vendredi 12 février 2010

http://www.jeunesplus.org/violence/ecole/solutions.htm

Les solutions

Analysons quelques unes des solutions possibles pour freiner le développement de la violence scolaire :

Restaurer l'autorité
Aider les parents dans leur tache d'éducation
Lutter contre l'échec scolaire
Eduquer les jeunes à la citoyenneté

Restaurer l'autorité

On retrouve régulièrement dans la presse ces mots de Platon : "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent pas compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne, alors c'est là (...) le début de la tyrannie"

Preuve que le phénomène n'est pas nouveau. Mais preuve aussi que le laxisme avec les jeunes est le plus grand tort qu'on puisse leur faire. Les jeunes ont besoin d'autorité et ils la demandent. Le symbole du mauvais prof est pour eux celui qui ne se fait pas respecter par ses élèves, celui qui n'arrive pas à imposer le silence, celui qui n'ose pas imposer des règles de comportement strictes.

On observe que lorsque le proviseur est ferme et que l'équipe enseignante applique sans hésiter les règles de discipline, la violence est contenue. Pour autant que le recteur joue le jeu.

Beaucoup d'enseignants voudraient être plus autoritaires mais constatent qu'ils ont moins de droits que leurs élèves. Comme le montre ce coup de pied aux fesses jugé inadmissible (La Provence, 2 février 2000) : "L'enseignant alsacien de 47 ans (...) est privé de salle de classe depuis le 8 décembre, ce qui a déclenché la protestation des parents d'élèves de l'école de la Capucinière à Obernai. Il avait "corrigé" un élève de CM2 particulièrement turbulent, qui avait bousculé plusieurs petits camarades avant que la maître ne sévisse. Un certificat médical attestant la présence d'un bleu sur le postérieur de l'enfant". Ou ce professeur de sport qui a pris deux mois de prison avec sursis pour s'être défendu d'un élève qui l'agressait. Ou cet enseignant injustement accusé, à la réputation excellente, qui a mis fin à ces jours pour ne pas avoir à supporter l'humiliation. Rappelons-nous que la justice est en faveur des mineurs dans tous les cas de figure.

Le ministre de l'Education nationale prévoit l'embauche de 7000 adultes supplémentaires pour les établissements sensibles. Les contrats de sécurité se multiplient. La Police surveille les entrées des collèges. Des mesures qui doivent permettre de contrôler la violence mais, en aucun cas, de restaurer l'autorité.

La notion d'autorité est indissociable de la notion de hiérarchie. Restaurer l'autorité passe par différentes étapes :

- Arrêter de dire à l'élève qu'il est au centre du système éducatif, que les enseignants sont à son service, qu'il ne doit apprendre que s'il en a envie en refusant de pénaliser son absence de travail. L'élève se considère comme un client de l'école avec les droits habituels du consommateur : c'est à l'école de mettre en oeuvre les moyens d'assurer la fidélité de ses clients. Que les élèves considèrent davantage la chance qu'ils ont de pouvoir être scolarisés : qu'ils aillent apprendre ce qu'est l'obéissance et le respect des enseignants auprès des enfants des chiffoniers du Caire qui n'ont que l'instruction pour sortir de leur misère.

- Réformer la justice des mineurs pour enlever la peur au ventre des enseignants et des policiers. Les mineurs délinquants sont de plus en plus jeunes et, si on les juge non responsables de leurs actes, imaginons ce qu'ils peuvent être capables de faire s'ils n'ont pas de limite à leur action, s'ils n'ont aucune crainte de la répression.

- Donner aux enseignants les moyens d'appliquer des sanctions exemplaires en s'engageant à les protéger en cas de plainte déposée par les parents. Il n'est pas nécessaire de frapper les élèves et ce n'est plus de notre époque, heureusement. Mais les enseignants doivent-ils continuer à se laisser frapper ou insulter par leurs ,...
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Eduquer les jeunes à la citoyenneté

Pour être à la mode, il faut éduquer à la citoyenneté. L'idée est noble et nous aurions tort de la rejeter. Nous nous permettrons simplement de nous interroger sur l'efficacité d'une telle démarche.

L'Education à la citoyenneté, c'est le respect d'un code de société. La vie en commun implique des règles qui doivent être respectées sous peine de troubler l'ordre de la cité. Nous demandons donc aux jeunes adolescents d'adhérer à ce code.

Mais, quels sont les fondements de ce code ? La notion de citoyenneté représente-t-elle un idéal suffisamment attrayant pour les jeunes ?

On a le droit d'en douter autant que l'on peut douter de la citoyenneté de nombreux adultes, dont certains ont même une position sociale élevée.

Cette citoyenneté est un leurre qui ne peut répondre au mal-être de nombreux jeunes. Beaucoup la voit comme une hypocrisie. Une sorte de politiquement correct qui masque des comportements individuels souvent à l'opposé du discours citoyen.

Les jeunes n'ont pas besoin de codes mais de repères, de valeurs fondées sur une réalité plus forte que celle de vivre en société.

Cette réalité qui pourrait leur permettre de construire un comportement citoyen, c'est la conscience de leur humanité et des formidables ressources qu'elle renferme. C'est la connaissance d'eux-même, la découverte de la richesse de leur vie intérieure. C'est lorsque l'homme s'humanise qu'il se socialise, qu'il comprend les autres et les choses, et qu'il apprend à les respecter.

Ceci demande de revenir à l'étude de ce qui fait qu'un homme est homme. Les droits de l'homme ne sont pas des codes sociaux mais une conséquence de la dignité de la nature humaine. Reconnaître cette dignité dans toute sa dimension, c'est un premier pas vers la non-violence.

Les grandes religions avaient pour effet d'amener l'homme à approfondir la connaissance de lui-même. Les premiers philosophes grecs en voyaient aussi la nécessité. Qu'est-ce qui pourrait permettre aujourd'hui à l'homme de se redécouvrir : pourquoi pas cette question si préoccupante de la violence à l'école ?

extrait de
http://www.jeunesplus.org/violence/ecole/solutions.htm

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