vendredi 12 février 2010

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Cas vécu dont une mère nous a fait part

Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée depuis des années, en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais surtout, le mépris avait été accentué, du fait que la jeune fille avait repris une année scolaire et avait des intérêts personnels différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres genres de trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.

Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas même, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.

Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. La situation continua de perdurer malgré les avertissements de la direction. Suite à une intervention du père auprès du directeur, le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement psychologique et était au sens de la loi, un acte régi par le code criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea seulement quand des élèves commencèrent à être suspendus.

Il fallut une intervention directe du père et de la direction. Mais la jeune fille retrouva-t-elle toute sa dignité? Toujours est-il qu'elle a terminé son secondaire, mais en dehors du réseau des polyvalentes. Et lorsque je la vois de temps à autre, elle me semble heureuse. Et elle aime toujours les reptiles et travaille en vue de débuter ses études post-secondaires.

Observations dans notre situation

Voici quelques situations que nous avons pu observer en tant que parents d'un garçon qui était au primaire, avant un déménagement.

- Il y avait un net manque de surveillance dans la cour d'école. Les rares professeurs surveillants parlaient entre eux (c'était la pause pour eux aussi).

- Aucune distinction n'était faite entre agresseur et agressé. Notre garçon connu dans notre coin de quartier pour être un pacifique, revenait souvent à de son école avec des fiches d'avertissement. Dans nos rues, il jouait autant avec les filles qu'avec les gars et nous ne recevions jamais de plaintes des autres parents.

- Mon fils trouva un stratagème: il rassemblait au besoin une poigné d'amis de sa classe et allait parler à un éventuel individu intimidant plus âgé. J'étais mal à l'aise avec cela, car cela ressemblait à de la graine de gang (pacifique tout de même). Mais que pouvions-nous faire face à cette espèce d'attitude de non-enquête sur les événements survenant dans les cours d'écoles? L'école ou la Commission scolaire avait cette politique; on ne recherchait pas de responsable ou de cause, à moins d'une évidence incontestable. On punissait indifféremment l'agresseur et l'agressé. Et comme mon fils ne se défendait pas en cachette, il écopait.

- Souvent, il n'y avait pas de discernement pour séparer les actes anodins (tiraillage normal entre enfants) et véritable conflit ou agression.

- J'étais rendu au point où je disais à mon épouse, que si j'avais un caméscope, je prendrais des périodes de congé pour me stationner près de la clôture et filmer la cour d'école, particulièrement l'entourrage de mon fils pour voir qui provoquait qui. Heureusement pour cette école, j'avais d'autres priorités au budget. Sinon, une copie d'extraits du film aurait atterri sur le bureau d'un policier ou chez les medias, si nécessaire.

- Les enseignantes faisant fonction de surveillantes pour les jeux n'identifiaient pas les comportements dangereux au jeu. Très fréquemment, durant la saison du soccer dans la cour d'école, mon fils revenait à la maison avec des échymoses (des bleus) aux jambes, aussi gros qu'une pièce de 2 dollars et même plus. C'était toujours le même élève qui frappait le ballon de toutes ses forces même lorsqu'un autre élève se trouvait à deux pas de lui. Souvent même, il frappait la jambe d'un solide coup de pied, et l'action visiblement intentionnelle, passait pour un banal accident. J'ai compris à ce moment que le personnel n'était même pas capable d'identifier un comportement de jeu à risque ou l'enfant qui blesse intentionnellement. Je ne portai pas plainte par peur que cela ne se retourne contre mon enfant et par crainte qu'on interdise le soccer à tous. Par contre, on donnait des fiches de discipline à signer par les parents et qui restent au dossier de l'élève, lorsque des garçons se poussaient en jouant sur la neige et que dans la montée d'orgueil, l'un jetait l'autre par terre sur la neige.

- Il n'y avait pas


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