vendredi 12 février 2010

http://www.eduvinet.de/eduvinet/fr013.htm

Les violences psychologiques : le chantage (pour obtenir de quelqu'un ce que l'on désire en utilisant des moyens de pression psychologiques) et les insultes (paroles ayant pour but d'offenser ou de blesser la dignité d'une personne)
Les violences physiques : les coups (agressions physiques sur une personne, notamment lors de « bagarres ») et le racket (extorsion d'argent ou d'objets basée sur l'intimidation et tournant souvent à la violence physique) ; Le racket représente la moitié des agressions survenues dans les collèges ou les lycées.



Comment arrêter la violence à l'école ?

Interviews Interviews d'élèves et de parents :

Pourquoi la violence existe-t-elle à l'école ?
Myriam, 16 ans : La violence existe à l'école car, au fil des années, le laisser aller des élèves et le manque d'éducation prend le dessus.
Hanife, 17 ans : La violence existe à l'école car, la pensée de certains jeunes n'est pas seulement tournée vers le travail mais également vers l'agressivité.
Hedi, 21 ans : Je ne sais pas vraiment d'où provient la violence à l'école. Ali, 48 ans : La violence provient du manque d'éducation.
Najet, 46 ans : la violence provient du manque de repères des enfants, les parents n'ont plus assumé leur rôle de parents et cela se répercute sur le comportement agressif des élèves.
Existe-t-il, selon vous, différents aspects de la violence ? Lesquels ?
Myriam, 16 ans : Oui, il en existe différentes formes.
Hanife, 17 ans : Oui, il existe la violence physique et la violence morale.
Ali, 48 ans : Non, il n'y a qu'une seule forme de violence.
Najet, 46 ans : Oui, il existe la violence verbale, physique, psychologique ainsi que dans le milieu du travail.
La violence a-t-elle augmenté à l'école ? Pourquoi ?
Myriam, 16 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école, ainsi que le non respectdes élèves envers les professeurs.
Hanife, 17 ans : Oui, la violence a augmenté à l'école.
Ali, 48 ans : la violence a augmenté à l'école.
Najet, 46 ans : la violence a augmenté à l'école car, d'une part, les enfants manquent de repères, et donc la cellule familiale se modifie, et d'autre part la hiérarchie n'est pas respectée.
Selon vous, par quel(s) moyen(s) arrêter la violence à l'école ?
Myriam, 16 : Pour arrêter la violence, il faut renforcer les mesures de sécurité à l'école.
Hanife, 17 ans : En créant plus d'activité pour les élèves afin qu'ils puissent s'intéresser davantage à l'école.
Najet, 46 ans : En trouvant un moyen de communication plus élaboré afin de limiter les excès d'agressivité.
Ali, 48 ans : En créant plus de dialogues entre les élèves et leurs professeurs.
Avez-vous déjà été victime ou témoin de la violence à l'école ? Si oui, précisez.
Les personnes interviewées ont toutes été victimes de cette violence, mais n'ont pas voulu en parler.







Interview de l'ancien principal du lycée « les Canuts » à Vaulx-En-Velin
M. Louis Boiron , ancien proviseur d'un lycée professionnel situé dans une zone dite « délicate » définit ce qu'est, pour lui, la violence au lycée et comment elle prend naissance à l'intérieur d'un lieu où pourtant l'encadrement existe.

« Au commencement, des menaces verbales sont proférées à l'encontre du maillon le plus faible de la structure sans relation cependant avec un statut hiérarchique : l'infirmière de l'établissement habituée à écouter, à tolérer et à comprendre va voir ces qualités transformées en faiblesses. De même, la bibliothécaire n'appréciant guère son travail, le fait sentir aux élèves qui lui infligeront de nombreuses remarques et insultes diverses.
Toutes ces actions envers les professeurs sont difficiles à gérer car même si cela ne les atteint pas physiquement cela n'empêche pas chez eux, une destruction psychologique. C'est, en particulier, à cause de ces menaces que quelques professeurs deviennent dépressifs et que certains d'entre eux vont jusqu'à donner leur démission.
Mais ce n'est pas qu'envers le personnel administratif que l'on peut constater ce genre de phénomène : je dénombre aussi un pourcentage très élevé de querelles ayant lieu entre les jeunes. Dans ce lycée, environ 5 à 10 % des élèves se sont déjà battus ou ont menacé leur professeur. Ceci est intolérable lorsque l'on pense qu'un lycée est créé pour permettre aux adolescents d'avoir un avenir professionnel convenable. Mais si ces jeunes ne voient pas que nous sommes là pour les aider, nous ne pouvons malheureusement rien faire. »



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