Violences et indiscipline à l’école : Eléments de discussion
Eirick Prairat*
Violences à l’école : état des lieux
Le problème de la violence scolaire est repéré dès 1975 par l’Inspection Générale, suite à des plaintes et à des entretiens avec des personnels de direction, mais il ne devient une question publique que dans le milieu des années 80. Depuis, les recherches sur la violence et les incivilités en milieu scolaire se sont multipliées, mettant parfois dans l’ombre les questions psychologiques et didactiques qui avaient, jusque là, suscité l’essentiel des discours et des recherches en éducation. L’analyse de ces travaux permet de mettre en lumière quelques faits remarquables.
La géographie de la violence scolaire
La violence dans les structures scolaires, tant sous le genre des délits que des incivilités, est socialement marquée. Plus les établissements accueillent des élèves d’origine sociale défavorisée, plus leur « indice de climat scolaire » est faible. La sociologie de la violence scolaire est d’abord une sociologie de l’exclusion (Debarbieux, 1996, 1998). La violence scolaire n’est pas répartie de manière homogène sur le territoire scolaire ; un dixième des établissements déclare la moitié des incidents signalés (40 000 environs). Les actes les plus graves (qui sont les moins fréquents) apparaissent moins concentrés et répartis de façon plus aléatoires entre établissements.
Les auteurs et les victimes
La violence affecte en premier lieu les élèves. Ils en sont à la fois les victimes (50% des signalements) et les auteurs (80% des signalements). C’est un phénomène plutôt adolescent et masculin même si, ces dernières années, on a assisté à une augmentation des faits commis par des filles et à un rajeunissement des auteurs. Deux types d’actes regroupent plus de la moitié des signalements : les violences physiques sans arme (30%) et les
http://cpe.paris.iufm.fr/spip.php?article1265
vendredi 12 février 2010
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