyer et lorsque les médias présentent parfois la violence sous un jour séduisant ou sensationnel. Pour prévenir la violence, l'école et les conseils scolaires doivent travailler en collaboration avec la communauté tout entière, autant les élèves, le personnel de l'école, les parents ou tutrices et tuteurs que les organismes de services sociaux, les associations représentant les minorités raciales et ethnoculturelles, les communautés autochtones, le secteur privé, les syndicats et d'autres groupes.
La violence peut nuire à la santé et au bien-être de n'importe qui. Elle peut être physique, verbale, écrite, psychologique, sexuelle ou raciale, et dirigée contre une personne ou un groupe de personnes. La violence peut aussi prendre la forme d'actes de vandalisme et de dégâts matériels et, poussée à l'extrême, de crimes. Si nous voulons réduire la violence dans les écoles et dans la société, nous devons mettre un frein ou prévenir les incidents qui jalonnent le chemin de la violence, même les moins graves. Les menaces d'attaques physiques ou le harcèlement verbal constant (fondé, par exemple, sur l'invalidité d'une personne) peuvent être aussi néfastes qu'une agression physique. Si on les ignore, ces incidents peuvent vite s'intensifier et s'aggraver.
Par exemple, si on ne réagit pas aux injures racistes proférées par une personne, ces injures finissent par sembler acceptables aux yeux d'autres élèves et peuvent dégénérer en bagarres. Des élèves de groupes minoritaires peuvent se sentir menacés, même s'ils ou elles n'étaient pas directement touchés par l'incident initial. De plus, les élèves peuvent réagir violemment à diverses formes de harcèlement racial. Dans ces cas, la personne faisant l'objet de l'attaque initiale peut, tout en demeurant une victime, devenir l'auteur d'un acte de violence. La même chose peut se produire dans les cas de harcèlement fondé sur les différences linguistiques, sur l'ethnie ou sur le sexe; dans les cas d'intolérance religieuse ou encore de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, la situation sociale, le revenu, l'emploi, un handicap ou des traits physiques. Lors d'actes de violence, il est important que l'école examine les causes sous-jacentes et agisse en conséquence.
La violence entraîne la violence. Elle affecte non seulement la victime et l'auteur de l'acte de violence, mais aussi leurs amis et leurs familles, les témoins, l'école et la communauté dans son ensemble. Lorsqu'un acte de violence est perpétré et qu'il n'y a aucune conséquence apparente pour son auteur ni aucune protection accordée à la victime, c'est comme si on fermait les yeux sur la violence.
Les conseils scolaires doivent utiliser le cadre suivant pour élaborer et mettre en œuvre leur politique de prévention de la violence ou pour réviser leur politique en place. Ce cadre a été élaboré en collaboration avec le groupe de travail du ministre sur la prévention de la violence. De plus, le public a été consulté lors d'une série de sommets dans diverses localités de l'Ontario.
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II Buts et objectifs de la politique de prévention de la violence
Le but général de la politique de prévention de la violence élaborée par les conseils scolaires est :
de réduire et d'éliminer les actes de violence dans les écoles;
de donner aux élèves et au personnel l'occasion de développer les compétences qui les aideront à faire face aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à de tels actes;
de favoriser à long terme la prévention de la violence en préparant les élèves à mener une vie calme et exempte de relations violentes.
Les objectifs particuliers de cette politique sont :
de créer et de maintenir un milieu scolaire sûr, accueillant et non violent;
de permettre aux élèves d'acquérir les compétences, les connaissances et les attitudes nécessaires pour prévenir la violence, pour faire face aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à de tels actes;
de s'assurer que le personnel de l'école acquiert les compétences, la confiance et les connaissances nécessaires pour reconnaître et régler les actes de violence ou les situations qui peuvent mener à de tels actes, et pour amener les élèves à avoir conscience des formes de la violence et à savoir prévenir celle-ci;
d'aider les élèves ainsi que le personnel à maîtriser leur propre colère, leurs frustrations et leurs conflits, sans recourir à la violence;
de s'assurer que les victimes, les personnes susceptibles de le devenir, les témoins et les auteurs d'actes violents savent que l'école prendra des mesures pour arrêter ou prévenir la violence ou le harcèlement;
d'aider les élèves à reconnaître un comportement acceptable à l'école et dans la société en général, et à adopter un tel comportement tout en étant conscients des conséquences possibles d'un comportement inacceptable;
d'encourager l'ensemble de la communauté (notamment les élèves, les parents ou tutrices et tuteurs, le personnel, les organismes et services communautaires, le secteur privé, les syndicats et les autres groupes) à appuyer les projets de prévention de la violence et à participer activement à promouvoir la prévention de la violence.
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III Éléments de la politique
Les huit éléments décrits ci-après doivent faire partie intégrante de la politique de prévention de la violence des conseils scolaires. Ceux-ci pourront y inclure d'autres éléments, selon la situation dans leur localité. Il se peut d'ailleurs que des conseils aient déjà établi une politique portant sur certains ou sur l'ensemble de ces éléments. En pareil cas, il faudra réexaminer la politique existante en collaboration avec la population servie par le conseil, pour ensuite l'inclure dans une politique globale destinée aux élèves, au personnel, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté.
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A. Le milieu scolaire
Le milieu scolaire est un milieu à la fois physique et social. Il comprend l'édifice en tant que tel, ce qui l'entoure, les personnes qui le fréquentent et la dynamique de leurs relations, les ressources matérielles et tout ce qui permet de mener à bien le programme (excursions, autobus scolaires, etc.) et les activités parascolaires. Le milieu scolaire doit être accueillant pour chaque personne qui y étudie ou y travaille. Des actions qui menacent le milieu scolaire, comme des actes d'intimidation par des groupes, ou la distribution de littérature haineuse, doivent faire l'objet d'une intervention de l'école et du conseil scolaire afin d'éviter de créer un climat de peur ou de prolonger l'état de violence. En outre, pour bien apprendre, il faut se sentir en sécurité.
Les conseils scolaires et les écoles devraient s'interroger sur les éléments qui font qu'un milieu scolaire est sûr, accueillant et à l'abri de la violence et inspire un sentiment d'appartenance. Ils devraient aussi s'assurer :
que tous les membres de la communauté scolaire considèrent comme étant inacceptables les mauvais traitements physiques, verbaux ou écrits, sexuels ou psychologiques; les brimades; et, la discrimination fondée sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou d'autres attributs tels que le revenu ou des traits physiques;
que les comportements positifs sont reconnus, récompensés et proposés en exemple par tout le personnel;
que les stratégies en matière de discipline sont justes, non violentes et visent à montrer aux élèves les comportements appropriés qui favorisent le respect de soi;
que tous les membres de la communauté scolaire contribuent à aiguiser le sens des responsabilités, de la liberté d'action et de l'engagement;
que l'on favorise la réussite et le bien-être de l'ensemble des élèves;
que l'on encourage une grande participation des élèves aux activités parascolaires; et
que l'on invite les parents et la communauté à jouer un rôle actif.
On s'attend à ce que l'ensemble des adultes et des élèves de la communauté scolaire aient des relations harmonieuses et empreintes de respect.
Pour créer un milieu scolaire sûr, les conseils scolaires devraient tenir compte des éléments suivants :
les questions d'ordre matériel, comme un bon éclairage, une sécurité accrue dans certains endroits, l'entreposage adéquat des objets dangereux;
l'élaboration de mesures de sécurité comme la présence d'adultes responsables dans la cour de l'école et dans les corridors;
la tenue d'une vérification de la sécurité tenant compte des commentaires du personnel de l'école et des élèves et mettant l'accent sur les préoccupations des personnes les plus vulnérables (personnes handicapées, élèves et employées, etc.);
les mesures à prendre par rapport aux personnes en visite et étrangères à l'école;
la création d'un comité d'élèves sur la sécurité à l'école qui mette principalement l'accent sur la participation des élèves.
Une bonne intégration de tous les éléments de la politique de prévention de la violence transparaîtra dans le climat et la sécurité du milieu scolaire.
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B. Intégration de la prévention de la violence dans le programme d'études
Bon nombre de conseils scolaires, d'écoles et de membres du personnel enseignant accordent la priorité à l'inclusion de la prévention de la violence dans le programme d'études. Il faut intégrer la prévention de la violence dans tous les aspects du programme d'études, de la maternelle à la fin des études secondaires.
Le programme d'études commun propose des résultats d'apprentissage transdisciplinaires et des résultats spécifiques pour les grands champs d'études qui se rapportent à la prévention de la violence et au civisme. Ces résultats d'apprentissage doivent faire partie intégrante des programmes qui seront planifiés et offerts de la 1re à la 9e année. Ces mêmes résultats peuvent d'ailleurs être utilisés pour un guide de planification des programmes de maternelle et de jardin d'enfants ainsi que pour des cours de secondaire après la 9e année. Les résultats énoncés dans le programme d'études commun mettent l'accent sur la compréhension des différentes cultures, l'engagement envers la paix et la justice sociale, la socialisation, le civisme, le respect des droits de la personne et l'établissement de rapports sains.
Les conseils scolaires et les écoles doivent élaborer des programmes et activités qui permettent d'atteindre les résultats du programme d'études commun, ou développer les programmes et activités déjà en place. Ces résultats comportent notamment les connaissances, les compétences et les valeurs requises pour faire face à la violence et pour la prévenir. Par exemple, les activités d'apprentissage dans les grands champs d'études doivent être conçues pour permettre aux élèves d'acquérir les compétences nécessaires à la résolution pacifique et collective de conflits, de reconnaître les effets positifs et négatifs des rapports de force, et de participer à l'évolution de la société en respectant la démocratie.
Il se présente de nombreuses occasions d'intégrer l'apprentissage de la non-violence dans le programme d'études. Les conseils devront examiner l'ensemble du programme d'études pour s'assurer qu'il préconise la non-violence. On devrait étudier des modèles de non-violence tirés de l'histoire, de la littérature et de la communauté. Les élèves doivent avoir l'occasion d'examiner d'un œil critique les actualités, leurs propres expériences, la représentation de la violence dans l'histoire de l'humanité, les médias, les reportages et la littérature, ainsi que les causes de comportement violent. On s'attend à ce que les élèves comprennent et respectent les lois du Canada.
Cependant, les élèves ne doivent pas être limités à «étudier» la non-violence. Leur apprentissage doit être fondé sur l'expérience et sur la capacité d'appliquer les compétences apprises à l'école dans la vie quotidienne au sein de la communauté. Le programme d'études doit offrir aux élèves l'occasion :
de comprendre l'importance d'être vigilants et prudents;
d'acquérir, de comprendre et de mettre en pratique des compétences en relations interpersonnelles, en communication et en résolution de problèmes, notamment l'aptitude à la négociation, à la médiation et à la gestion de conflits, l'affirmation de soi et la capacité de faire face au changement ou à la frustration;
d'apprendre à se faire confiance et à s'apprécier;
d'acquérir la capacité de se soucier des autres, de les comprendre et de les respecter;
d'acquérir des compétences qui leur seront utiles dans leurs relations actuelles et futures avec les autres, comme l'art d'être parent;
d'acquérir la capacité d'apprécier la diversité de la population et des points de vue dans la société.
Les conseils scolaires devraient examiner la façon d'intégrer dans le programme d'études des stratégies pédagogiques comme le jeu de rôle et l'apprentissage coopératif pour aider les élèves à atteindre les objectifs énumérés ci-haut.
L'éducation physique et les activités sportives périscolaires offrent l'occasion d'accroître l'esprit d'équipe et la collaboration, et d'apprendre à entrer en compétition sans violence. Lors de compétitions sportives entre les écoles, les élèves et le personnel devraient tout faire pour que de tels événements ne dégénèrent pas en manifestations violentes des joueurs et des spectateurs. On s'attend à ce que les entraîneurs et les élèves participant à des activités sportives insistent sur une attitude positive et l'esprit sportif, puisqu'ils et elles sont des modèles pour l'ensemble des élèves.
L'élaboration de programmes de prévention de la violence donnera de meilleurs résultats si on fait appel aux élèves, au personnel, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté, notamment les autochtones et les organismes représentant les minorités raciales et ethnoculturelles. Lorsqu'ils mettent au point leurs stratégies, programmes et documents, les conseils devraient puiser dans les ressources communautaires, en faisant appel, par exemple, à des conférenciers et conférencières, à des organismes à but non lucratif ou à des services locaux, qui peuvent être très utiles dans l'élaboration et la mise en œuvre d'un programme d'études.
Équité
Un programme scolaire qui incorpore les principes de l'équité aide les élèves à acquérir les connaissances, les compétences, les attitudes et le sens d'appartenance qu'il leur faut pour devenir des membres actifs et productifs de la société.
Il est nécessaire que les élèves comprennent que toute forme de discrimination leur nuit personnellement, ainsi qu'à la communauté et à la société, et qu'elle est inacceptable. Voici des exemples de discrimination :
le racisme, l'intimidation et la discrimination fondés sur les différences ethnoculturelles, religieuses ou linguistiques;
le sexisme, le harcèlement sexuel et le traitement inégal des sexes;
l'homophobie ou toute forme de discrimination basée sur l'orientation sexuelle;
la discrimination fondée sur la classe sociale/le revenu et le genre de travail;
la discrimination fondée sur un handicap;
l'intolérance fondée sur d'autres caractéristiques, comme l'apparence.
Le programme d'études doit être exempt de tout préjugé ou stéréotype et refléter la composition de notre société. Il doit permettre « à toutes et tous les élèves de s['y] reconnaître […] et d'acquérir les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements nécessaires pour évoluer dans un monde complexe et divers » (L'antiracisme et l'équité ethnoculturelle dans les conseils scolaires, p. 13).
Pour que l'éducation soit équitable, il faut recourir à une variété de stratégies d'enseignement et d'apprentissage en réponse à la diversité des antécédents, des besoins, des intérêts et des capacités des élèves.
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C. Dépistage précoce et continu à des fins de prévention
La prévention de la violence a un impact plus bénéfique sur la société que les efforts déployés pour faire face aux conséquences de la violence.
Les éléments contenus dans les points A et B traitent de stratégies de prévention de la violence pour l'ensemble des élèves. Toutefois, il y aura toujours des élèves qui auront besoin d'une aide supplémentaire pour ne pas devenir antisociaux. Pour répondre aux besoins des élèves et de leurs familles, la politique de prévention de la violence des conseils scolaires devrait être conçue pour aller au fond du problème; elle devrait aussi montrer aux conseils scolaires comment nouer des liens avec les partenaires communautaires et comment appuyer le personnel qui collabore avec les parents et la communauté.
Les conseils scolaires devraient mettre à profit leurs pratiques de dépistage précoce et s'assurer de reconnaître et d'aider le plus tôt possible les enfants qui risquent de devenir des « petits durs » ou des victimes. Ce dépistage devrait être suivi d'une intervention dès que possible. On doit penser à aider l'enfant à développer, entre autres, de bonnes aptitudes sociales plutôt qu'à l'étiqueter. Ces mesures devraient être appliquées autant que possible dans la classe, avec la participation des parents ou tutrices et tuteurs.
Les élèves peuvent avoir des difficultés ou des problèmes particuliers qui augmentent le risque de devenir des victimes ou des agresseurs. Il faut absolument que le personnel travaille en collaboration avec les élèves, avec les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi qu'avec d'autres personnes de la communauté, pour élaborer des stratégies qui réduiront ce risque. En ce qui concerne les besoins d'apprentissage, il faut tenir compte des différences des élèves présentant des difficultés. On pourra au besoin modifier les stratégies pédagogiques afin d'aider l'élève à comprendre ce qu'on attend d'elle ou de lui.
Les changements dans la vie de l'élève peuvent se refléter dans son comportement scolaire, social, affectif ou physique. Le personnel doit être conscient des difficultés pouvant surgir dans la vie de l'élève et de l'appui, structuré ou non, dont l'élève pourrait avoir besoin. Il importe qu'il y ait une bonne communication entre le personnel, l'élève et sa famille; on pourra ainsi repérer les périodes de tension dans la vie de l'élève et lui fournir l'appui supplémentaire nécessaire.
En plus d'aider les élèves à recourir moins souvent aux brimades ou à la colère et à surmonter leur timidité, les programmes devraient mettre l'accent sur leurs points forts afin qu'ils et elles se fassent une bonne image d'eux-mêmes et développent leurs aptitudes interpersonnelles. Il faut que les élèves susceptibles d'adopter un comportement violent se fixent des buts de façon à accroître leurs chances de réussite et, ainsi, à atteindre les résultats d'apprentissage, à accumuler des crédits, à obtenir un diplôme et à trouver un emploi.
La politique des conseils scolaires devrait comprendre la mise sur pied de services d'appoint, de planification et de suivi des progrès à l'intention des élèves qui risquent de prendre part à des actes de violence. Elle devrait aussi prévoir d'autres activités ou programmes, comme un programme de mentorat.
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D. Code de conduite
Les conseils scolaires doivent s'assurer que chaque école élémentaire ou secondaire a un code de conduite, approuvé par le conseil, qui permet de communiquer à tous les membres de la communauté scolaire les types de comportement admis. Ce code devrait être révisé régulièrement (au moins aux 3 ans) avec les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi qu'avec la communauté. La circulaire Les écoles de l'Ontario aux cycles intermédiaire et supérieur (7e à 12e année et CPO). La préparation au diplôme d'études secondaires de l'Ontario, 1989 exige déjà de toutes les écoles secondaires qu'elles énoncent clairement un code de conduite des élèves. On exigera maintenant un code qui fournit des directives claires sur les comportements accep-tables et inacceptables dans les écoles élémentaires et secondaires, de la part des élèves, du personnel et des personnes en visite.
Le code :
sera élaboré en collaboration avec les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs et la communauté;
énoncera sans équivoque que les agressions physiques, verbales, écrites, sexuelles et psychologiques, les brimades, ainsi que la discrimination fondée sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou toute autre caractéristique sont inacceptables;
énoncera que la dégradation des biens de l'école (y compris le terrain de l'école et les autobus scolaires) sont inacceptables;
définira les conséquences d'un comportement inacceptable selon une juste proportion (lorsque des membres du personnel enfreindront le code de conduite, les conséquences qui en découleront se fonderont sur les lignes directrices et les modalités existantes du conseil scolaire en matière de gestion du personnel);
sera affiché bien en vue dans l'école, clairement communiqué à toutes et à tous, et bien compris par les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi que par la communauté.
Les conseils scolaires peuvent aider les écoles à mettre au point leur code de conduite en donnant des directives précises sur la création de tels codes.
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E. Marche à suivre en réponse aux actes de violence
Avec la participation du personnel, des élèves, des parents ou tutrices et tuteurs, de la communauté et de divers services, notamment la police, les conseils scolaires élaboreront une marche à suivre en réponse aux divers types d'actes de violence qui peuvent se produire à l'école, y compris les actes où entrent en jeu des élèves, le personnel ou des visiteurs. La marche à suivre permettra au personnel et aux élèves de répondre aux incidents d'une façon efficace, uniforme et équitable. On s'attend à ce que les modalités adoptées contribuent à prévenir les récidives, rendant ainsi l'école plus sûre.
La deuxième partie du présent document, intitulée « Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer », donne, comme son titre l'indique, des directives précises pour signaler des incidents violents graves à la police et pour enregistrer des renseignements sur les actes de violence menant à la suspension ou au renvoi de l'élève, ou au recours à la police.
Il faut signaler à la police les incidents violents graves suivants : la possession d'armes (notamment, les armes à feu et les couteaux); les menaces de blessures graves; des actes d'agression causant des blessures graves; des actes d'agression sexuelle; le vol et l'extorsion; tout acte de violence motivé par la haine (lié au racisme ou à l'homophobie par exemple); les actes de vandalisme causant des dégâts majeurs à la propriété scolaire ou à des biens s'y trouvant.
Les conseils scolaires doivent prévoir des mesures pour répondre aux actes de violence pour lesquels le recours à la police ne s'impose pas, entre autres, les querelles dans la cour de l'école n'entraînant pas de blessures graves, le harcèlement racial et ethnoculturel, le harcèlement sexuel, la distribution de littérature haineuse ainsi que les actes de vandalisme sans grande conséquence. Les conseils devraient élaborer ces mesures en collaboration avec les écoles, pour assurer la concordance entre les directives des conseils et les codes de conduite des écoles.
Lorsqu'il cherche la réaction appropriée à un incident violent, le conseil scolaire devrait tenir compte de ce qui suit :
la nature de l'incident;
les faits, les circonstances et les personnes en cause;
le degré du préjudice causé à la victime et à la communauté scolaire;
l'âge des personnes en cause;
le moment et la façon d'obtenir la participation des parents ou tutrices et tuteurs, du conseil scolaire et des organismes extérieurs, y compris la police et, selon le cas, les unités policières des premières nations;
la conformité avec les méthodes d'enregistrement et de signalement des actes de violence (voir la deuxième partie du présent document);
les causes sous-jacentes de la violence, par exemple, le racisme, le sexisme, l'homophobie, la drogue, les « gangs » et l'exécution répétée d'actes de violence;
le soutien de la ou des victimes, des témoins et de la communauté scolaire, y compris en manifestant envers la victime appui et respect;
les conséquences pour l'auteur d'un tel acte (y compris l'exclusion de la classe ordinaire, la suspension, le renvoi, une ordonnance de service à la communauté, la restitution, ainsi que la participation à des programmes de réadaptation pouvant faire appel à d'autres organismes).
Le conseil scolaire ou la direction de l'école voudront peut-être mettre sur pied une équipe d'intervention d'urgence composée de membres du personnel et d'élèves pour répondre aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à la violence. La participation des membres de la communauté tels que les Aînés des sociétés autochtones peut s'avérer utile pour maîtriser les situations violentes ou susceptibles de le devenir. Dans certains cas, les programmes de résolution de conflits ou de médiation entre égaux peuvent être utiles si les personnes en cause sont à même de négocier sur un pied d'égalité relative. Cependant, ce type de réponse ne convient pas dans les situations graves. À la suite d'un incident violent, il faudrait intégrer dans le programme scolaire un enseignement et un apprentissage particuliers, destinés à prévenir d'autres actes semblables.
L'école où s'est produit l'incident doit en examiner les causes, car il sera peut-être nécessaire de régler les questions sous-jacentes pour éviter d'autres incidents de même nature. L'équité, la fermeté et la sensibilité sont les critères qui devraient compter pour appliquer les mesures adoptées.
Lorsqu'on fait appel à la police et aux organismes extérieurs pour des incidents impliquant des élèves d'écoles et de sections de langue française, il faudrait s'efforcer d'intervenir en français.
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F. Suivi des séquelles d'un acte de violence
Aidés de la communauté, les conseils scolaires élaboreront des stratégies à court et à long terme pour assurer le suivi des actes de violence. Ces stratégies porteront sur la prestation de programmes et de services pour favoriser :
la sécurité et la guérison des victimes;
une soigneuse planification de la réintégration et de la réadaptation des auteurs de tels actes, y compris l'établissement de liens avec les services à la jeunesse;
l'éducation continue de l'auteur d'un acte violent;
le bien-être et la sécurité des témoins et de la communauté scolaire en général (par exemple, préserver la confidentialité des renseignements);
la résolution des problèmes sous-jacents qui peuvent avoir mené à l'acte de violence, par exemple, les mauvais traitements infligés à la maison, les activités de «gang», la drogue et l'alcool, les difficultés de comportement, le sexisme ou le racisme;
la participation soutenue des organismes locaux et sociaux et de la communauté à l'étude des questions qui pourraient avoir mené à l'incident.
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G. Perfectionnement professionnel
Les conseils scolaires devraient fournir des occasions à tout le personnel d'acquérir des connaissances, des compétences et des valeurs qui permettent de créer et de maintenir un milieu scolaire sans violence.
Il faut préparer le personnel enseignant à son rôle de guide dans la prévention de la violence et la résolution de conflits. Les éducatrices et éducateurs doivent également savoir quand et comment obtenir le soutien nécessaire de l'école et de la communauté. La formation en cours d'emploi est une composante essentielle de la politique de prévention de la violence. L'établissement de liens entre les conseils scolaires et les facultés d'éducation pourrait bénéficier à l'un et à l'autre, étant donné que les facultés d'éducation doivent former les futurs enseignants et enseignantes à la prévention de la violence dans le cadre du programme de formation initiale.
Lors de l'élaboration de leur plan de mise en œuvre, les conseils scolaires et les écoles doivent déterminer les priorités en matière de perfectionnement professionnel. Les conseils voudront peut-être explorer la possibilité d'élaborer des programmes de formation en collaboration avec d'autres groupes, comme la police, les organismes de services sociaux, divers organismes communautaires, les Aînés autochtones et les associations de parents.
Pour déterminer les priorités de formation du personnel et les plans de mise en œuvre, il faudra tenir compte des éléments suivants.
Pour tout le personnel :
Observation de signes de mauvais traitements physiques, d'agression sexuelle et de cruauté mentale, et connaissance des mesures à prendre (par exemple, à qui signaler l'incident);
Application équitable et uniforme des mesures adoptées par le conseil scolaire et l'école;
Observation et élimination des préjugés et de la discrimination fondés sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou d'autres caractéristiques telles que le revenu ou l'apparence;
Présentation de modèles de comportement positif (par exemple, traiter tout le monde avec respect, avoir des relations harmonieuses, éviter les stéréotypes);
Création d'un milieu scolaire sûr et accueillant.
Pour le personnel enseignant et administratif :
Liaison avec des organismes communautaires pour prévenir et régler les problèmes;
Incorporation de stratégies pédagogiques telles que l'apprentissage coopératif et le jeu de rôle pour aider les élèves à développer des compétences interpersonnelles;
Amélioration des compétences en dépistage et intervention précoces;
Action visant la sécurité et le bien-être des victimes, et la réinsertion des auteurs d'actes violents;
Contrôle de la médiation et de la gestion des conflits (y compris à l'intérieur d'un grand groupe);
Encouragement du style d'apprentissage propre à chaque élève;
Maintien de la discipline à l'aide de stratégies équitables et non violentes destinées à inculquer chez l'élève les comportements appropriés et le respect de soi.
Selon sa disponibilité, le personnel d'enseignement et d'orientation joue un rôle clé dans la prévention de la violence et la réinsertion des élèves ayant commis des actes de violence. De plus, ce personnel met sur pied des services d'appoint et d'aiguillage pour aider à répondre aux besoins des victimes et des auteurs d'actes violents, et assure le suivi de ces services. Le personnel enseignant devrait également savoir intégrer les compétences sociales dans le programme d'études et être en mesure de former des élèves à la participation à des programmes de pacificateurs ou d'entraide.
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H. Participation des foyers, des écoles et de la communauté
Participation des parents ou des tutrices et tuteurs
Les conseils scolaires doivent permettre aux parents ou aux tutrices et tuteurs de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence.
Les parents ou les tutrices et tuteurs sont des partenaires importants dans la création d'un climat sain dans l'école. Si les parents ou les tutrices et tuteurs participent à l'élaboration de la politique de prévention de la violence à l'échelon du conseil scolaire et de l'école, et la comprennent, elles et ils seront plus susceptibles de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre et de voir à ce que leurs enfants respectent la politique. Les commentaires et suggestions que peuvent apporter les associations de parents, y compris les associations représentées aux comités consultatifs pour l'enfance en difficulté dans les conseils scolaires, sont souvent d'une grande valeur. Grâce aux efforts de rayonnement, on s'assure de bien refléter la diversité de la population servie par le conseil et d'obtenir la participation des parents ou des tutrices et tuteurs qui, normalement, ne participeraient pas et ce, pour diverses raisons.
La politique de prévention de la violence des conseils scolaires devrait décrire des stratégies qui prévoient la participation des parents ou des tutrices et tuteurs et donner des renseignements sur la nature et le moment de ladite participation. Les écoles devraient chercher à obtenir l'appui soutenu des parents ou des tutrices et tuteurs des auteurs d'actes violents, en vue d'éliminer les causes sous-jacentes du comportement violent. Les parents ou les tutrices et tuteurs des victimes devraient participer au processus de guérison, ainsi qu'à l'établissement de mesures qui aboutiront à un milieu plus sûr pour leurs enfants.
La communication libre entre les parents ou les tutrices et tuteurs, l'école et les organismes est un facteur essentiel pour assurer la sécurité de l'ensemble de la communauté scolaire. L'entretien de bonnes relations entre l'école et les familles permet de réagir le plus tôt possible aux problèmes avant même qu'ils ne s'aggravent. Une communication ouverte et une liaison continue peuvent également faciliter la sensibilisation des parents ou des tutrices et tuteurs à la question de la prévention de la violence.
Participation des élèves
La participation des élèves à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence est importante et doit refléter la diversité de la population étudiante. Les conseils scolaires et les écoles devraient étudier des façons de faire participer les élèves de tous les âges. Il faudrait faire comprendre aux élèves dès leur plus jeune âge que ce n'est qu'une minorité qui participe à des actes de violence et que de tels actes ne sont pas acceptables selon les normes de notre société.
La politique de prévention de la violence des conseils scolaires doit énoncer des moyens de mettre les élèves au courant de leurs responsabilités et proposer des façons dont les élèves peuvent aider leurs camarades à mener une vie exempte de toute violence. Les écoles devraient appuyer les activités et programmes planifiés et mis en œuvre conjointement avec les élèves, comme des comités d'élèves sur la sécurité à l'école, des activités d'entraide ou d'aide mutuelle, des programmes d'enseignement entre camarades ou de mentorat, des semaines ou activités de sensibilisation à la prévention de la violence, des clubs d'activités coopératives, des assemblées extraordinaires et des journées d'activités sans violence.
Il est essentiel que les élèves participent à la planification et à la tenue de ces activités et programmes. En participant, elles et ils acquièrent un sens de responsabilité envers le milieu scolaire. De plus, les élèves sont habituellement très conscients de problèmes sous-jacents dans l'école et dans la communauté qui pourraient mener à la violence; ils et elles peuvent suggérer des façons de les régler.
Participation de tout le personnel
Le succès de la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence repose avant tout sur un personnel compétent qui recherche un milieu scolaire sûr, accueillant et exempt de violence. Le personnel doit participer à chaque étape de l'élaboration, de la mise en œuvre, du suivi, de l'évaluation et de la révision de la politique. Les membres du personnel auront des suggestions pratiques concernant la façon d'élaborer et de mettre en œuvre une politique et des programmes satisfaisants et pourront aider à cerner les priorités en matière de perfectionnement professionnel. L'appui du personnel est nécessaire au processus d'élaboration pour assurer le succès de la politique et pour que tous les membres du personnel soient disposés à assumer leur responsabilité en tant que modèles et agents de changement.
Participation de la communauté
Les conseils scolaires doivent établir et maintenir des partenariats avec la communauté pour s'assurer que cette dernière appuiera la mise en œuvre à l'école de la politique de prévention de la violence.
Divers groupes professionnels et organismes communautaires peuvent offrir une variété de programmes et de services et dans de nombreux cas, peuvent suggérer des moyens de réduire la violence dans les écoles. Il peut s'agir de la police, des sociétés d'aide à l'enfance et à la famille, des services de loisirs, des centres de formation au rôle de parent, des associations de parents spécialisées se consacrant à tel ou tel handicap, des garderies, des bibliothèques et des services médicaux, psychologiques et sociaux.
Il arrive souvent que des communautés plus petites ne puissent pas offrir ces services en français. Les conseils scolaires et les sections de langue française devraient former des partenariats dans la communauté et avec les organismes sociaux pour encourager la prestation de services en français.
Tous les membres de la communauté environnante (voisins, commerçants, personnes travaillant dans la région) ont intérêt à ce que le milieu scolaire soit plus sûr et peuvent offrir leur collaboration et des renseignements en ce sens. La communauté compte certainement des modèles à imiter pour les élèves, de bons conférenciers ou conférencières à inviter à l'école, ou des bénévoles disposés à travailler auprès des élèves. Les leaders tels que les Aînés de la communauté autochtone constituent une ressource à ne pas négliger.
Les écoles doivent être à l'écoute de la communauté afin d'aider les élèves à être vigilants et prudents et à éviter les situations qui pourraient devenir dangereuses ou violentes.
Des liens de coopération solides avec la communauté permettront aux conseils scolaires et aux écoles de bâtir un milieu scolaire sain et sûr.
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DEUXÈME PARTIE :
Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer
I Introduction
Cette deuxième partie du document Pour des écoles sans violence traite en détail de la marche à suivre pour signaler des incidents violents graves à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer. À cette fin, les pages ci-après :
renferment un sommaire des dispositions législatives et réglementaires pertinentes;
proposent un cadre de référence pour aider les conseils scolaires à élaborer une marche à suivre pour signaler des incidents violents graves à la police;
fournissent une orientation aux conseils scolaires à propos de la marche à suivre pour signaler des incidents violents graves au ministère;
donnent les grandes lignes d'une marche à suivre pour enregistrer des renseignements concernant les élèves qui ont été suspendus ou renvoyés pour actes de violence graves, ou dont le dossier a été remis à la police, et pour le transfert de ces renseignements à d'autres écoles.
Cette deuxième partie du document qui porte sur les mesures à prendre après un incident violent grave fait partie intégrante de l'élément E de la politique, intitulé « Marche à suivre en réponse aux actes de violence ». Le conseil scolaire et l'école devraient faire appel aux parents le plus tôt possible, avant qu'une situation ne dégénère au point de nécessiter l'intervention de la police. Le maintien de bonnes relations entre l'école et la communauté contribue énormément à favoriser la tolérance et la bonne entente et à éliminer certaines des causes fondamentales de la violence dans les écoles.
II Responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves
La directrice ou le directeur d'une école est responsable de l'enseignement et de la discipline à l'école, ainsi que de l'organisation et de la gestion de l'école. Elle ou il relève de l'agente ou de l'agent de supervision compétent.
Les responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves sont énoncées dans différentes lois et différents règlements ainsi que dans les politiques et directives du ministère et des conseils scolaires. Sont énoncées ci-après les dispositions légales et réglementaires relatives aux responsabilités qui incombent aux trois groupes précités quant au maintien d'un milieu d'apprentissage sûr dans les écoles.
A. La Loi sur l'éducation
1. La directrice ou le directeur d'école
alinéa 265a) – maintenir le bon ordre et la discipline dans l'école;
alinéa 265b) – accroître la collaboration et la coordination des efforts entre les membres du personnel de l'école;
alinéa 265j) – accorder une attention soutenue à la santé et au confort des élèves, à la propreté, à la température et à l'aération de l'école, au maintien en état du matériel d'enseignement et des autres biens scolaires, à l'état et à l'apparence des bâtiments et terrains scolaires;
alinéa 265m) – sous réserve d'un appel au conseil, refuser d'admettre dans une classe ou à l'école la personne dont la présence dans cette classe ou à l'école pourrait, à son avis, nuire au bien-être physique ou mental des élèves.
2. Le personnel enseignant
alinéa 264(1)d) – contribuer au développement de la collaboration et de la coordination des efforts entre les membres du personnel de l'école;
alinéa 264(1)e) – faire respecter, sous la direction de la directrice ou du directeur de l'école, le bon ordre et la discipline dans sa classe et, s'il est de service, à l'école et sur le terrain de l'école.
B. Réglement de l'Ontario 298
1.La directrice ou le directeur d'école
alinéa 11(3)e) – prévoit la surveillance des élèves pendant la période du jour de classe au cours de laquelle les bâtiments et les terrains de jeux de l'école sont ouverts aux élèves;
alinéa 11(3)f) – prévoit la surveillance et la conduite des activités scolaires autorisées par le conseil;
alinéa 11(3)k) – prévoit l'instruction des élèves sur le respect des locaux scolaires et de leur enceinte;
alinéa 11(3)l) – inspecte les locaux scolaires et leur enceinte au moins une fois par semaine et signale sans délai au conseil :
i) toute réparation jugée nécessaire,
ii) toute négligence de la part du personnel d'entretien de l'école,
iii) si le père ou la mère d'une ou d'un élève n'a pas dédommagé le conseil, après en avoir été prié, de la destruction, de la perte ou du vol par l'élève d'un bien de l'école ou d'un dommage occasionné par l'élève à un tel bien.
2. L'enseignante ou l'enseignant
alinéa 20b) – met en œuvre le programme d'enseignement et exerce les fonctions de supervision que lui assigne la directrice ou le directeur de l'école, et lui fournit les renseignements que celle-ci ou celui-ci peut demander à ce sujet;
alinéa 20h) – collabore avec la directrice ou le directeur de l'école et les autres membres du personnel enseignant en vue d'établir et de maintenir une discipline cohérente à l'école.
3. L'élève
alinéa 23(1)b) – fait preuve d'autodiscipline;
alinéa 23(1)c) – se soumet à la discipline qui correspond à celle que pourrait exercer une mère ou un père bienveillant, ferme et sensé;
alinéa 23(1)e) – fait preuve de courtoisie envers ses camarades et fait preuve d'obéissance et de courtoisie envers le personnel enseignant;
alinéa 23(1)h) – respecte les biens scolaires.
paragraphe 23(4) – [...] est responsable, devant le directeur de l'école qu'il fréquente, de sa conduite :
a) dans les locaux ou l'enceinte de l'école;
b) dans le cadre des activités périscolaires qui font partie du programme d'études;
c) lorsqu'il voyage dans un autobus scolaire dont le conseil est propriétaire ou que le conseil a loué.
C. La Loi sur les services à l'enfance et à la famille
Le paragraphe 72(2) de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille (L.R.O. de 1990, chap. C.11) oblige toute personne qui croit, en se fondant sur des motifs raisonnables, qu'une ou un enfant peut avoir besoin de protection à le signaler sans délai à une société d'aide à l'enfance. De plus, les paragraphes 72(3) et (4) de la même loi obligent toute personne qui, dans l'exercice de sa profession ou de ses fonctions officielles, a des motifs raisonnables de soupçonner qu'une ou un enfant subit de mauvais traitements ou risque d'en subir, à faire part sans délai de ses soupçons ainsi que des renseignements sur lesquels ils sont fondés à une société d'aide à l'enfance. En vertu de cet article, l'expression «subir de mauvais traitements» signifie avoir besoin de protection conformément à certaines des dispositions du paragraphe 37(2).
La note Politique/Programmes n° 9 du ministère aborde d'une façon plus détaillée le devoir de signaler le besoin de protection de certains enfants en vertu de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille qui incombent aux directrices et directeurs d'école, au personnel enseignant et aux autres personnes exerçant une profession au titre de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille.
D. La Loi sur l'entrée sans autorisation
La Loi sur l'entrée sans autorisation (L.R.O. 1990, chap. T.21) peut aider le personnel scolaire à désigner les emplacements scolaires comme des endroits exceptionnels et spéciaux et à les entretenir. La loi facilite aussi la mise en accusation des personnes entrant dans l'école sans autorisation et leur arrestation, au besoin.
La note Politique/Programmes n° 22 du ministère porte sur ce sujet et fournit un bref guide de travail destiné à créer un milieu scolaire sûr.
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III Suspension et renvoi d'une ou d'un élève
La Loi sur l'éducation stipule que le directeur ou la directrice de l'école, qui relève de l'agente ou de l'agent de supervision compétent, a la responsabilité de la discipline des élèves de l'école. Le présent document ne traite donc pas de mesures disciplinaires prises par la direction de l'école ou le conseil scolaire suite à un incident violent grave.
Les dispositions suivantes concernant la suspension et le renvoi, qu'on trouvera à l'article 23 de la Loi sur l'éducation (tel qu'il est modifié par le projet de loi 4, qui a reçu la sanction royale le 29 juillet 1993) sont présentées ici à titre d'information seulement. Il convient de remarquer que si la directrice ou le directeur d'une école peut suspendre une ou un élève, seul le conseil scolaire a le pouvoir de renvoyer les élèves ou de réadmettre les élèves qui ont été renvoyés.
A.Suspension
1. Paragraphe 23(1) : Motifs de suspension
La directrice ou le directeur d'une école peut suspendre une ou un élève pour les motifs suivants : absences répétées, opposition constante à l'autorité, manquement habituel au devoir, destruction volontaire des biens de l'école, usage d'un langage blasphématoire ou inconvenant, conduite préjudiciable à l'ambiance morale de l'école ou au bien-être physique ou mental des autres personnes à l'école.
2. Paragraphe 23(1.1) : Durée de la suspension
La suspension est d'une durée fixée par la directrice ou le directeur de l'école et ne peut dépasser vingt journées scolaires, ou une durée plus courte fixée par le conseil comme étant la durée maximum de suspension.
3. Paragraphe 23(1.2) : Avis à l'élève et aux parents
Lorsqu'une ou un élève est suspendu, la directrice ou le directeur de l'école doit :
a) aviser par écrit l'élève, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur, ses enseignantes et enseignants, le conseil, la conseillère ou le conseiller en assiduité compétent et l'agente ou l'agent de supervision compétent de la suspension et des raisons de celle-ci;
b) aviser par écrit l'élève, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur du droit d'appel prévu au paragraphe 23(2).
4. Paragraphe 23(2) : Appel d'une suspension
Le père, la mère, la tutrice ou le tuteur, ou l'élève si elle ou il est majeur, peut, dans les sept jours qui suivent le début de la suspension, interjeter appel de la suspension auprès du conseil. Qu'il y ait appel ou non, le conseil peut mettre fin à la suspension, la confirmer ou la modifier et, s'il le juge approprié, peut faire supprimer du dossier de l'élève toute mention de la suspension.
5. Paragraphe 23(2.1) : L'appel ne sursoit pas à l'exécution de la suspension
Tout appel interjeté en vertu du paragraphe 23(2) n'a pas pour effet de surseoir à l'exécution de la suspension et, si la suspension prend fin avant que l'appel ne soit tranché, le conseil décide si la suspension doit être confirmée ou si la mention de celle-ci doit être supprimée ou modifiée.
6. Paragraphe 23(2.2) : Counselling
Si une ou un élève est suspendu pour la durée maximale ou plus d'une fois au cours d'une année scolaire, le conseil veille à ce qu'une conseillère ou un conseiller en orientation ou une autre personne-ressource compétente qu'emploie le conseil :
a) d'une part, étudie les circonstances de la suspension ou des suspensions, selon le cas;
b) d'autre part, lorsque cela s'avère opportun, informe l'élève et, si elle ou il n'est pas majeur, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur des services qui sont mis à leur disposition au conseil ou ailleurs dans la communauté pour aider l'élève.
B. Renvoi
1. Paragraphe 23(3) : Motifs et procédure
Le conseil peut renvoyer une ou un élève de ses écoles en raison d'une indocilité telle que sa présence est préjudiciable aux autres élèves si les exigences suivantes sont remplies :
a) la directrice ou le directeur de l'école et l'agente ou l'agent de supervision compétent le recommandent;
b) l'élève et son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur ont été avisés par écrit :
i) d'une part, de la recommandation de la directrice ou du directeur de l'école et de l'agente ou de l'agent de supervision,
ii) d'autre part, du droit de l'élève, si elle ou il est majeur, sinon du droit de son père, de sa mère, de sa tutrice ou de son tuteur, de présenter des observations lors d'une audience tenue par le conseil;
c) le ou les membres appropriés du personnel enseignant ont été avisés;
d) l'audience prévue a été tenue.
2. Paragraphe 23(5) : Réadmission
Le conseil peut, à sa discrétion, réadmettre à l'école une ou un élève qui a été renvoyé.
C. Règles générales
1. Paragraphe 23(4) : Parties à l'audience
Sont parties à l'audience [en vertu de l'article 23 de la Loi sur l'éducation] le père, la mère, la tutrice ou le tuteur de l'élève, ou l'élève si elle ou il est majeur, la directrice ou le directeur de l'école que fréquente l'élève et, en cas de renvoi, l'agente ou l'agent de supervision compétent.
2. Paragraphe 23(6) : Exercice des fonctions du conseil par un comité
Le conseil peut ordonner, par voie de résolution, que ses pouvoirs et fonctions prévus aux paragraphes 23(2) à (5) soient exercés par un comité formé d'au moins trois membres du conseil nommés dans la résolution ou désignés de temps à autre, conformément à la résolution.
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IV Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police
L'élément III(E) de la première partie du présent document précise que les conseils scolaires doivent prévoir une marche à suivre pour répondre aux incidents violents. La présente section porte sur le signalement des incidents violents graves à la police.
La politique de chaque conseil doit comporter les cinq éléments clés décrits ci-dessous. Les conseils peuvent y ajouter au besoin d'autres éléments.
A. Trois catégories d'élèves, selon l'âge
Étant donné les différents cadres législatifs par rapport à l'âge, la politique doit traiter les élèves différemment selon leur âge. Les trois groupes d'âge en question sont : moins de 12 ans, de 12 à 17 ans, et majeurs (c'est-à-dire, 18 ans ou plus).
La politique du conseil doit exposer la marche à suivre pour alerter la police en cas d'actes de violence graves perpétrés par les élèves dans les trois groupes d'âge.
1. Élèves ayant moins de 12 ans
En vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants (L.R.C. de 1985, chap. Y-1) et du Code criminel (L.R.C. de 1985, chap. C-46), les enfants de moins de 12 ans ne peuvent pas être accusés d'une infraction. Néanmoins, la police peut faire enquête sur les actes commis par les enfants de ce groupe d'âge.
Les conseils devraient consulter la police pour déterminer les types d'actes impliquant des enfants de ce groupe d'âge qu'il convient de signaler à la police.
Il faudrait discuter au moins de la nécessité de signaler les actes de violence où des élèves blessent sérieusement d'autres personnes et où les élèves causent de graves dégâts aux biens d'une autre personne.
Lorsque de jeunes enfants se livrent à des actes de violence, une société d'aide à l'enfance pourrait être le recours le plus approprié. La marche à suivre du conseil devrait mentionner cette possibilité.
2. Élèves de 12 à 17 ans et majeurs
La Loi sur les jeunes contrevenants s'applique dans le cas des élèves âgés de 12 à 17 ans. Les élèves d'au moins 18 ans sont considérés comme majeurs, et la procédure du Code criminel s'appliquera si ces élèves sont accusés d'infractions criminelles.
B. Catégories d'incidents violents
La marche à suivre des conseils doit préciser les catégories d'incidents violents à signaler à la police. Le recours au système judiciaire pour résoudre un problème constitue une démarche sérieuse qui peut avoir une très grande incidence sur la vie des auteurs d'actes de violence et sur celle des victimes. Il ne faudrait donc y recourir que dans les cas très graves.
Dans la première partie du présent document, il est bien précisé que les conseils scolaires doivent prévoir des mesures pour répondre aux actes de violence. Ces mesures doivent tenir compte de divers facteurs, autant les causes sous-jacentes de la violence (par exemple, le racisme et l'homophobie) que les conséquences d'un acte de violence pour celui ou celle qui en est l'auteur. Toute mesure prise en réponse à des incidents violents doit être empreinte de justice, de fermeté et de sensibilité.
Dans le cas des élèves de moins de 12 ans, il faut continuer de juger chaque incident violent en toute objectivité, et de décider, à l'échelle locale, s'il convient de le signaler à la police.
Dans le cas des élèves de 12 ans et plus, il faut signaler à la police les incidents violents graves qui font partie des catégories suivantes :
possession d'armes (par exemple, les armes à feu, les couteaux)
menaces de blessures physiques graves
agressions physiques causant des blessures graves
agression sexuelle
vol et extorsion
violence haineuse (par exemple, liée au racisme, à l'homophobie)
vandalisme causant des dommages considérables aux biens de l'école ou aux biens situés dans les locaux de l'école.
Les conseils scolaires peuvent exiger que la directrice ou le directeur d'école signale d'autres catégories d'incidents violents à la police. Bien sûr, tout incident correspondant aux diverses catégories énumérées ci-dessus doit être signalé, mais les élèves et les parents ou tutrices et tuteurs sont libres de faire appel à la police chaque fois que se produit un acte de violence en dehors de ces catégories et qu'ils estiment approprié de le faire. Les conseils scolaires devraient étudier la possibilité d'autoriser d'autres membres du personnel, outre les directrices et directeurs d'école, à appeler la police. Chaque fois qu'un membre du personnel autorisé signale un incident violent à la police, la directrice ou le directeur de l'école doit en être informé.
C. Lieu où se produit l'incident violent
Bien que le présent document porte sur la violence à l'école, il arrive parfois que le personnel de l'école apprenne que les élèves commettent des actes de violence en dehors de l'école. Les conseils scolaires doivent déterminer en quelles circonstances la directrice ou le directeur de l'école doit signaler ces incidents à la police en tenant compte du lieu et de la gravité de l'incident ou de l'acte projeté.
Peu importe le lieu où se déroule un incident violent, les conseils scolaires doivent être sensibles aux conséquences que cet acte pourrait avoir sur les élèves et leur moral à l'école. Le personnel de l'école devrait faire tout son possible pour en parler de façon franche avec les élèves et les aider à surmonter leur inquiétude.
D. Participation des parents ou tutrices et tuteurs
Selon l'alinéa 11(3)n) du Règlement de l'Ontario 298, la directrice ou le directeur de l'école est tenu de signaler sans délai au père, à la mère, à la tutrice ou au tuteur de l'élève tout manquement à ses obligations ou toute infraction au règlement de l'école de la part de l'élève.
Lorsqu'un incident violent est signalé à la police, il faut se mettre en rapport avec le père, la mère, la tutrice ou le tuteur de l'élève dans les plus brefs délais. Si on ne parvient à entrer en communication avec aucune de ces personnes, il faut communiquer avec une ou un autre adulte choisi par l'élève. Cependant, il ne faudrait pas tarder à appeler la police parce qu'on n'arrive pas à joindre le père, la mère, le tuteur ou la tutrice de l'élève, ou une ou un autre adulte. Quoi qu'il en soit, il faudra informer le père, la mère, le tuteur ou la tutrice le plus tôt possible après que la police aura été prévenue.
Dans le cas d'une ou d'un élève au comportement violent, il faut tout faire pour lui fournir, ainsi qu'à sa famille, des renseignements et de l'aide.
L'article 23 de la Loi sur l'éducation stipule que si une ou un élève fait l'objet d'une suspension pour la durée maximale de vingt jours ou de suspensions répétées au cours d'une année scolaire, le conseil doit veiller à ce qu'une conseillère ou un conseiller en orientation ou une autre personne-ressource compétente qu'emploie le conseil, d'une part, étudie les circonstances de la suspension ou des suspensions, selon le cas, et, d'autre part, lorsque cela s'avère opportun, informe l'élève et, si elle ou il n'est pas majeur, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur, des services qui sont mis à leur disposition par le conseil ou ailleurs dans la communauté pour aider l'élève. Il faudrait faire le maximum d'efforts pour fournir le plus tôt possible des renseignements et de l'aide à tous les élèves qui se livrent à des actes violents, de même qu'à leur famille.
E. Enquête policière à l'école et droits des élèves
L'alinéa 11(3)o) du Règlement de l'Ontario 298 prévoit que la directrice ou le directeur de l'école favorise et maintienne une collaboration étroite avec la population locale, les entreprises industrielles et commerciales et les autres groupes et organismes de la communauté. Il est important que la directrice ou le directeur favorise et maintienne une étroite collaboration avec la police pendant le déroulement d'une enquête policière à l'école. La police peut conseiller le personnel scolaire pour l'aider à déterminer les mesures appropriées à prendre en réponse à des incidents violents et pour expliquer le déroulement d'une enquête policière.
La marche à suivre du conseil scolaire devrait traiter des relations de travail entre le personnel scolaire et les agentes et agents de police. Les directrices et directeurs d'école et les membres du personnel enseignant devraient être mis au courant de la façon dont la police procédera pour mener son enquête à l'école, afin de ne pas compromettre l'enquête policière ni d'y nuire. Le conseil devrait inviter la police à l'aider à élaborer cette démarche.
Pendant la tenue d'une enquête policière à l'école, il appartient à la police et non au personnel de l'école d'expliquer à l'élève ses droits reconnus par la loi. Cependant, le personnel devrait être mis au courant de ces droits étant donné la possibilité que l'élève demande la présence de la directrice ou du directeur de l'école ou d'un autre membre du personnel pendant un entretien avec la police.
Les parents ou les tutrices et tuteurs de tous les élèves interrogés par la police durant l'enquête policière menée à l'école doivent être prévenus au plus tôt. S'il est impossible de rejoindre un parent ou une tutrice ou un tuteur, il faut communiquer avec une ou un adulte choisi par l'élève.
Certaines des dispositions pertinentes de la Loi sur les jeunes contrevenants et de la Charte canadienne des droits et libertés (Loi constitutionnelle de 1982) sont fournies à l'annexe 1 à titre de renseignements.
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V Tenue de dossiers sur les incidents violents entraînant suspension ou renvoi et sur les déclarations à la police
Les articles suivants de la Loi sur l'éducation régissent l'établissement du dossier scolaire de l'Ontario (DSO).
L'alinéa 265d) prévoit que la directrice ou le directeur d'école exerce les fonctions suivantes : conformément à la présente loi, aux règlements et aux lignes directrices du ministre, recueillir des renseignements en vue de les verser dans un dossier pour chaque élève inscrit à l'école, et constituer, tenir, conserver et transférer le dossier, ainsi que s'en défaire;
Le paragraphe 266(2) prévoit ce qui suit : L'examen des renseignements figurant dans le dossier est réservé, sous le sceau du secret, aux agents de supervision et au directeur d'école et aux enseignants de l'école en vue d'améliorer l'enseignement donné à l'élève [...].
De plus, le guide intitulé Dossier scolaire de l'Ontario, paru en 1989, décrit ce que peut contenir le dossier scolaire.
Il convient de remarquer que le DSO peut faire l'objet d'un mandat de perquisition ou d'une assignation et, le cas échéant, qu'il faut le produire. Dans de tels cas, il faudrait consulter la section 4 du guide Dossier scolaire de l'Ontario.
Les dossiers des incidents violents graves menant à une suspension ou à un renvoi et les déclarations à la police doivent être versés au DSO. Ces renseignements doivent être consignés sur le formulaire de signalement des incidents violents (voir l'annexe 2).
A. Inscription de renseignements au DSO
Seront versés au DSO les documents suivants :
un formulaire de signalement des incidents violents dans lequel il est fait mention
de la description de l'incident violent grave qui a entraîné une suspension ou un renvoi ou un rapport à la police;
d'un rapport à la police, s'il y a lieu;
de la mesure disciplinaire prise par le conseil scolaire en réaction à l'incident, s'il y a lieu;
copie de toute lettre que le conseil scolaire a adressée à l'élève ou à ses parents ou ses tuteurs ou tutrices concernant la suspension ou le renvoi de l'élève en raison de son comportement violent.
B. Retrait de renseignements du DSO
Tous les documents concernant la suspension de l'élève pour comportement violent ne seront retirés du DSO qu'au bout de trois ans, si l'élève n'a fait l'objet d'aucune autre suspension pour comportement violent durant cette période.
Les documents relatifs au renvoi de l'élève seront retirés du DSO cinq ans après le renvoi.
Lorsqu'une ou un élève renvoyé a été réadmis puis renvoyé de nouveau, les do-cuments relatifs à ses renvois ne seront retirés du DSO qu'au terme de cinq ans sans renvoi.
Lorsqu'une ou un élève n'a pas fait l'objet d'une suspension ni d'un renvoi, le formulaire de signalement des incidents violents sera retiré après trois ans si aucun autre incident violent grave n'a été signalé à la police durant cette période.
C. Transfert du DSO
Si l'élève change d'école, les renseignements versés au DSO et relatifs à l'incident violent ayant entraîné la suspension ou le renvoi ainsi qu'aux signalements à la police demeureront dans le DSO à moins d'en être retirés en vertu des points A et B décrits précédemment. Le transfert s'effectuera conformément à la section 6 du guide Dossier scolaire de l'Ontario.
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VI Signalement des incidents violents au ministère de l'Éducation et de la Formation
L'alinéa 265i) de la Loi sur l'éducation stipule que l'une des fonctions d'une directrice ou d'un directeur d'école est de :
fournir au ministère et à l'agent de supervision compétent les renseignements qu'il est en mesure de donner concernant l'état des locaux scolaires, la discipline à l'école, les progrès des élèves et d'autres questions touchant les intérêts de l'école, et préparer des rapports à ce sujet pour le conseil comme ce dernier l'exige.
Chaque année, les conseils scolaires signaleront au ministère de l'Éducation et de la Formation les incidents violents entraînant la suspension ou le renvoi d'élèves, ainsi que les incidents signalés à la police, dans le Rapport de septembre.
Les données seront présentées au ministère sous forme de statistiques sur les catégories d'incidents violents. Ces catégories correspondront à celles qui sont énoncées à au point IV(B) du présent document.
Les conseils scolaires commenceront en septembre 1994 à recueillir des renseignements sur les incidents entraînant la suspension ou l'expulsion d'élèves pour comportement violent et sur ceux signalés à la police en vue du rapport devant être remis au ministère en septembre 1995.
En consignant dans un dossier les renseignements sur les incidents violents, le ministère de l'Éducation et de la Formation parviendra à établir des statistiques pour la province et à suivre l'évolution des tendances dans les actes de violence sur une période donnée. Cela aidera à élaborer de la documentation appropriée pour le programme d'études et servira d'orientation pour le perfectionnement professionnel des enseignantes et enseignants et du personnel de l'école.
Annexe 1
A. Loi sur les jeunes contrevenants
1. Admissibilité des déclarations
L'article 56 de la Loi sur les jeunes contrevenants traite de l'admissibilité des déclarations faites par les adolescentes et adolescents à la police. Il stipule la façon dont la police doit obtenir les déclarations et les règles à suivre pour qu'une déclaration soit admissible devant un tribunal.
Le paragraphe 56(2) est cité intégralement ci-dessous.
56.(2)La déclaration orale ou écrite faite par un adolescent à un agent de la paix ou à toute autre personne en autorité d'après la loi, n'est pas admissible en preuve contre l'adolescent, sauf si les conditions suivantes sont remplies :
a) la déclaration est volontaire;
b) la personne à qui la déclaration a été faite a, avant de la recueillir, expliqué clairement à l'adolescent, en des termes adaptés à son âge et à sa compréhension, que :
i) il n'est obligé de faire aucune déclaration,
ii) toute déclaration par lui faite pourra servir de preuve dans les poursuites intentées contre lui,
iii) il a le droit de consulter une tierce personne conformément à l'alinéa c),
iv) toute déclaration faite par lui doit l'être en présence de la personne consultée, sauf s'il en décide autrement;
c) l'adolescent s'est vu donner, avant de faire la déclaration, la possibilité de consulter soit son avocat soit son père ou sa mère, soit, en l'absence du père ou de la mère, un parent adulte, soit, en l'absence du père ou de la mère et du parent adulte, tout autre adulte idoine qu'il aura choisi;
d) l'adolescent s'est vu donner, au cas où il a consulté une personne conformément à l'alinéa c), la possibilité de faire sa déclaration en présence de cette personne.
Il est important de remarquer que l'adolescente ou l'adolescent doit être mis au courant de ses droits d'une façon qu'elle ou il puisse les comprendre. Il appartiendra à la police de mettre l'élève au courant de ses droits. L'adolescente ou l'adolescent peut aussi consulter une avocate ou un avocat, son père ou sa mère ou encore une ou un autre adulte capable de la ou de le conseiller. Dans certains cas, l'adolescente ou l'adolescent peut préférer faire sa déclaration en présence d'une enseignante ou d'un enseignant ou bien de la directrice ou du directeur de l'école.
2. Interdiction de divulgation de l'identité
Le paragraphe 38(1) de la Loi sur les jeunes contrevenants qui traite de l'interdiction de publication de l'identité d'une adolescente ou d'un adolescent est cité intégralement ci-après.
Il est interdit de diffuser, par quelque moyen que ce soit, le compte rendu :
a) d'une infraction commise par un adolescent ou imputée à celui-ci, à moins qu'une ordonnance n'ait été rendue à cet égard en vertu de l'article 16; [l'article 16 traite du renvoi au tribunal pour adultes],
b) d'une audition, d'un jugement, d'une décision, ou d'un appel concernant un adolescent qui a commis une infraction ou à qui elle est imputée.
La présente interdiction ne s'applique, toutefois, que lorsque le compte rendu fait état du nom de l'adolescent, de celui d'un enfant ou d'un adolescent victime de l'infraction ou appelé à témoigner à l'occasion de celle-ci ou dans lequel est divulgué tout renseignement permettant d'établir l'identité de cet adolescent ou enfant.
Les termes « diffuser » et «compte rendu» figurant dans l'article 38 ont été interprétés dans deux causes. Dans la première, Peel Board of Education et B (1987) R.O. 59 (2d) 654, le tribunal a maintenu qu'une audience de renvoi en vertu de l'article 23 (l'ancien article 22) de la Loi sur l'éducation constitue à la fois diffusion et compte rendu.
Cependant, une décision plus récente qui n'a pas encore été publiée (F.G. et J.M. contre le Conseil de l'éducation de Scarborough) a renversé la décision de Peel et statué que le terme « diffuser » ne se rapporte pas à une audience de renvoi aux termes de la Loi sur l'éducation, audience qui peut se tenir à huis clos. Par conséquent, sur la foi de cette décision, il semble que les conseils scolaires peuvent tenir des audiences de renvoi même si des accusations criminelles découlant des mêmes circonstances sont en cours aux termes de la Loi sur les jeunes contrevenants. Les conseils scolaires devraient consulter leur avocate ou avocat à propos du paragraphe 38(1) de la Loi sur les jeunes contrevenants pour veiller à ne pas l'enfreindre par inadvertance lors de la préparation ou de la tenue d'une audience de renvoi.
Il convient aussi de remarquer que le paragraphe 23(2) de la Loi sur les jeunes contrevenants, qui traite des ordonnances de probation, et le paragraphe 26.2(3), qui porte sur la liberté sous condition, peuvent stipuler que la jeune adolescente ou le jeune adolescent doit fréquenter l'école. L'alinéa 35(1)b), qui traite de la remise en liberté provisoire, permet à une adolescente ou à un adolescent d'être mis en liberté pour fréquenter l'école.
Deux autres articles de la Loi sur les jeunes contrevenants présentent un intérêt à cet égard : l'article 36 qui porte sur l'effet d'une libération inconditionnelle ou de l'expiration de la période d'application des décisions et l'article 44.1 qui traite de la communication des dossiers.
B. Charte canadienne des droits et libertés
Article 7
Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.
Article 8
Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives.
Article 9
Chacun a droit à la protection contre la détention ou l'emprisonnement arbitraires.
Article 10
Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention :
a) d'être informé, dans les plus brefs délais, des motifs de son arrestation et de sa détention;
b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit;
c) de faire contrôler, par habeas corpus, la légalité de sa détention et d'obtenir, le cas échéant, sa libération.
Article 11
Tout inculpé a le droit :
a) d'être informé sans délai anormal de l'infraction précise qu'on lui reproche;
b) d'être jugé dans un délai raisonnable;
c) de ne pas être contraint de témoigner contre lui-même dans toute poursuite intentée contre lui pour l'infraction qu'on lui reproche;
d) d'être présumé innocent tant qu'il n'est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l'issue d'un procès public et équitable;
e) de ne pas être privé sans juste cause d'une mise en liberté assortie d'un cautionnement raisonnable;
f) sauf s'il s'agit d'une infraction relevant de la justice militaire, de bénéficier d'un procès avec jury lorsque la peine maximale prévue pour l'infraction dont il est accusé est un emprisonnement de cinq ans ou une peine plus grave;
g) de ne pas être déclaré coupable en raison d'une action ou d'une omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une infraction d'après le droit interne du Canada ou le droit international et n'avait pas de caractère criminel d'après les principes généraux de droit reconnus par l'ensemble des nations;
h) d'une part de ne pas être jugé de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement acquitté, d'autre part de ne pas être jugé ni puni de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement déclaré coupable et puni;
i) de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui sanctionne l'infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre le moment de la perpétration de l'infraction et celui de la sentence.
Article 12
Chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités.
Annexe II: Formulaire de signalement des incidents violents
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NB
Dans le présent document, « conseil scolaire » comprend les sections de langue minoritaire en ce qui a trait aux éléments de la politique qui relèvent de la compétence exclusive de ces dernières.
Aux fins du présent document, « personnel » désigne les personnes employées par un conseil scolaire.
ISBN 0-7778-2975-4
94-109
Poursuivre à http://www.edu.gov.on.ca/fre/document/policy/vfreefr.html
Table des matières
Avant-propos
Processus de révision ou d'élaboration de la politique
Mise en œuvre et évaluation
Calendrier : élaboration, révision, mise en œuvre et soumission de la politique et de la marche à suivre
PREMIÈRE PARTIE : Cadre pour l'élaboration de la politique de prévention de la violence par les conseils scolaires
I Introduction
II Buts et objectifs de la politique de prévention de la violence
III Éléments de la politique 15
A. Le milieu scolaire
B. Intégration de la prévention de la violence dans le programme d'études
C. Dépistage précoce et continu à des fins de prévention
D. Code de conduite
E. Marche à suivre en réponse aux actes de violence
F. Suivi des séquelles d'un acte de violence
G. Perfectionnement professionnel
H. Participation des foyers, des écoles et de la communauté
DEUXIÈME PARTIE : Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer
I Introduction
II Responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves
A. La Loi sur l'éducation
B. Règlement de l'Ontario 298
C. La Loi sur les services à l'enfance et à la famille
D. La Loi sur l'entrée sans autorisation
III Suspension et renvoi d'une ou d'un élève
A. Suspension
B. Renvoi
C. Règles générales
IV Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police
A. Trois catégories d'élèves, selon l'âge
B. Catégories d'incidents violents
C. Lieu où se produit l'incident violent
D. Participation des parents ou tutrices et tuteurs
E. Enquête policière à l'école et droits des élèves
V Tenue de dossiers sur les incidents violents entraînant suspension ou renvoi et sur les déclarations à la police
A. Inscription de renseignements au DSO
B. Retrait de renseignements du DSO
C. Transfert du DSO
VI Signalement des incidents violents au ministère de l'Éducation et de la Formation
Annexe I
A. Loi sur les jeunes contrevenants
B. Charte canadienne des droits et libertés
Annexe II
Formulaire de signalement des incidents violents
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Avant-propos
En novembre 1993, j'annonçais le plan d'action du ministère de l'Éducation et de la Formation sur la violence à l'école. Le plan comprenait dix mesures de prévention de la violence à l'école devant être appliquées immédiatement. Selon certaines de ces mesures, les conseils scolaires devaient élaborer une politique de prévention de la violence et une marche à suivre pour signaler tout incident violent à la police et au ministère, et pour les enregistrer. De plus, il était question d'organiser des sommets sur la question.
Le sommet communautaire, tenu à Queen's Park le 5 mars 1994, a lancé le processus de consultation sur la politique du ministère relative à la violence dans les écoles. Cette politique a été élaborée grâce aux membres du Groupe de travail sur la prévention de la violence, présidé par mon adjoint parlementaire, Tony Martin. En avril et en mai, la tenue de dix-huit sommets a permis de consulter la population de la province.
Les commentaires des participants et participantes ont été pris en considération lors de la révision des ébauches de la politique; le document Pour des écoles sans violence en est le résultat final. Ce document reflète non seulement les efforts du Groupe de travail sur la prévention de la violence et ceux du personnel du ministère, mais aussi de ceux et celles qui ont participé aux sommets. Il constitue également un modèle de consultation en ce qu'il symbolise un effort réel de collaboration et l'engagement de la communauté pour combattre la violence dans les écoles.
Si les conseils scolaires travaillent avec leur communauté en vue d'élaborer une politique pour des écoles sans violence, les écoles de l'Ontario offriront assurément un milieu où le personnel et les élèves pourront enfin canaliser toutes leurs énergies sur l'enseignement et l'apprentissage.
Dave Cooke
Ministre de l'Éducation et de la Formation
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Processus de révision ou d'élaboration de la politique
Politique des conseils scolaires sur la prévention de la violence
Depuis quelques années, on a l'impression que la violence a gagné du terrain, qu'elle s'est généralisée, au point même d'envahir l'école. La violence à l'école est le reflet de la société dans son ensemble. La violence est un problème social, et pour la surmonter ou en réduire l'incidence, on doit faire appel à tous les éléments de la société, y compris les écoles.
Tous les conseils scolaires (NB 1) devront élaborer une politique de prévention de la violence en consultant les partenaires de l'éducation comme les élèves, le personnel (NB 2), les parents ou tutrices et tuteurs, les services policiers, les organismes représentant la diversité de la communauté (dont les groupes raciaux et ethnoculturels minoritaires dans le territoire du conseil), les communautés autochtones, le secteur privé, les syndicats et d'autres groupes. Lorsqu'un conseil a déjà de telles mesures en place, sa politique doit être révisée en fonction des exigences énoncées dans le présent document. On doit élaborer une stratégie d'approche communautaire pour amener les personnes qu'on n'a pas l'habitude de consulter à participer au processus d'élaboration ou de révision.
On encourage la mise en commun des ressources et des idées par les conseils scolaires, particulièrement au sein de la même région géographique.
Plusieurs des éléments requis dans la politique de prévention de la violence des conseils scolaires relèvent de la compétence exclusive des sections de la minorité linguistique. (La marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, ainsi que l'enregistrement de cette information, relève des conseils scolaires.) Les conseils et les sections de langue française élaboreront une politique et un plan de mise en œuvre conformément à l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés (Loi constitutionnelle de 1982) et aux parties XII et XIII de la Loi sur l'éducation (L.R.O. de 1990, chap. E.2), ou réviseront leur politique s'ils en ont déjà une. Le ministère tient à ce que tous les aspects du contrôle des incidents violents soient autant que possible menés en français dans les écoles de langue française.
Étant donné le statut particulier des autochtones, et en reconnaissance de leur désir d'adopter des méthodes parallèles pour prévenir la violence, on encourage les conseils scolaires à travailler étroitement avec les communautés des premières nations et avec les communautés autochtones dans les milieux urbains de leur territoire.
Les conseils devront soumettre au ministère les renseignements recueillis sur la participation de la communauté au processus d'élaboration.
L'élaboration d'une politique de prévention de la violence dans les écoles et d'un plan de mise en œuvre devrait être liée à d'autres politiques ou programmes, notamment la politique d'antiracisme et d'équité ethnoculturelle, le programme d'études commun, l'éducation antidrogue et la politique portant sur les diverses formes de discrimination décrites dans le Code des droits de la personne de l'Ontario. Le contenu de ces politiques a un rapport direct avec la prévention de la violence. Par ailleurs, les conseils scolaires peuvent tirer parti des relations qu'ils ont établies avec la communauté durant l'élaboration et la mise en œuvre de ces politiques.
On encourage les conseils à continuer de combattre certaines des causes fondamentales de la violence à l'aide de mesures destinées à prévenir la violence contre les femmes et les enfants. Certains services liant les conseils scolaires à des maisons pour femmes battues ont démontré qu'il vaut la peine de collaborer avec les orga-nismes communautaires pour venir en aide aux enfants de familles violentes.
Au nombre des documents que le ministère a produits et qui peuvent être utiles, on peut citer : L'antiracisme et l'équité ethnoculturelle dans les conseils scolaires : Lignes directrices pour l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique, paru en 1993; Vers une nouvelle optique, Guide sur l'éducation en matière d'antiracisme et d'équité ethnoculturelle, publié en 1993; Valeurs, influences et relations avec ses pairs, publié en 1985; et les guides pédagogiques Discipline et Le comportement, parus en 1985 et 1986 respectivement. Le matériel des conseils scolaires sur l'apprentissage coopératif en petit groupe, notamment les documents portant sur l'apprentissage des relations humaines, seront utiles eux aussi dans l'élaboration d'une politique et d'un plan de mise en œuvre. Le matériel préparé par les conseils scolaires pour l'éducation de l'enfance en difficulté, en particulier pour les élèves présentant des troubles de comportement, pourrait également servir dans d'autres classes. Souvent, les organismes communautaires sont en mesure de fournir des renseignements qui s'avèrent utiles pour l'élaboration de programmes scolaires.
Marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents
Les conseils scolaires doivent élaborer de concert avec les membres de leur communauté la marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents.
Les conseils qui ont déjà une marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents violents doivent en réviser le contenu pour s'assurer qu'il est conforme aux exigences établies dans la deuxième partie du présent document.
Les dispositions et les règlements pertinents sont résumés dans la deuxième partie du présent document.
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Mise en œuvre et évaluation
Les éléments de la politique de prévention de la violence faisant l'objet de la première partie du présent document (ainsi que d'autres éléments qu'un conseil aurait ajoutés) doivent être inclus dans le plan de mise en œuvre élaboré par les conseils. Ce plan comprendra un calendrier, les activités de formation en cours d'emploi pour tout le personnel, une communication claire de la politique aux élèves, au personnel, aux parents ou aux tutrices et tuteurs et à la communauté, ainsi que le suivi de la politique et l'évaluation de son efficacité.
Le plan de mise en œuvre doit être fondé sur les besoins locaux des conseils et des écoles. Il devrait comprendre des objectifs et des résultats escomptés bien précis. Le plan de mise en œuvre sera élaboré de concert avec les écoles, le personnel, les parents ou les tutrices et tuteurs, les élèves et la communauté, et sera communiqué à ceux-ci.
L'élaboration de la politique et du plan de mise en œuvre sera faite dans la langue du conseil ou de la section de la minorité linguistique.
L'efficacité de la politique sera vérifiée et évaluée par les conseils tous les trois ans en tenant compte de l'apport des élèves, du personnel, des parents ou tutrices et tuteurs, de la communauté et des organismes intéressés. Les résultats de cette vérification et de l'évaluation permettront aux conseils de réviser leur politique de prévention de la violence, de façon à en améliorer l'efficacité et à y incorporer des éléments répondant à de nouveaux besoins. Le ministère examinera les progrès accomplis et les changements apportés à la politique à la fin des trois premières années de mise en œuvre.
Les plans de mise en œuvre des éléments de la marche à suivre du conseil pour rapporter et enregistrer les incidents violents, faisant l'objet de la deuxième partie du présent document, comprendront des stratégies pour bien communiquer la marche à suivre aux écoles, au personnel, aux élèves, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté. Ils peuvent aussi comprendre des plans de formation en cours d'emploi pour tout le personnel.
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Calendrier : élaboration, révision, mise en œuvre et soumission de la politique et de la marche à suivre
Les conseils scolaires doivent commencer dès septembre 1994 l'élaboration ou la révision de leur politique de prévention de la violence ainsi que de leur plan de mise en œuvre et de la marche à suivre pour signaler et enregistrer les incidents. Une fois adoptés, la politique, la marche à suivre et les plans de mise en œuvre doivent être envoyés, avec l'information concernant la participation de la communauté, au bureau régional approprié du ministère de l'Éducation et de la Formation pour être approuvés. Les soumissions doivent être présentées n'importe quand avant le 30 juin 1995, et la politique doit être mise en œuvre en septembre 1995.
En septembre 1994, les conseils commenceront à recueillir les données sur les incidents menant à la suspension ou au renvoi pour comportement violent, et sur les incidents signalés à la police, tel qu'il est noté dans la deuxième partie du présent document. Ils les soumettront au ministère en septembre 1995.
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PREMIÈRE PARTIE :
Cadre pour l'élaboration de la politique de prévention de la violence par les conseils scolaires
I Introduction
L'école est un milieu d'apprentissage. Si les élèves, les familles, le personnel de l'école et la communauté ont le droit de s'attendre à ce que l'école soit un lieu sûr et à l'abri de la violence, les élèves doivent également comprendre que la violence à l'extérieur de l'école est inacceptable. Pour enrayer la violence pour de bon, l'école doit aider l'ensemble des élèves à régler les conflits sans agressivité et à se comporter de manière calme devant les situations explosives, et les préparer à devenir des citoyennes et des citoyens responsables. Il s'agit là d'une lourde tâche pour l'école lorsque certains enfants sont témoins de violence ou victimes d'agression dans leur propre foyer et lorsque les médias présentent parfois la violence sous un jour séduisant ou sensationnel. Pour prévenir la violence, l'école et les conseils scolaires doivent travailler en collaboration avec la communauté tout entière, autant les élèves, le personnel de l'école, les parents ou tutrices et tuteurs que les organismes de services sociaux, les associations représentant les minorités raciales et ethnoculturelles, les communautés autochtones, le secteur privé, les syndicats et d'autres groupes.
La violence peut nuire à la santé et au bien-être de n'importe qui. Elle peut être physique, verbale, écrite, psychologique, sexuelle ou raciale, et dirigée contre une personne ou un groupe de personnes. La violence peut aussi prendre la forme d'actes de vandalisme et de dégâts matériels et, poussée à l'extrême, de crimes. Si nous voulons réduire la violence dans les écoles et dans la société, nous devons mettre un frein ou prévenir les incidents qui jalonnent le chemin de la violence, même les moins graves. Les menaces d'attaques physiques ou le harcèlement verbal constant (fondé, par exemple, sur l'invalidité d'une personne) peuvent être aussi néfastes qu'une agression physique. Si on les ignore, ces incidents peuvent vite s'intensifier et s'aggraver.
Par exemple, si on ne réagit pas aux injures racistes proférées par une personne, ces injures finissent par sembler acceptables aux yeux d'autres élèves et peuvent dégénérer en bagarres. Des élèves de groupes minoritaires peuvent se sentir menacés, même s'ils ou elles n'étaient pas directement touchés par l'incident initial. De plus, les élèves peuvent réagir violemment à diverses formes de harcèlement racial. Dans ces cas, la personne faisant l'objet de l'attaque initiale peut, tout en demeurant une victime, devenir l'auteur d'un acte de violence. La même chose peut se produire dans les cas de harcèlement fondé sur les différences linguistiques, sur l'ethnie ou sur le sexe; dans les cas d'intolérance religieuse ou encore de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, la situation sociale, le revenu, l'emploi, un handicap ou des traits physiques. Lors d'actes de violence, il est important que l'école examine les causes sous-jacentes et agisse en conséquence.
La violence entraîne la violence. Elle affecte non seulement la victime et l'auteur de l'acte de violence, mais aussi leurs amis et leurs familles, les témoins, l'école et la communauté dans son ensemble. Lorsqu'un acte de violence est perpétré et qu'il n'y a aucune conséquence apparente pour son auteur ni aucune protection accordée à la victime, c'est comme si on fermait les yeux sur la violence.
Les conseils scolaires doivent utiliser le cadre suivant pour élaborer et mettre en œuvre leur politique de prévention de la violence ou pour réviser leur politique en place. Ce cadre a été élaboré en collaboration avec le groupe de travail du ministre sur la prévention de la violence. De plus, le public a été consulté lors d'une série de sommets dans diverses localités de l'Ontario.
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II Buts et objectifs de la politique de prévention de la violence
Le but général de la politique de prévention de la violence élaborée par les conseils scolaires est :
de réduire et d'éliminer les actes de violence dans les écoles;
de donner aux élèves et au personnel l'occasion de développer les compétences qui les aideront à faire face aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à de tels actes;
de favoriser à long terme la prévention de la violence en préparant les élèves à mener une vie calme et exempte de relations violentes.
Les objectifs particuliers de cette politique sont :
de créer et de maintenir un milieu scolaire sûr, accueillant et non violent;
de permettre aux élèves d'acquérir les compétences, les connaissances et les attitudes nécessaires pour prévenir la violence, pour faire face aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à de tels actes;
de s'assurer que le personnel de l'école acquiert les compétences, la confiance et les connaissances nécessaires pour reconnaître et régler les actes de violence ou les situations qui peuvent mener à de tels actes, et pour amener les élèves à avoir conscience des formes de la violence et à savoir prévenir celle-ci;
d'aider les élèves ainsi que le personnel à maîtriser leur propre colère, leurs frustrations et leurs conflits, sans recourir à la violence;
de s'assurer que les victimes, les personnes susceptibles de le devenir, les témoins et les auteurs d'actes violents savent que l'école prendra des mesures pour arrêter ou prévenir la violence ou le harcèlement;
d'aider les élèves à reconnaître un comportement acceptable à l'école et dans la société en général, et à adopter un tel comportement tout en étant conscients des conséquences possibles d'un comportement inacceptable;
d'encourager l'ensemble de la communauté (notamment les élèves, les parents ou tutrices et tuteurs, le personnel, les organismes et services communautaires, le secteur privé, les syndicats et les autres groupes) à appuyer les projets de prévention de la violence et à participer activement à promouvoir la prévention de la violence.
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III Éléments de la politique
Les huit éléments décrits ci-après doivent faire partie intégrante de la politique de prévention de la violence des conseils scolaires. Ceux-ci pourront y inclure d'autres éléments, selon la situation dans leur localité. Il se peut d'ailleurs que des conseils aient déjà établi une politique portant sur certains ou sur l'ensemble de ces éléments. En pareil cas, il faudra réexaminer la politique existante en collaboration avec la population servie par le conseil, pour ensuite l'inclure dans une politique globale destinée aux élèves, au personnel, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté.
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A. Le milieu scolaire
Le milieu scolaire est un milieu à la fois physique et social. Il comprend l'édifice en tant que tel, ce qui l'entoure, les personnes qui le fréquentent et la dynamique de leurs relations, les ressources matérielles et tout ce qui permet de mener à bien le programme (excursions, autobus scolaires, etc.) et les activités parascolaires. Le milieu scolaire doit être accueillant pour chaque personne qui y étudie ou y travaille. Des actions qui menacent le milieu scolaire, comme des actes d'intimidation par des groupes, ou la distribution de littérature haineuse, doivent faire l'objet d'une intervention de l'école et du conseil scolaire afin d'éviter de créer un climat de peur ou de prolonger l'état de violence. En outre, pour bien apprendre, il faut se sentir en sécurité.
Les conseils scolaires et les écoles devraient s'interroger sur les éléments qui font qu'un milieu scolaire est sûr, accueillant et à l'abri de la violence et inspire un sentiment d'appartenance. Ils devraient aussi s'assurer :
que tous les membres de la communauté scolaire considèrent comme étant inacceptables les mauvais traitements physiques, verbaux ou écrits, sexuels ou psychologiques; les brimades; et, la discrimination fondée sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou d'autres attributs tels que le revenu ou des traits physiques;
que les comportements positifs sont reconnus, récompensés et proposés en exemple par tout le personnel;
que les stratégies en matière de discipline sont justes, non violentes et visent à montrer aux élèves les comportements appropriés qui favorisent le respect de soi;
que tous les membres de la communauté scolaire contribuent à aiguiser le sens des responsabilités, de la liberté d'action et de l'engagement;
que l'on favorise la réussite et le bien-être de l'ensemble des élèves;
que l'on encourage une grande participation des élèves aux activités parascolaires; et
que l'on invite les parents et la communauté à jouer un rôle actif.
On s'attend à ce que l'ensemble des adultes et des élèves de la communauté scolaire aient des relations harmonieuses et empreintes de respect.
Pour créer un milieu scolaire sûr, les conseils scolaires devraient tenir compte des éléments suivants :
les questions d'ordre matériel, comme un bon éclairage, une sécurité accrue dans certains endroits, l'entreposage adéquat des objets dangereux;
l'élaboration de mesures de sécurité comme la présence d'adultes responsables dans la cour de l'école et dans les corridors;
la tenue d'une vérification de la sécurité tenant compte des commentaires du personnel de l'école et des élèves et mettant l'accent sur les préoccupations des personnes les plus vulnérables (personnes handicapées, élèves et employées, etc.);
les mesures à prendre par rapport aux personnes en visite et étrangères à l'école;
la création d'un comité d'élèves sur la sécurité à l'école qui mette principalement l'accent sur la participation des élèves.
Une bonne intégration de tous les éléments de la politique de prévention de la violence transparaîtra dans le climat et la sécurité du milieu scolaire.
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B. Intégration de la prévention de la violence dans le programme d'études
Bon nombre de conseils scolaires, d'écoles et de membres du personnel enseignant accordent la priorité à l'inclusion de la prévention de la violence dans le programme d'études. Il faut intégrer la prévention de la violence dans tous les aspects du programme d'études, de la maternelle à la fin des études secondaires.
Le programme d'études commun propose des résultats d'apprentissage transdisciplinaires et des résultats spécifiques pour les grands champs d'études qui se rapportent à la prévention de la violence et au civisme. Ces résultats d'apprentissage doivent faire partie intégrante des programmes qui seront planifiés et offerts de la 1re à la 9e année. Ces mêmes résultats peuvent d'ailleurs être utilisés pour un guide de planification des programmes de maternelle et de jardin d'enfants ainsi que pour des cours de secondaire après la 9e année. Les résultats énoncés dans le programme d'études commun mettent l'accent sur la compréhension des différentes cultures, l'engagement envers la paix et la justice sociale, la socialisation, le civisme, le respect des droits de la personne et l'établissement de rapports sains.
Les conseils scolaires et les écoles doivent élaborer des programmes et activités qui permettent d'atteindre les résultats du programme d'études commun, ou développer les programmes et activités déjà en place. Ces résultats comportent notamment les connaissances, les compétences et les valeurs requises pour faire face à la violence et pour la prévenir. Par exemple, les activités d'apprentissage dans les grands champs d'études doivent être conçues pour permettre aux élèves d'acquérir les compétences nécessaires à la résolution pacifique et collective de conflits, de reconnaître les effets positifs et négatifs des rapports de force, et de participer à l'évolution de la société en respectant la démocratie.
Il se présente de nombreuses occasions d'intégrer l'apprentissage de la non-violence dans le programme d'études. Les conseils devront examiner l'ensemble du programme d'études pour s'assurer qu'il préconise la non-violence. On devrait étudier des modèles de non-violence tirés de l'histoire, de la littérature et de la communauté. Les élèves doivent avoir l'occasion d'examiner d'un œil critique les actualités, leurs propres expériences, la représentation de la violence dans l'histoire de l'humanité, les médias, les reportages et la littérature, ainsi que les causes de comportement violent. On s'attend à ce que les élèves comprennent et respectent les lois du Canada.
Cependant, les élèves ne doivent pas être limités à «étudier» la non-violence. Leur apprentissage doit être fondé sur l'expérience et sur la capacité d'appliquer les compétences apprises à l'école dans la vie quotidienne au sein de la communauté. Le programme d'études doit offrir aux élèves l'occasion :
de comprendre l'importance d'être vigilants et prudents;
d'acquérir, de comprendre et de mettre en pratique des compétences en relations interpersonnelles, en communication et en résolution de problèmes, notamment l'aptitude à la négociation, à la médiation et à la gestion de conflits, l'affirmation de soi et la capacité de faire face au changement ou à la frustration;
d'apprendre à se faire confiance et à s'apprécier;
d'acquérir la capacité de se soucier des autres, de les comprendre et de les respecter;
d'acquérir des compétences qui leur seront utiles dans leurs relations actuelles et futures avec les autres, comme l'art d'être parent;
d'acquérir la capacité d'apprécier la diversité de la population et des points de vue dans la société.
Les conseils scolaires devraient examiner la façon d'intégrer dans le programme d'études des stratégies pédagogiques comme le jeu de rôle et l'apprentissage coopératif pour aider les élèves à atteindre les objectifs énumérés ci-haut.
L'éducation physique et les activités sportives périscolaires offrent l'occasion d'accroître l'esprit d'équipe et la collaboration, et d'apprendre à entrer en compétition sans violence. Lors de compétitions sportives entre les écoles, les élèves et le personnel devraient tout faire pour que de tels événements ne dégénèrent pas en manifestations violentes des joueurs et des spectateurs. On s'attend à ce que les entraîneurs et les élèves participant à des activités sportives insistent sur une attitude positive et l'esprit sportif, puisqu'ils et elles sont des modèles pour l'ensemble des élèves.
L'élaboration de programmes de prévention de la violence donnera de meilleurs résultats si on fait appel aux élèves, au personnel, aux parents ou tutrices et tuteurs et à la communauté, notamment les autochtones et les organismes représentant les minorités raciales et ethnoculturelles. Lorsqu'ils mettent au point leurs stratégies, programmes et documents, les conseils devraient puiser dans les ressources communautaires, en faisant appel, par exemple, à des conférenciers et conférencières, à des organismes à but non lucratif ou à des services locaux, qui peuvent être très utiles dans l'élaboration et la mise en œuvre d'un programme d'études.
Équité
Un programme scolaire qui incorpore les principes de l'équité aide les élèves à acquérir les connaissances, les compétences, les attitudes et le sens d'appartenance qu'il leur faut pour devenir des membres actifs et productifs de la société.
Il est nécessaire que les élèves comprennent que toute forme de discrimination leur nuit personnellement, ainsi qu'à la communauté et à la société, et qu'elle est inacceptable. Voici des exemples de discrimination :
le racisme, l'intimidation et la discrimination fondés sur les différences ethnoculturelles, religieuses ou linguistiques;
le sexisme, le harcèlement sexuel et le traitement inégal des sexes;
l'homophobie ou toute forme de discrimination basée sur l'orientation sexuelle;
la discrimination fondée sur la classe sociale/le revenu et le genre de travail;
la discrimination fondée sur un handicap;
l'intolérance fondée sur d'autres caractéristiques, comme l'apparence.
Le programme d'études doit être exempt de tout préjugé ou stéréotype et refléter la composition de notre société. Il doit permettre « à toutes et tous les élèves de s['y] reconnaître […] et d'acquérir les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements nécessaires pour évoluer dans un monde complexe et divers » (L'antiracisme et l'équité ethnoculturelle dans les conseils scolaires, p. 13).
Pour que l'éducation soit équitable, il faut recourir à une variété de stratégies d'enseignement et d'apprentissage en réponse à la diversité des antécédents, des besoins, des intérêts et des capacités des élèves.
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C. Dépistage précoce et continu à des fins de prévention
La prévention de la violence a un impact plus bénéfique sur la société que les efforts déployés pour faire face aux conséquences de la violence.
Les éléments contenus dans les points A et B traitent de stratégies de prévention de la violence pour l'ensemble des élèves. Toutefois, il y aura toujours des élèves qui auront besoin d'une aide supplémentaire pour ne pas devenir antisociaux. Pour répondre aux besoins des élèves et de leurs familles, la politique de prévention de la violence des conseils scolaires devrait être conçue pour aller au fond du problème; elle devrait aussi montrer aux conseils scolaires comment nouer des liens avec les partenaires communautaires et comment appuyer le personnel qui collabore avec les parents et la communauté.
Les conseils scolaires devraient mettre à profit leurs pratiques de dépistage précoce et s'assurer de reconnaître et d'aider le plus tôt possible les enfants qui risquent de devenir des « petits durs » ou des victimes. Ce dépistage devrait être suivi d'une intervention dès que possible. On doit penser à aider l'enfant à développer, entre autres, de bonnes aptitudes sociales plutôt qu'à l'étiqueter. Ces mesures devraient être appliquées autant que possible dans la classe, avec la participation des parents ou tutrices et tuteurs.
Les élèves peuvent avoir des difficultés ou des problèmes particuliers qui augmentent le risque de devenir des victimes ou des agresseurs. Il faut absolument que le personnel travaille en collaboration avec les élèves, avec les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi qu'avec d'autres personnes de la communauté, pour élaborer des stratégies qui réduiront ce risque. En ce qui concerne les besoins d'apprentissage, il faut tenir compte des différences des élèves présentant des difficultés. On pourra au besoin modifier les stratégies pédagogiques afin d'aider l'élève à comprendre ce qu'on attend d'elle ou de lui.
Les changements dans la vie de l'élève peuvent se refléter dans son comportement scolaire, social, affectif ou physique. Le personnel doit être conscient des difficultés pouvant surgir dans la vie de l'élève et de l'appui, structuré ou non, dont l'élève pourrait avoir besoin. Il importe qu'il y ait une bonne communication entre le personnel, l'élève et sa famille; on pourra ainsi repérer les périodes de tension dans la vie de l'élève et lui fournir l'appui supplémentaire nécessaire.
En plus d'aider les élèves à recourir moins souvent aux brimades ou à la colère et à surmonter leur timidité, les programmes devraient mettre l'accent sur leurs points forts afin qu'ils et elles se fassent une bonne image d'eux-mêmes et développent leurs aptitudes interpersonnelles. Il faut que les élèves susceptibles d'adopter un comportement violent se fixent des buts de façon à accroître leurs chances de réussite et, ainsi, à atteindre les résultats d'apprentissage, à accumuler des crédits, à obtenir un diplôme et à trouver un emploi.
La politique des conseils scolaires devrait comprendre la mise sur pied de services d'appoint, de planification et de suivi des progrès à l'intention des élèves qui risquent de prendre part à des actes de violence. Elle devrait aussi prévoir d'autres activités ou programmes, comme un programme de mentorat.
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D. Code de conduite
Les conseils scolaires doivent s'assurer que chaque école élémentaire ou secondaire a un code de conduite, approuvé par le conseil, qui permet de communiquer à tous les membres de la communauté scolaire les types de comportement admis. Ce code devrait être révisé régulièrement (au moins aux 3 ans) avec les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi qu'avec la communauté. La circulaire Les écoles de l'Ontario aux cycles intermédiaire et supérieur (7e à 12e année et CPO). La préparation au diplôme d'études secondaires de l'Ontario, 1989 exige déjà de toutes les écoles secondaires qu'elles énoncent clairement un code de conduite des élèves. On exigera maintenant un code qui fournit des directives claires sur les comportements accep-tables et inacceptables dans les écoles élémentaires et secondaires, de la part des élèves, du personnel et des personnes en visite.
Le code :
sera élaboré en collaboration avec les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs et la communauté;
énoncera sans équivoque que les agressions physiques, verbales, écrites, sexuelles et psychologiques, les brimades, ainsi que la discrimination fondée sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou toute autre caractéristique sont inacceptables;
énoncera que la dégradation des biens de l'école (y compris le terrain de l'école et les autobus scolaires) sont inacceptables;
définira les conséquences d'un comportement inacceptable selon une juste proportion (lorsque des membres du personnel enfreindront le code de conduite, les conséquences qui en découleront se fonderont sur les lignes directrices et les modalités existantes du conseil scolaire en matière de gestion du personnel);
sera affiché bien en vue dans l'école, clairement communiqué à toutes et à tous, et bien compris par les élèves, le personnel, les parents ou tutrices et tuteurs, ainsi que par la communauté.
Les conseils scolaires peuvent aider les écoles à mettre au point leur code de conduite en donnant des directives précises sur la création de tels codes.
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E. Marche à suivre en réponse aux actes de violence
Avec la participation du personnel, des élèves, des parents ou tutrices et tuteurs, de la communauté et de divers services, notamment la police, les conseils scolaires élaboreront une marche à suivre en réponse aux divers types d'actes de violence qui peuvent se produire à l'école, y compris les actes où entrent en jeu des élèves, le personnel ou des visiteurs. La marche à suivre permettra au personnel et aux élèves de répondre aux incidents d'une façon efficace, uniforme et équitable. On s'attend à ce que les modalités adoptées contribuent à prévenir les récidives, rendant ainsi l'école plus sûre.
La deuxième partie du présent document, intitulée « Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer », donne, comme son titre l'indique, des directives précises pour signaler des incidents violents graves à la police et pour enregistrer des renseignements sur les actes de violence menant à la suspension ou au renvoi de l'élève, ou au recours à la police.
Il faut signaler à la police les incidents violents graves suivants : la possession d'armes (notamment, les armes à feu et les couteaux); les menaces de blessures graves; des actes d'agression causant des blessures graves; des actes d'agression sexuelle; le vol et l'extorsion; tout acte de violence motivé par la haine (lié au racisme ou à l'homophobie par exemple); les actes de vandalisme causant des dégâts majeurs à la propriété scolaire ou à des biens s'y trouvant.
Les conseils scolaires doivent prévoir des mesures pour répondre aux actes de violence pour lesquels le recours à la police ne s'impose pas, entre autres, les querelles dans la cour de l'école n'entraînant pas de blessures graves, le harcèlement racial et ethnoculturel, le harcèlement sexuel, la distribution de littérature haineuse ainsi que les actes de vandalisme sans grande conséquence. Les conseils devraient élaborer ces mesures en collaboration avec les écoles, pour assurer la concordance entre les directives des conseils et les codes de conduite des écoles.
Lorsqu'il cherche la réaction appropriée à un incident violent, le conseil scolaire devrait tenir compte de ce qui suit :
la nature de l'incident;
les faits, les circonstances et les personnes en cause;
le degré du préjudice causé à la victime et à la communauté scolaire;
l'âge des personnes en cause;
le moment et la façon d'obtenir la participation des parents ou tutrices et tuteurs, du conseil scolaire et des organismes extérieurs, y compris la police et, selon le cas, les unités policières des premières nations;
la conformité avec les méthodes d'enregistrement et de signalement des actes de violence (voir la deuxième partie du présent document);
les causes sous-jacentes de la violence, par exemple, le racisme, le sexisme, l'homophobie, la drogue, les « gangs » et l'exécution répétée d'actes de violence;
le soutien de la ou des victimes, des témoins et de la communauté scolaire, y compris en manifestant envers la victime appui et respect;
les conséquences pour l'auteur d'un tel acte (y compris l'exclusion de la classe ordinaire, la suspension, le renvoi, une ordonnance de service à la communauté, la restitution, ainsi que la participation à des programmes de réadaptation pouvant faire appel à d'autres organismes).
Le conseil scolaire ou la direction de l'école voudront peut-être mettre sur pied une équipe d'intervention d'urgence composée de membres du personnel et d'élèves pour répondre aux actes de violence et aux situations qui peuvent mener à la violence. La participation des membres de la communauté tels que les Aînés des sociétés autochtones peut s'avérer utile pour maîtriser les situations violentes ou susceptibles de le devenir. Dans certains cas, les programmes de résolution de conflits ou de médiation entre égaux peuvent être utiles si les personnes en cause sont à même de négocier sur un pied d'égalité relative. Cependant, ce type de réponse ne convient pas dans les situations graves. À la suite d'un incident violent, il faudrait intégrer dans le programme scolaire un enseignement et un apprentissage particuliers, destinés à prévenir d'autres actes semblables.
L'école où s'est produit l'incident doit en examiner les causes, car il sera peut-être nécessaire de régler les questions sous-jacentes pour éviter d'autres incidents de même nature. L'équité, la fermeté et la sensibilité sont les critères qui devraient compter pour appliquer les mesures adoptées.
Lorsqu'on fait appel à la police et aux organismes extérieurs pour des incidents impliquant des élèves d'écoles et de sections de langue française, il faudrait s'efforcer d'intervenir en français.
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F. Suivi des séquelles d'un acte de violence
Aidés de la communauté, les conseils scolaires élaboreront des stratégies à court et à long terme pour assurer le suivi des actes de violence. Ces stratégies porteront sur la prestation de programmes et de services pour favoriser :
la sécurité et la guérison des victimes;
une soigneuse planification de la réintégration et de la réadaptation des auteurs de tels actes, y compris l'établissement de liens avec les services à la jeunesse;
l'éducation continue de l'auteur d'un acte violent;
le bien-être et la sécurité des témoins et de la communauté scolaire en général (par exemple, préserver la confidentialité des renseignements);
la résolution des problèmes sous-jacents qui peuvent avoir mené à l'acte de violence, par exemple, les mauvais traitements infligés à la maison, les activités de «gang», la drogue et l'alcool, les difficultés de comportement, le sexisme ou le racisme;
la participation soutenue des organismes locaux et sociaux et de la communauté à l'étude des questions qui pourraient avoir mené à l'incident.
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G. Perfectionnement professionnel
Les conseils scolaires devraient fournir des occasions à tout le personnel d'acquérir des connaissances, des compétences et des valeurs qui permettent de créer et de maintenir un milieu scolaire sans violence.
Il faut préparer le personnel enseignant à son rôle de guide dans la prévention de la violence et la résolution de conflits. Les éducatrices et éducateurs doivent également savoir quand et comment obtenir le soutien nécessaire de l'école et de la communauté. La formation en cours d'emploi est une composante essentielle de la politique de prévention de la violence. L'établissement de liens entre les conseils scolaires et les facultés d'éducation pourrait bénéficier à l'un et à l'autre, étant donné que les facultés d'éducation doivent former les futurs enseignants et enseignantes à la prévention de la violence dans le cadre du programme de formation initiale.
Lors de l'élaboration de leur plan de mise en œuvre, les conseils scolaires et les écoles doivent déterminer les priorités en matière de perfectionnement professionnel. Les conseils voudront peut-être explorer la possibilité d'élaborer des programmes de formation en collaboration avec d'autres groupes, comme la police, les organismes de services sociaux, divers organismes communautaires, les Aînés autochtones et les associations de parents.
Pour déterminer les priorités de formation du personnel et les plans de mise en œuvre, il faudra tenir compte des éléments suivants.
Pour tout le personnel :
Observation de signes de mauvais traitements physiques, d'agression sexuelle et de cruauté mentale, et connaissance des mesures à prendre (par exemple, à qui signaler l'incident);
Application équitable et uniforme des mesures adoptées par le conseil scolaire et l'école;
Observation et élimination des préjugés et de la discrimination fondés sur la race, la culture, la religion, le sexe, la langue, un handicap, l'orientation sexuelle ou d'autres caractéristiques telles que le revenu ou l'apparence;
Présentation de modèles de comportement positif (par exemple, traiter tout le monde avec respect, avoir des relations harmonieuses, éviter les stéréotypes);
Création d'un milieu scolaire sûr et accueillant.
Pour le personnel enseignant et administratif :
Liaison avec des organismes communautaires pour prévenir et régler les problèmes;
Incorporation de stratégies pédagogiques telles que l'apprentissage coopératif et le jeu de rôle pour aider les élèves à développer des compétences interpersonnelles;
Amélioration des compétences en dépistage et intervention précoces;
Action visant la sécurité et le bien-être des victimes, et la réinsertion des auteurs d'actes violents;
Contrôle de la médiation et de la gestion des conflits (y compris à l'intérieur d'un grand groupe);
Encouragement du style d'apprentissage propre à chaque élève;
Maintien de la discipline à l'aide de stratégies équitables et non violentes destinées à inculquer chez l'élève les comportements appropriés et le respect de soi.
Selon sa disponibilité, le personnel d'enseignement et d'orientation joue un rôle clé dans la prévention de la violence et la réinsertion des élèves ayant commis des actes de violence. De plus, ce personnel met sur pied des services d'appoint et d'aiguillage pour aider à répondre aux besoins des victimes et des auteurs d'actes violents, et assure le suivi de ces services. Le personnel enseignant devrait également savoir intégrer les compétences sociales dans le programme d'études et être en mesure de former des élèves à la participation à des programmes de pacificateurs ou d'entraide.
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H. Participation des foyers, des écoles et de la communauté
Participation des parents ou des tutrices et tuteurs
Les conseils scolaires doivent permettre aux parents ou aux tutrices et tuteurs de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence.
Les parents ou les tutrices et tuteurs sont des partenaires importants dans la création d'un climat sain dans l'école. Si les parents ou les tutrices et tuteurs participent à l'élaboration de la politique de prévention de la violence à l'échelon du conseil scolaire et de l'école, et la comprennent, elles et ils seront plus susceptibles de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre et de voir à ce que leurs enfants respectent la politique. Les commentaires et suggestions que peuvent apporter les associations de parents, y compris les associations représentées aux comités consultatifs pour l'enfance en difficulté dans les conseils scolaires, sont souvent d'une grande valeur. Grâce aux efforts de rayonnement, on s'assure de bien refléter la diversité de la population servie par le conseil et d'obtenir la participation des parents ou des tutrices et tuteurs qui, normalement, ne participeraient pas et ce, pour diverses raisons.
La politique de prévention de la violence des conseils scolaires devrait décrire des stratégies qui prévoient la participation des parents ou des tutrices et tuteurs et donner des renseignements sur la nature et le moment de ladite participation. Les écoles devraient chercher à obtenir l'appui soutenu des parents ou des tutrices et tuteurs des auteurs d'actes violents, en vue d'éliminer les causes sous-jacentes du comportement violent. Les parents ou les tutrices et tuteurs des victimes devraient participer au processus de guérison, ainsi qu'à l'établissement de mesures qui aboutiront à un milieu plus sûr pour leurs enfants.
La communication libre entre les parents ou les tutrices et tuteurs, l'école et les organismes est un facteur essentiel pour assurer la sécurité de l'ensemble de la communauté scolaire. L'entretien de bonnes relations entre l'école et les familles permet de réagir le plus tôt possible aux problèmes avant même qu'ils ne s'aggravent. Une communication ouverte et une liaison continue peuvent également faciliter la sensibilisation des parents ou des tutrices et tuteurs à la question de la prévention de la violence.
Participation des élèves
La participation des élèves à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence est importante et doit refléter la diversité de la population étudiante. Les conseils scolaires et les écoles devraient étudier des façons de faire participer les élèves de tous les âges. Il faudrait faire comprendre aux élèves dès leur plus jeune âge que ce n'est qu'une minorité qui participe à des actes de violence et que de tels actes ne sont pas acceptables selon les normes de notre société.
La politique de prévention de la violence des conseils scolaires doit énoncer des moyens de mettre les élèves au courant de leurs responsabilités et proposer des façons dont les élèves peuvent aider leurs camarades à mener une vie exempte de toute violence. Les écoles devraient appuyer les activités et programmes planifiés et mis en œuvre conjointement avec les élèves, comme des comités d'élèves sur la sécurité à l'école, des activités d'entraide ou d'aide mutuelle, des programmes d'enseignement entre camarades ou de mentorat, des semaines ou activités de sensibilisation à la prévention de la violence, des clubs d'activités coopératives, des assemblées extraordinaires et des journées d'activités sans violence.
Il est essentiel que les élèves participent à la planification et à la tenue de ces activités et programmes. En participant, elles et ils acquièrent un sens de responsabilité envers le milieu scolaire. De plus, les élèves sont habituellement très conscients de problèmes sous-jacents dans l'école et dans la communauté qui pourraient mener à la violence; ils et elles peuvent suggérer des façons de les régler.
Participation de tout le personnel
Le succès de la mise en œuvre de la politique de prévention de la violence repose avant tout sur un personnel compétent qui recherche un milieu scolaire sûr, accueillant et exempt de violence. Le personnel doit participer à chaque étape de l'élaboration, de la mise en œuvre, du suivi, de l'évaluation et de la révision de la politique. Les membres du personnel auront des suggestions pratiques concernant la façon d'élaborer et de mettre en œuvre une politique et des programmes satisfaisants et pourront aider à cerner les priorités en matière de perfectionnement professionnel. L'appui du personnel est nécessaire au processus d'élaboration pour assurer le succès de la politique et pour que tous les membres du personnel soient disposés à assumer leur responsabilité en tant que modèles et agents de changement.
Participation de la communauté
Les conseils scolaires doivent établir et maintenir des partenariats avec la communauté pour s'assurer que cette dernière appuiera la mise en œuvre à l'école de la politique de prévention de la violence.
Divers groupes professionnels et organismes communautaires peuvent offrir une variété de programmes et de services et dans de nombreux cas, peuvent suggérer des moyens de réduire la violence dans les écoles. Il peut s'agir de la police, des sociétés d'aide à l'enfance et à la famille, des services de loisirs, des centres de formation au rôle de parent, des associations de parents spécialisées se consacrant à tel ou tel handicap, des garderies, des bibliothèques et des services médicaux, psychologiques et sociaux.
Il arrive souvent que des communautés plus petites ne puissent pas offrir ces services en français. Les conseils scolaires et les sections de langue française devraient former des partenariats dans la communauté et avec les organismes sociaux pour encourager la prestation de services en français.
Tous les membres de la communauté environnante (voisins, commerçants, personnes travaillant dans la région) ont intérêt à ce que le milieu scolaire soit plus sûr et peuvent offrir leur collaboration et des renseignements en ce sens. La communauté compte certainement des modèles à imiter pour les élèves, de bons conférenciers ou conférencières à inviter à l'école, ou des bénévoles disposés à travailler auprès des élèves. Les leaders tels que les Aînés de la communauté autochtone constituent une ressource à ne pas négliger.
Les écoles doivent être à l'écoute de la communauté afin d'aider les élèves à être vigilants et prudents et à éviter les situations qui pourraient devenir dangereuses ou violentes.
Des liens de coopération solides avec la communauté permettront aux conseils scolaires et aux écoles de bâtir un milieu scolaire sain et sûr.
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DEUXÈME PARTIE :
Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer
I Introduction
Cette deuxième partie du document Pour des écoles sans violence traite en détail de la marche à suivre pour signaler des incidents violents graves à la police et au ministère de l'Éducation et de la Formation, et pour les enregistrer. À cette fin, les pages ci-après :
renferment un sommaire des dispositions législatives et réglementaires pertinentes;
proposent un cadre de référence pour aider les conseils scolaires à élaborer une marche à suivre pour signaler des incidents violents graves à la police;
fournissent une orientation aux conseils scolaires à propos de la marche à suivre pour signaler des incidents violents graves au ministère;
donnent les grandes lignes d'une marche à suivre pour enregistrer des renseignements concernant les élèves qui ont été suspendus ou renvoyés pour actes de violence graves, ou dont le dossier a été remis à la police, et pour le transfert de ces renseignements à d'autres écoles.
Cette deuxième partie du document qui porte sur les mesures à prendre après un incident violent grave fait partie intégrante de l'élément E de la politique, intitulé « Marche à suivre en réponse aux actes de violence ». Le conseil scolaire et l'école devraient faire appel aux parents le plus tôt possible, avant qu'une situation ne dégénère au point de nécessiter l'intervention de la police. Le maintien de bonnes relations entre l'école et la communauté contribue énormément à favoriser la tolérance et la bonne entente et à éliminer certaines des causes fondamentales de la violence dans les écoles.
II Responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves
La directrice ou le directeur d'une école est responsable de l'enseignement et de la discipline à l'école, ainsi que de l'organisation et de la gestion de l'école. Elle ou il relève de l'agente ou de l'agent de supervision compétent.
Les responsabilités des directrices et directeurs d'école, du personnel enseignant et des élèves sont énoncées dans différentes lois et différents règlements ainsi que dans les politiques et directives du ministère et des conseils scolaires. Sont énoncées ci-après les dispositions légales et réglementaires relatives aux responsabilités qui incombent aux trois groupes précités quant au maintien d'un milieu d'apprentissage sûr dans les écoles.
A. La Loi sur l'éducation
1. La directrice ou le directeur d'école
alinéa 265a) – maintenir le bon ordre et la discipline dans l'école;
alinéa 265b) – accroître la collaboration et la coordination des efforts entre les membres du personnel de l'école;
alinéa 265j) – accorder une attention soutenue à la santé et au confort des élèves, à la propreté, à la température et à l'aération de l'école, au maintien en état du matériel d'enseignement et des autres biens scolaires, à l'état et à l'apparence des bâtiments et terrains scolaires;
alinéa 265m) – sous réserve d'un appel au conseil, refuser d'admettre dans une classe ou à l'école la personne dont la présence dans cette classe ou à l'école pourrait, à son avis, nuire au bien-être physique ou mental des élèves.
2. Le personnel enseignant
alinéa 264(1)d) – contribuer au développement de la collaboration et de la coordination des efforts entre les membres du personnel de l'école;
alinéa 264(1)e) – faire respecter, sous la direction de la directrice ou du directeur de l'école, le bon ordre et la discipline dans sa classe et, s'il est de service, à l'école et sur le terrain de l'école.
B. Réglement de l'Ontario 298
1.La directrice ou le directeur d'école
alinéa 11(3)e) – prévoit la surveillance des élèves pendant la période du jour de classe au cours de laquelle les bâtiments et les terrains de jeux de l'école sont ouverts aux élèves;
alinéa 11(3)f) – prévoit la surveillance et la conduite des activités scolaires autorisées par le conseil;
alinéa 11(3)k) – prévoit l'instruction des élèves sur le respect des locaux scolaires et de leur enceinte;
alinéa 11(3)l) – inspecte les locaux scolaires et leur enceinte au moins une fois par semaine et signale sans délai au conseil :
i) toute réparation jugée nécessaire,
ii) toute négligence de la part du personnel d'entretien de l'école,
iii) si le père ou la mère d'une ou d'un élève n'a pas dédommagé le conseil, après en avoir été prié, de la destruction, de la perte ou du vol par l'élève d'un bien de l'école ou d'un dommage occasionné par l'élève à un tel bien.
2. L'enseignante ou l'enseignant
alinéa 20b) – met en œuvre le programme d'enseignement et exerce les fonctions de supervision que lui assigne la directrice ou le directeur de l'école, et lui fournit les renseignements que celle-ci ou celui-ci peut demander à ce sujet;
alinéa 20h) – collabore avec la directrice ou le directeur de l'école et les autres membres du personnel enseignant en vue d'établir et de maintenir une discipline cohérente à l'école.
3. L'élève
alinéa 23(1)b) – fait preuve d'autodiscipline;
alinéa 23(1)c) – se soumet à la discipline qui correspond à celle que pourrait exercer une mère ou un père bienveillant, ferme et sensé;
alinéa 23(1)e) – fait preuve de courtoisie envers ses camarades et fait preuve d'obéissance et de courtoisie envers le personnel enseignant;
alinéa 23(1)h) – respecte les biens scolaires.
paragraphe 23(4) – [...] est responsable, devant le directeur de l'école qu'il fréquente, de sa conduite :
a) dans les locaux ou l'enceinte de l'école;
b) dans le cadre des activités périscolaires qui font partie du programme d'études;
c) lorsqu'il voyage dans un autobus scolaire dont le conseil est propriétaire ou que le conseil a loué.
C. La Loi sur les services à l'enfance et à la famille
Le paragraphe 72(2) de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille (L.R.O. de 1990, chap. C.11) oblige toute personne qui croit, en se fondant sur des motifs raisonnables, qu'une ou un enfant peut avoir besoin de protection à le signaler sans délai à une société d'aide à l'enfance. De plus, les paragraphes 72(3) et (4) de la même loi obligent toute personne qui, dans l'exercice de sa profession ou de ses fonctions officielles, a des motifs raisonnables de soupçonner qu'une ou un enfant subit de mauvais traitements ou risque d'en subir, à faire part sans délai de ses soupçons ainsi que des renseignements sur lesquels ils sont fondés à une société d'aide à l'enfance. En vertu de cet article, l'expression «subir de mauvais traitements» signifie avoir besoin de protection conformément à certaines des dispositions du paragraphe 37(2).
La note Politique/Programmes n° 9 du ministère aborde d'une façon plus détaillée le devoir de signaler le besoin de protection de certains enfants en vertu de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille qui incombent aux directrices et directeurs d'école, au personnel enseignant et aux autres personnes exerçant une profession au titre de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille.
D. La Loi sur l'entrée sans autorisation
La Loi sur l'entrée sans autorisation (L.R.O. 1990, chap. T.21) peut aider le personnel scolaire à désigner les emplacements scolaires comme des endroits exceptionnels et spéciaux et à les entretenir. La loi facilite aussi la mise en accusation des personnes entrant dans l'école sans autorisation et leur arrestation, au besoin.
La note Politique/Programmes n° 22 du ministère porte sur ce sujet et fournit un bref guide de travail destiné à créer un milieu scolaire sûr.
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III Suspension et renvoi d'une ou d'un élève
La Loi sur l'éducation stipule que le directeur ou la directrice de l'école, qui relève de l'agente ou de l'agent de supervision compétent, a la responsabilité de la discipline des élèves de l'école. Le présent document ne traite donc pas de mesures disciplinaires prises par la direction de l'école ou le conseil scolaire suite à un incident violent grave.
Les dispositions suivantes concernant la suspension et le renvoi, qu'on trouvera à l'article 23 de la Loi sur l'éducation (tel qu'il est modifié par le projet de loi 4, qui a reçu la sanction royale le 29 juillet 1993) sont présentées ici à titre d'information seulement. Il convient de remarquer que si la directrice ou le directeur d'une école peut suspendre une ou un élève, seul le conseil scolaire a le pouvoir de renvoyer les élèves ou de réadmettre les élèves qui ont été renvoyés.
A.Suspension
1. Paragraphe 23(1) : Motifs de suspension
La directrice ou le directeur d'une école peut suspendre une ou un élève pour les motifs suivants : absences répétées, opposition constante à l'autorité, manquement habituel au devoir, destruction volontaire des biens de l'école, usage d'un langage blasphématoire ou inconvenant, conduite préjudiciable à l'ambiance morale de l'école ou au bien-être physique ou mental des autres personnes à l'école.
2. Paragraphe 23(1.1) : Durée de la suspension
La suspension est d'une durée fixée par la directrice ou le directeur de l'école et ne peut dépasser vingt journées scolaires, ou une durée plus courte fixée par le conseil comme étant la durée maximum de suspension.
3. Paragraphe 23(1.2) : Avis à l'élève et aux parents
Lorsqu'une ou un élève est suspendu, la directrice ou le directeur de l'école doit :
a) aviser par écrit l'élève, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur, ses enseignantes et enseignants, le conseil, la conseillère ou le conseiller en assiduité compétent et l'agente ou l'agent de supervision compétent de la suspension et des raisons de celle-ci;
b) aviser par écrit l'élève, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur du droit d'appel prévu au paragraphe 23(2).
4. Paragraphe 23(2) : Appel d'une suspension
Le père, la mère, la tutrice ou le tuteur, ou l'élève si elle ou il est majeur, peut, dans les sept jours qui suivent le début de la suspension, interjeter appel de la suspension auprès du conseil. Qu'il y ait appel ou non, le conseil peut mettre fin à la suspension, la confirmer ou la modifier et, s'il le juge approprié, peut faire supprimer du dossier de l'élève toute mention de la suspension.
5. Paragraphe 23(2.1) : L'appel ne sursoit pas à l'exécution de la suspension
Tout appel interjeté en vertu du paragraphe 23(2) n'a pas pour effet de surseoir à l'exécution de la suspension et, si la suspension prend fin avant que l'appel ne soit tranché, le conseil décide si la suspension doit être confirmée ou si la mention de celle-ci doit être supprimée ou modifiée.
6. Paragraphe 23(2.2) : Counselling
Si une ou un élève est suspendu pour la durée maximale ou plus d'une fois au cours d'une année scolaire, le conseil veille à ce qu'une conseillère ou un conseiller en orientation ou une autre personne-ressource compétente qu'emploie le conseil :
a) d'une part, étudie les circonstances de la suspension ou des suspensions, selon le cas;
b) d'autre part, lorsque cela s'avère opportun, informe l'élève et, si elle ou il n'est pas majeur, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur des services qui sont mis à leur disposition au conseil ou ailleurs dans la communauté pour aider l'élève.
B. Renvoi
1. Paragraphe 23(3) : Motifs et procédure
Le conseil peut renvoyer une ou un élève de ses écoles en raison d'une indocilité telle que sa présence est préjudiciable aux autres élèves si les exigences suivantes sont remplies :
a) la directrice ou le directeur de l'école et l'agente ou l'agent de supervision compétent le recommandent;
b) l'élève et son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur ont été avisés par écrit :
i) d'une part, de la recommandation de la directrice ou du directeur de l'école et de l'agente ou de l'agent de supervision,
ii) d'autre part, du droit de l'élève, si elle ou il est majeur, sinon du droit de son père, de sa mère, de sa tutrice ou de son tuteur, de présenter des observations lors d'une audience tenue par le conseil;
c) le ou les membres appropriés du personnel enseignant ont été avisés;
d) l'audience prévue a été tenue.
2. Paragraphe 23(5) : Réadmission
Le conseil peut, à sa discrétion, réadmettre à l'école une ou un élève qui a été renvoyé.
C. Règles générales
1. Paragraphe 23(4) : Parties à l'audience
Sont parties à l'audience [en vertu de l'article 23 de la Loi sur l'éducation] le père, la mère, la tutrice ou le tuteur de l'élève, ou l'élève si elle ou il est majeur, la directrice ou le directeur de l'école que fréquente l'élève et, en cas de renvoi, l'agente ou l'agent de supervision compétent.
2. Paragraphe 23(6) : Exercice des fonctions du conseil par un comité
Le conseil peut ordonner, par voie de résolution, que ses pouvoirs et fonctions prévus aux paragraphes 23(2) à (5) soient exercés par un comité formé d'au moins trois membres du conseil nommés dans la résolution ou désignés de temps à autre, conformément à la résolution.
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IV Marche à suivre pour signaler des incidents violents à la police
L'élément III(E) de la première partie du présent document précise que les conseils scolaires doivent prévoir une marche à suivre pour répondre aux incidents violents. La présente section porte sur le signalement des incidents violents graves à la police.
La politique de chaque conseil doit comporter les cinq éléments clés décrits ci-dessous. Les conseils peuvent y ajouter au besoin d'autres éléments.
A. Trois catégories d'élèves, selon l'âge
Étant donné les différents cadres législatifs par rapport à l'âge, la politique doit traiter les élèves différemment selon leur âge. Les trois groupes d'âge en question sont : moins de 12 ans, de 12 à 17 ans, et majeurs (c'est-à-dire, 18 ans ou plus).
La politique du conseil doit exposer la marche à suivre pour alerter la police en cas d'actes de violence graves perpétrés par les élèves dans les trois groupes d'âge.
1. Élèves ayant moins de 12 ans
En vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants (L.R.C. de 1985, chap. Y-1) et du Code criminel (L.R.C. de 1985, chap. C-46), les enfants de moins de 12 ans ne peuvent pas être accusés d'une infraction. Néanmoins, la police peut faire enquête sur les actes commis par les enfants de ce groupe d'âge.
Les conseils devraient consulter la police pour déterminer les types d'actes impliquant des enfants de ce groupe d'âge qu'il convient de signaler à la police.
Il faudrait discuter au moins de la nécessité de signaler les actes de violence où des élèves blessent sérieusement d'autres personnes et où les élèves causent de graves dégâts aux biens d'une autre personne.
Lorsque de jeunes enfants se livrent à des actes de violence, une société d'aide à l'enfance pourrait être le recours le plus approprié. La marche à suivre du conseil devrait mentionner cette possibilité.
2. Élèves de 12 à 17 ans et majeurs
La Loi sur les jeunes contrevenants s'applique dans le cas des élèves âgés de 12 à 17 ans. Les élèves d'au moins 18 ans sont considérés comme majeurs, et la procédure du Code criminel s'appliquera si ces élèves sont accusés d'infractions criminelles.
B. Catégories d'incidents violents
La marche à suivre des conseils doit préciser les catégories d'incidents violents à signaler à la police. Le recours au système judiciaire pour résoudre un problème constitue une démarche sérieuse qui peut avoir une très grande incidence sur la vie des auteurs d'actes de violence et sur celle des victimes. Il ne faudrait donc y recourir que dans les cas très graves.
Dans la première partie du présent document, il est bien précisé que les conseils scolaires doivent prévoir des mesures pour répondre aux actes de violence. Ces mesures doivent tenir compte de divers facteurs, autant les causes sous-jacentes de la violence (par exemple, le racisme et l'homophobie) que les conséquences d'un acte de violence pour celui ou celle qui en est l'auteur. Toute mesure prise en réponse à des incidents violents doit être empreinte de justice, de fermeté et de sensibilité.
Dans le cas des élèves de moins de 12 ans, il faut continuer de juger chaque incident violent en toute objectivité, et de décider, à l'échelle locale, s'il convient de le signaler à la police.
Dans le cas des élèves de 12 ans et plus, il faut signaler à la police les incidents violents graves qui font partie des catégories suivantes :
possession d'armes (par exemple, les armes à feu, les couteaux)
menaces de blessures physiques graves
agressions physiques causant des blessures graves
agression sexuelle
vol et extorsion
violence haineuse (par exemple, liée au racisme, à l'homophobie)
vandalisme causant des dommages considérables aux biens de l'école ou aux biens situés dans les locaux de l'école.
Les conseils scolaires peuvent exiger que la directrice ou le directeur d'école signale d'autres catégories d'incidents violents à la police. Bien sûr, tout incident correspondant aux diverses catégories énumérées ci-dessus doit être signalé, mais les élèves et les parents ou tutrices et tuteurs sont libres de faire appel à la police chaque fois que se produit un acte de violence en dehors de ces catégories et qu'ils estiment approprié de le faire. Les conseils scolaires devraient étudier la possibilité d'autoriser d'autres membres du personnel, outre les directrices et directeurs d'école, à appeler la police. Chaque fois qu'un membre du personnel autorisé signale un incident violent à la police, la directrice ou le directeur de l'école doit en être informé.
C. Lieu où se produit l'incident violent
Bien que le présent document porte sur la violence à l'école, il arrive parfois que le personnel de l'école apprenne que les élèves commettent des actes de violence en dehors de l'école. Les conseils scolaires doivent déterminer en quelles circonstances la directrice ou le directeur de l'école doit signaler ces incidents à la police en tenant compte du lieu et de la gravité de l'incident ou de l'acte projeté.
Peu importe le lieu où se déroule un incident violent, les conseils scolaires doivent être sensibles aux conséquences que cet acte pourrait avoir sur les élèves et leur moral à l'école. Le personnel de l'école devrait faire tout son possible pour en parler de façon franche avec les élèves et les aider à surmonter leur inquiétude.
D. Participation des parents ou tutrices et tuteurs
Selon l'alinéa 11(3)n) du Règlement de l'Ontario 298, la directrice ou le directeur de l'école est tenu de signaler sans délai au père, à la mère, à la tutrice ou au tuteur de l'élève tout manquement à ses obligations ou toute infraction au règlement de l'école de la part de l'élève.
Lorsqu'un incident violent est signalé à la police, il faut se mettre en rapport avec le père, la mère, la tutrice ou le tuteur de l'élève dans les plus brefs délais. Si on ne parvient à entrer en communication avec aucune de ces personnes, il faut communiquer avec une ou un autre adulte choisi par l'élève. Cependant, il ne faudrait pas tarder à appeler la police parce qu'on n'arrive pas à joindre le père, la mère, le tuteur ou la tutrice de l'élève, ou une ou un autre adulte. Quoi qu'il en soit, il faudra informer le père, la mère, le tuteur ou la tutrice le plus tôt possible après que la police aura été prévenue.
Dans le cas d'une ou d'un élève au comportement violent, il faut tout faire pour lui fournir, ainsi qu'à sa famille, des renseignements et de l'aide.
L'article 23 de la Loi sur l'éducation stipule que si une ou un élève fait l'objet d'une suspension pour la durée maximale de vingt jours ou de suspensions répétées au cours d'une année scolaire, le conseil doit veiller à ce qu'une conseillère ou un conseiller en orientation ou une autre personne-ressource compétente qu'emploie le conseil, d'une part, étudie les circonstances de la suspension ou des suspensions, selon le cas, et, d'autre part, lorsque cela s'avère opportun, informe l'élève et, si elle ou il n'est pas majeur, son père, sa mère, sa tutrice ou son tuteur, des services qui sont mis à leur disposition par le conseil ou ailleurs dans la communauté pour aider l'élève. Il faudrait faire le maximum d'efforts pour fournir le plus tôt possible des renseignements et de l'aide à tous les élèves qui se livrent à des actes violents, de même qu'à leur famille.
E. Enquête policière à l'école et droits des élèves
L'alinéa 11(3)o) du Règlement de l'Ontario 298 prévoit que la directrice ou le directeur de l'école favorise et maintienne une collaboration étroite avec la population locale, les entreprises industrielles et commerciales et les autres groupes et organismes de la communauté. Il est important que la directrice ou le directeur favorise et maintienne une étroite collaboration avec la police pendant le déroulement d'une enquête policière à l'école. La police peut conseiller le personnel scolaire pour l'aider à déterminer les mesures appropriées à prendre en réponse à des incidents violents et pour expliquer le déroulement d'une enquête policière.
La marche à suivre du conseil scolaire devrait traiter des relations de travail entre le personnel scolaire et les agentes et agents de police. Les directrices et directeurs d'école et les membres du personnel enseignant devraient être mis au courant de la façon dont la police procédera pour mener son enquête à l'école, afin de ne pas compromettre l'enquête policière ni d'y nuire. Le conseil devrait inviter la police à l'aider à élaborer cette démarche.
Pendant la tenue d'une enquête policière à l'école, il appartient à la police et non au personnel de l'école d'expliquer à l'élève ses droits reconnus par la loi. Cependant, le personnel devrait être mis au courant de ces droits étant donné la possibilité que l'élève demande la présence de la directrice ou du directeur de l'école ou d'un autre membre du personnel pendant un entretien avec la police.
Les parents ou les tutrices et tuteurs de tous les élèves interrogés par la police durant l'enquête policière menée à l'école doivent être prévenus au plus tôt. S'il est impossible de rejoindre un parent ou une tutrice ou un tuteur, il faut communiquer avec une ou un adulte choisi par l'élève.
Certaines des dispositions pertinentes de la Loi sur les jeunes contrevenants et de la Charte canadienne des droits et libertés (Loi constitutionnelle de 1982) sont fournies à l'annexe 1 à titre de renseignements.
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V Tenue de dossiers sur les incidents violents entraînant suspension ou renvoi et sur les déclarations à la police
Les articles suivants de la Loi sur l'éducation régissent l'établissement du dossier scolaire de l'Ontario (DSO).
L'alinéa 265d) prévoit que la directrice ou le directeur d'école exerce les fonctions suivantes : conformément à la présente loi, aux règlements et aux lignes directrices du ministre, recueillir des renseignements en vue de les verser dans un dossier pour chaque élève inscrit à l'école, et constituer, tenir, conserver et transférer le dossier, ainsi que s'en défaire;
Le paragraphe 266(2) prévoit ce qui suit : L'examen des renseignements figurant dans le dossier est réservé, sous le sceau du secret, aux agents de supervision et au directeur d'école et aux enseignants de l'école en vue d'améliorer l'enseignement donné à l'élève [...].
De plus, le guide intitulé Dossier scolaire de l'Ontario, paru en 1989, décrit ce que peut contenir le dossier scolaire.
Il convient de remarquer que le DSO peut faire l'objet d'un mandat de perquisition ou d'une assignation et, le cas échéant, qu'il faut le produire. Dans de tels cas, il faudrait consulter la section 4 du guide Dossier scolaire de l'Ontario.
Les dossiers des incidents violents graves menant à une suspension ou à un renvoi et les déclarations à la police doivent être versés au DSO. Ces renseignements doivent être consignés sur le formulaire de signalement des incidents violents (voir l'annexe 2).
A. Inscription de renseignements au DSO
Seront versés au DSO les documents suivants :
un formulaire de signalement des incidents violents dans lequel il est fait mention
de la description de l'incident violent grave qui a entraîné une suspension ou un renvoi ou un rapport à la police;
d'un rapport à la police, s'il y a lieu;
de la mesure disciplinaire prise par le conseil scolaire en réaction à l'incident, s'il y a lieu;
copie de toute lettre que le conseil scolaire a adressée à l'élève ou à ses parents ou ses tuteurs ou tutrices concernant la suspension ou le renvoi de l'élève en raison de son comportement violent.
B. Retrait de renseignements du DSO
Tous les documents concernant la suspension de l'élève pour comportement violent ne seront retirés du DSO qu'au bout de trois ans, si l'élève n'a fait l'objet d'aucune autre suspension pour comportement violent durant cette période.
Les documents relatifs au renvoi de l'élève seront retirés du DSO cinq ans après le renvoi.
Lorsqu'une ou un élève renvoyé a été réadmis puis renvoyé de nouveau, les do-cuments relatifs à ses renvois ne seront retirés du DSO qu'au terme de cinq ans sans renvoi.
Lorsqu'une ou un élève n'a pas fait l'objet d'une suspension ni d'un renvoi, le formulaire de signalement des incidents violents sera retiré après trois ans si aucun autre incident violent grave n'a été signalé à la police durant cette période.
C. Transfert du DSO
Si l'élève change d'école, les renseignements versés au DSO et relatifs à l'incident violent ayant entraîné la suspension ou le renvoi ainsi qu'aux signalements à la police demeureront dans le DSO à moins d'en être retirés en vertu des points A et B décrits précédemment. Le transfert s'effectuera conformément à la section 6 du guide Dossier scolaire de l'Ontario.
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VI Signalement des incidents violents au ministère de l'Éducation et de la Formation
L'alinéa 265i) de la Loi sur l'éducation stipule que l'une des fonctions d'une directrice ou d'un directeur d'école est de :
fournir au ministère et à l'agent de supervision compétent les renseignements qu'il est en mesure de donner concernant l'état des locaux scolaires, la discipline à l'école, les progrès des élèves et d'autres questions touchant les intérêts de l'école, et préparer des rapports à ce sujet pour le conseil comme ce dernier l'exige.
Chaque année, les conseils scolaires signaleront au ministère de l'Éducation et de la Formation les incidents violents entraînant la suspension ou le renvoi d'élèves, ainsi que les incidents signalés à la police, dans le Rapport de septembre.
Les données seront présentées au ministère sous forme de statistiques sur les catégories d'incidents violents. Ces catégories correspondront à celles qui sont énoncées à au point IV(B) du présent document.
Les conseils scolaires commenceront en septembre 1994 à recueillir des renseignements sur les incidents entraînant la suspension ou l'expulsion d'élèves pour comportement violent et sur ceux signalés à la police en vue du rapport devant être remis au ministère en septembre 1995.
En consignant dans un dossier les renseignements sur les incidents violents, le ministère de l'Éducation et de la Formation parviendra à établir des statistiques pour la province et à suivre l'évolution des tendances dans les actes de violence sur une période donnée. Cela aidera à élaborer de la documentation appropriée pour le programme d'études et servira d'orientation pour le perfectionnement professionnel des enseignantes et enseignants et du personnel de l'école.
Annexe 1
A. Loi sur les jeunes contrevenants
1. Admissibilité des déclarations
L'article 56 de la Loi sur les jeunes contrevenants traite de l'admissibilité des déclarations faites par les adolescentes et adolescents à la police. Il stipule la façon dont la police doit obtenir les déclarations et les règles à suivre pour qu'une déclaration soit admissible devant un tribunal.
Le paragraphe 56(2) est cité intégralement ci-dessous.
56.(2)La déclaration orale ou écrite faite par un adolescent à un agent de la paix ou à toute autre personne en autorité d'après la loi, n'est pas admissible en preuve contre l'adolescent, sauf si les conditions suivantes sont remplies :
a) la déclaration est volontaire;
b) la personne à qui la déclaration a été faite a, avant de la recueillir, expliqué clairement à l'adolescent, en des termes adaptés à son âge et à sa compréhension, que :
i) il n'est obligé de faire aucune déclaration,
ii) toute déclaration par lui faite pourra servir de preuve dans les poursuites intentées contre lui,
iii) il a le droit de consulter une tierce personne conformément à l'alinéa c),
iv) toute déclaration faite par lui doit l'être en présence de la personne consultée, sauf s'il en décide autrement;
c) l'adolescent s'est vu donner, avant de faire la déclaration, la possibilité de consulter soit son avocat soit son père ou sa mère, soit, en l'absence du père ou de la mère, un parent adulte, soit, en l'absence du père ou de la mère et du parent adulte, tout autre adulte idoine qu'il aura choisi;
d) l'adolescent s'est vu donner, au cas où il a consulté une personne conformément à l'alinéa c), la possibilité de faire sa déclaration en présence de cette personne.
Il est important de remarquer que l'adolescente ou l'adolescent doit être mis au courant de ses droits d'une façon qu'elle ou il puisse les comprendre. Il appartiendra à la police de mettre l'élève au courant de ses droits. L'adolescente ou l'adolescent peut aussi consulter une avocate ou un avocat, son père ou sa mère ou encore une ou un autre adulte capable de la ou de le conseiller. Dans certains cas, l'adolescente ou l'adolescent peut préférer faire sa déclaration en présence d'une enseignante ou d'un enseignant ou bien de la directrice ou du directeur de l'école.
2. Interdiction de divulgation de l'identité
Le paragraphe 38(1) de la Loi sur les jeunes contrevenants qui traite de l'interdiction de publication de l'identité d'une adolescente ou d'un adolescent est cité intégralement ci-après.
Il est interdit de diffuser, par quelque moyen que ce soit, le compte rendu :
a) d'une infraction commise par un adolescent ou imputée à celui-ci, à moins qu'une ordonnance n'ait été rendue à cet égard en vertu de l'article 16; [l'article 16 traite du renvoi au tribunal pour adultes],
b) d'une audition, d'un jugement, d'une décision, ou d'un appel concernant un adolescent qui a commis une infraction ou à qui elle est imputée.
La présente interdiction ne s'applique, toutefois, que lorsque le compte rendu fait état du nom de l'adolescent, de celui d'un enfant ou d'un adolescent victime de l'infraction ou appelé à témoigner à l'occasion de celle-ci ou dans lequel est divulgué tout renseignement permettant d'établir l'identité de cet adolescent ou enfant.
Les termes « diffuser » et «compte rendu» figurant dans l'article 38 ont été interprétés dans deux causes. Dans la première, Peel Board of Education et B (1987) R.O. 59 (2d) 654, le tribunal a maintenu qu'une audience de renvoi en vertu de l'article 23 (l'ancien article 22) de la Loi sur l'éducation constitue à la fois diffusion et compte rendu.
Cependant, une décision plus récente qui n'a pas encore été publiée (F.G. et J.M. contre le Conseil de l'éducation de Scarborough) a renversé la décision de Peel et statué que le terme « diffuser » ne se rapporte pas à une audience de renvoi aux termes de la Loi sur l'éducation, audience qui peut se tenir à huis clos. Par conséquent, sur la foi de cette décision, il semble que les conseils scolaires peuvent tenir des audiences de renvoi même si des accusations criminelles découlant des mêmes circonstances sont en cours aux termes de la Loi sur les jeunes contrevenants. Les conseils scolaires devraient consulter leur avocate ou avocat à propos du paragraphe 38(1) de la Loi sur les jeunes contrevenants pour veiller à ne pas l'enfreindre par inadvertance lors de la préparation ou de la tenue d'une audience de renvoi.
Il convient aussi de remarquer que le paragraphe 23(2) de la Loi sur les jeunes contrevenants, qui traite des ordonnances de probation, et le paragraphe 26.2(3), qui porte sur la liberté sous condition, peuvent stipuler que la jeune adolescente ou le jeune adolescent doit fréquenter l'école. L'alinéa 35(1)b), qui traite de la remise en liberté provisoire, permet à une adolescente ou à un adolescent d'être mis en liberté pour fréquenter l'école.
Deux autres articles de la Loi sur les jeunes contrevenants présentent un intérêt à cet égard : l'article 36 qui porte sur l'effet d'une libération inconditionnelle ou de l'expiration de la période d'application des décisions et l'article 44.1 qui traite de la communication des dossiers.
B. Charte canadienne des droits et libertés
Article 7
Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.
Article 8
Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions et les saisies abusives.
Article 9
Chacun a droit à la protection contre la détention ou l'emprisonnement arbitraires.
Article 10
Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention :
a) d'être informé, dans les plus brefs délais, des motifs de son arrestation et de sa détention;
b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit;
c) de faire contrôler, par habeas corpus, la légalité de sa détention et d'obtenir, le cas échéant, sa libération.
Article 11
Tout inculpé a le droit :
a) d'être informé sans délai anormal de l'infraction précise qu'on lui reproche;
b) d'être jugé dans un délai raisonnable;
c) de ne pas être contraint de témoigner contre lui-même dans toute poursuite intentée contre lui pour l'infraction qu'on lui reproche;
d) d'être présumé innocent tant qu'il n'est pas déclaré coupable, conformément à la loi, par un tribunal indépendant et impartial à l'issue d'un procès public et équitable;
e) de ne pas être privé sans juste cause d'une mise en liberté assortie d'un cautionnement raisonnable;
f) sauf s'il s'agit d'une infraction relevant de la justice militaire, de bénéficier d'un procès avec jury lorsque la peine maximale prévue pour l'infraction dont il est accusé est un emprisonnement de cinq ans ou une peine plus grave;
g) de ne pas être déclaré coupable en raison d'une action ou d'une omission qui, au moment où elle est survenue, ne constituait pas une infraction d'après le droit interne du Canada ou le droit international et n'avait pas de caractère criminel d'après les principes généraux de droit reconnus par l'ensemble des nations;
h) d'une part de ne pas être jugé de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement acquitté, d'autre part de ne pas être jugé ni puni de nouveau pour une infraction dont il a été définitivement déclaré coupable et puni;
i) de bénéficier de la peine la moins sévère, lorsque la peine qui sanctionne l'infraction dont il est déclaré coupable est modifiée entre le moment de la perpétration de l'infraction et celui de la sentence.
Article 12
Chacun a droit à la protection contre tous traitements ou peines cruels et inusités.
Annexe II: Formulaire de signalement des incidents violents
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NB
Dans le présent document, « conseil scolaire » comprend les sections de langue minoritaire en ce qui a trait aux éléments de la politique qui relèvent de la compétence exclusive de ces dernières.
Aux fins du présent document, « personnel » désigne les personnes employées par un conseil scolaire.
ISBN 0-7778-2975-4
94-109
Poursuivre à http://www.edu.gov.on.ca/fre/document/policy/vfreefr.html
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